*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

*** ci-dessous "Livres-mystiques".:  un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011
50.000 pages, cliquer sur un ange pour accéder au site

jeudi 31 décembre 2009

A Valle Sancta : Le blog d'un Chevalier bienfaisant de la cité sainte



mercredi 30 décembre 2009

De quelques précieuses plumes...








Le 31 mai 2007, je publiais ici un billet listant les auteurs que je considère comme étant les plus sûrs et les mieux informés quand il s'agit d'étudier le Régime écossais rectifié, son histoire et sa spiritualité.

Une discussion récente sur une mailing list amie m'incite à republier le-dit billet (les rajouts sont en italiques). La difficulté reste la même : ces auteurs n'ont presque pas publier de livre traitant du sujet qui nous intéresse, ils n'ont publié que des articles dans diverses revues (Renaissance Traditionnelle, Cahiers verts, Villard de Honnecourt, etc.) parfois difficiles à trouver.

Espérons que dans un avenir proche, certains de ces auteurs publient soit un livre nouveau soit une compilation de leurs études déjà disponibles dans les-dites revues...

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Les librairies ésotériques ou les rayons "ésotérisme" des librairies généralistes sont souvent bien fournis en ouvrages divers et variés traitant parfois de près, et souvent de loin, de l'initiation et la spiritualités dans leurs diverses formes. Si je devais recommander quelques auteurs aux quelques visiteurs de ce site j'indiquerais ceux-là...

suite sur : http://blog.avallesancta.com/

Bienvenue sur l'Encyclopédie Spirite

Nous proposons plusieurs dizaines d'ouvrages/revues en téléchargement gratuit. Nous en ajoutons régulièrement, ainsi que des articles, fiches, photos, etc. Tout ce que nous proposons est libre de droit ou bien a fait l'objet d'un accord avec l'auteur. Pour connaître les conditions d'utilisation des fichiers .pdf proposés, rendez-vous sur la première page de chaque ouvrage.

Retrouvez les pdf sur votre iphone :

télécharger lexcycle Stanza (Application Stanza sur Itunes). Cela vous permettra de lire les pdf où que vous soyez sur votre téléphone.

Certains livres de base du spiritisme, relativement récents, ne sont pas libres de droit. Vous pouvez vous les procurer aux Etats-Unis par l'intermédiaire de la boutique amazon. Le système fonctionne très bien pour un prix globalement bas malgré les frais de ports (faiblesse du dollar par rapport à l'euro).

Marre de lire à l'écran ? impression trop chère ? peut-être trouverez-vous les livres qu'il vous faut dans sur amazon.fr


Vous pouvez nous soumettre des documents numériques (photos, ouvrages...) en vous enregistrant ou nous signaler des problèmes concernant les documents disponibles en téléchargement. N'hésitez pas à poster des commentaires !


Vous pouvez nous contacter sur :

spiritisme@spiritisme.net

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Bonne navigation.

http://www.spiritisme.net/encyclopedie


L'Encyclopédie Spirite est une réalisation du Mouvement Spirite Francophone.

mercredi 30 décembre 2009

Nouveau BLOG : Institut Eléazar Actualités


Institut Eléazar - Cours de martinisme par correspondance.

http://institut-eleazar.blogspot.com

Naturellement, ce blog ne se substitue pas au site Internet de l'Institut. Mais il le complète, en particulier par des rubriques d'actualité.

Qu'est-ce que l'Institut Eléazar ?

Fondé le 11 août 1990, par Serge Caillet, sous la présidence d'honneur de Robert Amadou (1924-2006), l'Institut Eléazar fêtera ses 20 ans cette année. Ce blog de l'Institut Eléazar est principalement destiné à l'actualité du martinisme: publications, études, découvertes, manifestations...

Ce blog complète le site officiel de l'Institut Eléazar :

http://www.institut-eleazar.fr

dixit Serge Caillet Directeur de l' Institut.

mardi 29 décembre 2009

Sommaire et l'éditorial du n° 4 de 2009 de la revue "L'Initiation"


Mon cher Claude,

J'ai le plaisir de te communiquer le sommaire et l'éditorial du n° 4 de 2009 de la revue "L'Initiation" ainsi qu'un bulletin d'abonnement en précisant que les tarifs 2009 sont reconduits pour 2010.

Éditorial, par Yves-Fred Boisset.

En quête de Henry Corbin, franc-maçon chevaleresque (suite), par Jean-Albert Clergue.

Petit tour du monde de la sagesse, par Florent Vanremortère.

Le père Charbel ou la mystique libanaise, par Serge Le Guyader.

La violence, incontournable ?, par Christine Tournier.

Un rêve, par Léon Combes.

Quelques pensées de M. Philippe.

Les livres et les revues.

Les disques.

Les journées Papus 2009.

ÉDITORIAL



Une année s’achève avec son lot de joies et de peines, de satisfactions et de déceptions, de réussites et d’échecs. Ainsi se traîne la vie pour nous les humains qui, selon la juste expression d’André Breton, vivons dans les décombres du paradis.




Souvent, nous prenons pour Lumière ce qui n’est que lueur et nous prenons pour Verbe ce qui n’est que discours. Et, pour bonheur ce qui n’est que plaisir ! Nous errons dans l’éphémère et cheminons péniblement dans une espèce de labyrinthe tapissé de miroirs ; sans cesse, nous nous heurtons à notre image et butons sur notre ego.

Mais, les lueurs s’estompent, grignotées par la pénombre ; mais, les discours se lézardent, dévorés par la confusion des idées ; et les plaisirs se diluent dans le temps qui passe et se charge de regrets et de remords.

Cette année encore, certains de nos amis sont partis se fondre dans la vraie Lumière et nous autres, les soi-disant vivants, cultivons en nos mémoires le souvenir de leur précieuse amitié.

L’amitié véritable ne se gargarise pas de grandes envolées lyriques :

elles n’y ont pas leur place. Le cœur ne connaît que le langage simple et direct. « Laissez toujours parler votre cœur », disait Philippe Encausse.

Yves-Fred Boisset.




Cahiers de documentation ésotérique traditionnelle

revue du martinisme et des divers courants initiatiques


BULLETIN D'ABONNEMENT 2010

à renvoyer rempli, signé et accompagné du paiement

(chèque bancaire ou postal) à :

Revue l'INITIATION

7/2, résidence Marceau-Normandie

43, avenue Marceau

92400 - COURBEVOIE

Téléphone et fax : 01 47 81 84 79
Courriel : yvesfred.boisset@papus.info

Site web :
www.initiation.fr


Compte chèques postaux : 8 288-40 U PARIS

IBAN : FR63 3004 1000 0108 2884 0U02 008

BIC : PSSTFRPPPAR

Veuillez m'inscrire pour un abonnement d'un an (janvier à décembre)

4 NUMÉROS PAR AN

à dater du premier numéro de l'année 2010

Nom................................................................Prénom......................................

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TARIFS 2010

France, pli fermé............................................... 30 euros
France, pli ouvert.............................................. 27 euros
U.E. - DOM – TOM........................................... 35 euros
Étranger (par avion)......................................... 42 euros
ABONNEMENT DE SOUTIEN....................... à partir de 43 euros

Nota : Les abonnés résidant à l'étranger (hors U.E.) doivent effectuer leur paiement EN EUROS, payables dans une succursale de banque française.

Le prix d'achat de chaque numéro antérieur à l'année en cours est de 5 euros
Les numéros anciens peuvent être fournis sur simple demande dans la limite des stocks disponibles.
Pour les numéros épuisés, il est possible d’obtenir des photocopies des articles désirés.

Avec mes meilleurs vœux pour la nouvelle année et mes très fraternelles pensées.

Yves-Fred Boisset
Tél. et fax : 0147818479
Mobile : 0689358559

yvesfred.boisset@papus.info


www.yves-fred.over-blog.com

lundi 28 décembre 2009

Sélections de livres à télécharger sur Gallica (Bnf) et Google livres.




Noms :

Saint-Martin - Boehme - Martinès de Pasqually - Fournié - Lopukhine - Pernety - Court de Gébelin - Cagliostro - Swedenborg - Rousseau - Gleichen - Lavater - Lodoïk - Maistre - Abbadie - Bonneville - Boulanger - Dupuis - Dutoit-Membrini - Loos - Guyon - Krudener - Leroux - Ramée - Mesmer - Puységur - Mounier - Ragon - Reghellini - Besuchet - Barruel - Gregoire - Migne - Salverte - Blanc - Oberkirch - Terasson - Caillet - Jouin et Descreux -

Thèmes :

Saint-Martin - Magnétisme - Franc-maçonnerie - Histoire - Littérature - Mouvements ésotériques - Bibliographie.



http://www.philosophe-inconnu.com/Bibliotheque/bilblio_pres.htm

un grand merci à Dominique Clairembault pour cet immense travail.

dimanche 27 décembre 2009

Paris-Conférence : "Le sanglier et la vie sacerdotale" par Alain AUGER


ASSOCIATION « LE GERME »



Chère amie, cher ami,

J’ai le plaisir de vous informer que notre prochaine réunion aura lieu le :

Mercredi 06 janvier 2010 à 19 heures 30

Maison des Associations (salle C)
2 bis, rue du château
92200 NEUILLY SUR SEINE
(métro pont de Neuilly)

La salle se trouve au fond de la cour.

Contact : 06.89.35.85.59

Nous y entendrons une conférence de Alain AUGER sur :

"Le sanglier et la vie sacerdotale"

Dans l’attente de cette rencontre, je vous assure de mes meilleures pensées.

Michel LEGER.









Chers Amis,

Le nouveau numéro de Renaissance Traditionnelle qui clôt l’année 2009 est paru.

Il s’agit du n° 156 au sommaire duquel vous trouverez les articles suivant :

- Pierre Mollier : Avant propos.

- Daniel Kerjan : Les années difficiles de la Grande Loge de France : 1760-1771.

- Kenneth Loiselle : Lumières, Révolution et franc-maçonnerie : le cas de l'Anglaise de Bordeaux.

- Dominique Sappia : Claude-François Achard (1751-1809), un mystique marseillais précurseur en matière de culture et d'humanitaire.

- Pierre Mollier : Le Grand Orient et la transmission du mot de semestre en 1779

Vous pouvez bien sur vous le procurer auprès de vos libraires habituels au prix de 12€ ou auprès de la revue et éventuellement renouveler votre abonnement pour l’année 2010 en contactant :

Renaissance Traditionnelle

BP 161 – 92113 Clichy Cédex

ou par mail en cliquant : rt92@wanadoo.fr

Comme d’habitude afin de faciliter vos recherches, retrouvez en fichier joint, le sommaire des 156 numéros, de 1970 à aujourd’hui, ainsi que l’index des auteurs mis à jour.

Prochaine réunion mensuelle des Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle :

Prochaine dîner-littéraire avec Irène Mainguy :

Bonne Lecture et bonne fin d’année à tous !

Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle


http://aprt.skyrock.com

mercredi 23 décembre 2009

Voici une nouvelle Publication de



CINQUANTE EMBLÈMES SACRÉS ou EMBLÈMES ROSICRUCIENS de la SOCIETE de JÉSUS & de la VRAIE ROSE-CROIX


1617 & 1624
de DANIEL CRAMER








Ce document rare et inédit en France nous projette dans la Mystique Chrétienne des Rose Croix du XVIIe siècle.

Au delà des qualités picturales des gravures, les 50 Emblèmes mettent le Cœur du Vrai Croyant à l'épreuve à travers différentes situations emblématiques.

Les prières associées, ainsi que les extraits des Saintes Écritures, permettent à la foi de celui qui remet son âme au Christ, de vivre des situations mystiques et de tendre vers les Cieux.

Un ouvrage remarquable qui nous fait remonter aux sources du Christianisme mystique et de la Rose Croix. Idéal pour toutes les personnes qui médites les traditions Chrétiennes du Piétisme, du Martinisme, de la Franc-Maçonnerie & de la Rose Croix authentique.

Facsimilé de l'édition de 1624, en Latin, Allemand, Français, Italien. Traduction Française des texte Latins.

Introduction au texte & plus de 110 planches originales associées au texte.

Tirage limité à 72 exemplaires numérotés, 116 Pages, 15,00 Euros.



http://www.sesheta-publications.com/Collection-Rose-Croix-Collectanea-Rosicruciana.html

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INSTRUCTIONS aux FRÈRES THEORETICII II° des ROSE-CROIX D'OR D'ANCIEN SYSTÈME.
Gold - und Rosenkreutzer 1770.





Ce second document des Rose Croix d’Or d’Ancien Système date des environs de 1770. Il fut dans le pur style de la Tradition Alchimique Paracelsienne ; les terminologies chymiques correspondent parfaitement à l’approche des Rose Croix Allemands du XVIIIe siècle, le style des écrits scientifique change et s’éloigne des traités en langage obscur et parfois abstrus des Alchimistes et des Rose Croix du XVIIe siècle.

Si le texte s’inspire de et ressemble à “la Chaîne d’Or d’Homère ou la Nature Dévoilée”, il ne faut pas s’en étonner, car les sources sont les mêmes, tout comme la vision “Chymico-Théosophique” de l’ouvrage de Georg von Welling, “Opus Mago-Theosophicum et Cabbalisticum”, car la symbolique de ces Rose Croix est semblable, expliquant l’œuvre de la Nature en la commentant par les Saintes Écritures, et inversement, permettant aux initiés de faire les concordances nécessaires à leurs études, et de constater par eux-mêmes la Volonté Manifestée du Verbe Divin.

L’Instruction des Frères Theoreticii va néanmoins plus avant, elle dresse également un portrait des Règnes des Métaux, des Pierres Précieuse et Semi-Précieuses, des Règnes Minéral, Végétal & Animal. Mais aussi des influences des Étoiles ou l’Astra de Paracelse.

Le règne animal est abordé clairement et simplement, mettant en avant les 3 Plans de l’âme qu’ils considéraient. À savoir la partie végétative, sensuelle & animale, la Nefesh de la Kabbale, l’âme humaine, la partie sensitive mais raisonnante, le Ruach, qu’ils nomment également l’âme rationnelle représentant l’analyse qui est un pont vers cette âme supérieure qui reçoit la Lumière Divine, et manifeste alors trois qualités ou force d’âme, la Compréhension, la Volonté et la Conscience qui sont toutes considérées comme une seule, et que l’on nomme la Raison ; la Neshamah des Kabbalistes.

La dernière partie de l’Instruction aborde les Maladies de l’Homme, maladies physiques & matérielles, maladies mentales & enfin les maladies de l’âme. Certaines terminologies associées aux organes, ou plutôt certaines énergies associées aux organes sont ici liées aux Esprits de ses derniers, comme dans les Traditions Médicales Ayurvédique ou Chinoise. Ce que la médecine moderne nommerait “Défenses Immunitaires, les lymphocytes et les monocytes etc” sont ici considérés comme des Esprits provenant des influences supérieures des Étoiles ou issues de l’Eau Chaotique. L’influence des excès de chaud ou de froid sur les fonctions métaboliques est analysée de façon spirituelle, et si le lecteur veut bien oublier ce que la science moderne lui a inculqué, il découvrira un autre monde où la raison est toute aussi forte et logique, mais la spiritualité étant omniprésente, elle lui permettra d’avoir une vision globale de l’homme et non une vision uniquement matérialiste, le recul est nécessaire pour aborder ces parties du texte.

Tout comme dans le texte original, nous nous sommes servit des glyphes et symboles traditionnels. Nous reproduisons ici ces derniers afin de faciliter votre lecture.

Introduction au texte ainsi que les 2 planches originales associées au texte.

Tirage limité à 72 exemplaires numérotés, 86 Pages, 15, 00 Euros.

Prochainement dans la même collection :
“La Voie de l'Antimoine, instructions en clair aux Frères Practicus III° jusqu'au Minor V° des Rose Croix d'Or d'Ancien Système”.



http://www.sesheta-publications.com/Collection-Rose-Croix-Collectanea-Rosicruciana.html

http://stores.shop.ebay.fr/Sesheta-Publications-Rose-Croix

mardi 22 décembre 2009

QU’ EST-CE QU'UN INITIÉ

Pour une "mise en bouche" voici un article de Papus " QU’ EST-CE QU'UN INITIÉ " datant de Mars 1889 figurant dans la revue l' Initiation ancienne série.
Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse, sa parution est trimestrielle, possibilité de vous abonner, infos en fin d' article.



Une des causes les plus fréquentes de l'obscurité apparente des études de science occulte, c'est sans contredit la confusion des termes employés par ceux qui traitent ces questions. Il est donc indispensable de bien définir tout d'abord les mots qu'on se propose d'employer, sous peine de tomber dans l'erreur que nous venons de signaler.

Peu de termes prêtent davantage à la confusion que. celui d'Initié. Les uns considèrent l'initié comme l’ être exceptionnel signalé avec vénération par tous les auteurs d'occultisme, les autres n'y voient qu'une signification bien moins élevée et qu'on peut appliquer assez généralement.

Il suffit de se reporter à l'acception primitive de ce mot pour voir que le dernier avis est le véritable. En effet, le titre d'initié dans l'antiquité indiquait simplement un homme instruit et les degrés d'instruction variaient suivant les cas sans que le titre général d'initié subit jamais le moindre changement.

L'initié aux petits mystères possédait une instruction équivalente à celle donnée de nos jours par l'Université; l'initié aux grands mystères apprenait successivement l'existence et le maniement des grandes forces occultes de la nature. Parvenu au summum de cette instruction, il prenait le titre de voyant, de prophète ou d'adepte.

Ainsi Initié et Adepte sont les deux termes qui désignent respectivement le commencement et l'apogée de la carrière de l'occultiste.

Tous les hommes instruits prenaient donc dans l'antiquité le titre d'initiés et les titres de fils de la fémme, fils de la Terre, fils des dieux, fils de Dieu (1) désignaient leur élévation hiérarchique dans l'ordre des connaissances humaines.

Sans vouloir nous attarder sur l'enseignement qu'ils recevaient, parlons cependant d'un point très important.

La doctrine enseignée était surtout synthétique et la recherche de l'Unité universelle leur était indiquée comme but de leurs efforts.

D'autre part, on leur apprenait à accommoder l'enseignement aux tempéraments divers des peuples qu'ils étaient chargés souvent d'organiser à titre de législateurs. C'est pourquoi nous voyons les lois d'Orphée, de Moïse, de Lycurgue, de Solon, de Pythagore être si différentes en apparence, alors que tous ces hommes ont puisé leurs enseignements à une même source. La perte de ces données conduit nos législateurs contemporains à la ruine et à l'asservissement des nations qu'ils veulent organiser toutes sur le même pied.

Le peuple possédait donc une religion ou une organisation sociale en rapport absolu avec son tempérament propre; ce qui était un excellent moyen de le rendre heureux; l'homme instruit; au contraire, savait pertinemment qu'il n'existait qu'une seule religion dont tous les cultes étaient des adaptations, comme les couleurs sont les aspects divers d'une seule et unique lumière blanche.

Aussi la guerre religieuse est-elle presque totalement inconnue dans l'antiquité, puisque aucun homme intelligent n'aurait pu même en avoir l'idée; le peuple seul était capable de ces enfantillages.

La société antique nous apparaît maintenant dans toute la splendeur de son organisation unitaire et nous comprenons pourquoi l'initié peut entrer dans tous les temples et sacrifier à tous les dieux, en communion avec les prêtres de tous les cultes qui reconnaissaient en lui le philosophe de l'unité au même titre qu'eux.

Les ignorants sectaires qui prétendent aujourd'hui parler de religion arguent à ces propos de Polythéisme sans comprendre que les chrétiens d'aujourd'hui apparaissent au chercheur naïf plus polythéistes qu'aucune autre secte.

Figurons-nous, en effet; un homme instruit mais ignorant de nos coutumes religieuses qui subitement serait appelé à faire une étude à ce sujet ne possédant comme guides que les monuments. Voyez si ses conclusions ne seraient pas celles-ci :
« La Religion de ces peuples curieux parait consister principalement dans l'adoration d'un vieillard, d'un supplicié et d'un pigeon. Tous leurs temples présentent ces images. Ils adoraient en outre plusieurs dieux qu'on retrouve sur leurs autels sous les noms de saint Laurent, saint Louis, etc. De plus, ils offraient des sacrifices de fleurs nouvellement écloses à une déesse qui semble être celle de la nature et qu'ils appellent Marie. On retrouve aussi plusieurs images d'animaux sur leurs autels, un chien, à côté d'un dieu inférieur, saint Roch, et même un porc accompagnant un autre dieu, saint Antoine. Il y aussi des cerfs (saint Hubert) des agneaux, etc. Ils semblent avoir particulièrement adoré cet animal qu'ils représentent très souvent couché sur un livre. »

Ces conclusions nous font rire et hausser les épaules; eh bien! quelle idée se ferait un initié antique, instructeur de Moïse ou de Pythagore, accusé par le savant contemporain d'adorer des oignons ou des crocodiles!

L'argument de polythéisme et d'idolâtrie ne prouve qu'une chose; c'est l'ignorance ou la mauvaise foi de ceux qui l'emploient. Il faut laisser ces moyens aux curés de campagne et aux membres de la sacrée congrégation de l'Index.

Le rôle de l'initié antique était avant tout social; les initiés formaient dans le monde entier une fraternité d'intelligence unie par une doctrine unitaire. C'est cette fraternité que toutes les sociétés secrètes ont pour but de reconstituer plus ou moins.

Mais tous ces travaux n'ont en somme pour nous qu'un intérêt secondaire. L'antiquité. pour toute aussi attrayante que soit son étude, n'excitera jamais tant notre attention que notre société actuelle. Aussi c'est là qu'il nous faut maintenant voir l'initié.

Disons tout d'abord qu'il est très facile d'être un initié. Il suffit pour cela de connaître les données les plus élémentaires de la Science Occulte et de comprendre, grâce à elle, la nécessité impérieuse de l'union fraternelle de tous les hommes. Ces données peuvent être acquises par le travail personnel ou pa¬r les sociétés d'initiation. Ceci demande quelques mots d'explication.

Si l'on a bien saisi la différence capitale que nous attribuons aux deux termes. d'initié et d'adepte, il est facile d'en déduire qu'on peut former jusqu'à un certain point des initiés; mais qu'on ne forme pas d'adeptes, les hommes, rares entre tous, qui parviennent à cet état ne peuvent le faire que par leurs propres forces.

L'idéal d'une société d'initiation est donc d'indiquer de son mieux à ses membres le chemin du perfectionnement sans pouvoir jamais aller plus loin que cette indication.

La doctrine enseignée doit surtout porter sur cette fraternité, source de tous les développements postérieurs de l'être humain.

Pratiquement la société doit faire tous ses efforts pour réaliser entre ses membres le but qu'elle poursuit et pour faire de chacun d'eux un apôtre militant et, partant, un véritable initié.

Deux grands moyens sont employés pour l'enseignement dans l'initiation ; ces moyens différenciant particulièrement les écoles d'initiation de source orientale d'avec celles de source occidentale, indiquent très facilement la provenance d'un centre occulte.

L'Oriental opère surtout par la méditation, c'est-à dire que le but à atteindre étant de faire créer par chaque individu sa doctrine synthétique, sa manière de voir l'Univers et sa constitution, l'Oriental donne à son élève un texte très court et très synthétique sur lequel l'élève doit méditer de longues semaines, souvent de longs mois. Le résultat de cette méditation c'est de dégager peu à peu les principes analytiques contenus dans le verset et de créer une doctrine en la faisant pour ainsi dire sortir de soi-même.

L'Occidental procède d'une façon différente. Il donne tout d'abord à son élève une foule de volumes sur la question et c'est quand celui-ci en a lu un très grand nombre qu'il le pousse à condenser toutes ces opinions et toutes ces idées différentes dans un résumé synthétique.

On aboutit des deux parts au même résultat: l'Oriental en développant un texte synthétique, l'Occidental en condensant des textes analytiques.

Disons enfin que certaines sociétés pratiquent à la fois ces procédés en les échelonnant graduellement.

Quoi qu'il en soit, le premier, je dirai même l'unique but cherché, est de pousser l'élève à se créer lui-même une doctrine personnelle.

Peu importe tout d'abord que cette doctrine soit en tous points excellente ou non. L'important c'est qu'elle existe. La Société donnant les bases générales évite ainsi les erreurs fondamentales.

L'initié ayant ainsi une création personnelle la modifie selon les études ultérieures.

On voit par là l'inanité des enseignements donnés par les sociétés d'occultisme qui ont totalement perdu cette base indispensable. La Franc-Maçonnerie en est un exemple frappant. Elle a voulu pratiquer la fraternité universelle sans créer d'abord des hommes capables d'en comprendre la portée. Aussi n'a-t-elle pas tardé à se transformer en corps politique et touche-t-elle à sa dissolution, si elle ne revient pas énergiquement à son but primitif par une rapide réorganisation.

L'utilité sociale des initiés est incontestable. Qu'on songe à la grandeur possible des générations futures si l'unité se réalise.

Le socialiste veut agir sur les masses pour réaliser la fraternité dont il a si bien senti la nécessité. L'initiation s'adresse avant tout aux intelligences moins nombreuses; mais plus utiles comme action.

Le jour où le prêtre catholique, devenu un initié, saura recevoir dans son église, comme un égal, l'initié orthodoxe, l'initié musulman et l'initié boudhiste, la fraternité des peuples sera bien prêt de se réaliser pratiquement.

Ce jour est peut-être bien loin ; peut-être au contraire approche-t-il plus vite que nous ne pensons. Est-il téméraire d'espérer en cette union des peuples ?

Il est possible que ce soit en effet une utopie, un idéal auquel jamais nous n'atteindrons ; mais par ce temps de positivisme à outrance il est si consolant de vivre dans l'idéal que, ma foi, je ne me repens pas de rêver l'union des initiés précédant d'un peu l'union de tous les hommes dans la paix et l'harmonie.

(1) Voy. La Mission des Juifs de Saint-Yves d’ Alveydre.

Article signé Papus.

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(DOC.ILLUSTRATION : couverture du N° 1 de l' époque).







Source : revue l’ Initiation, ancienne série, 2ème volume-2ème année, N° 6 de MARS 1889, page 193 à 199.
Publication :
Directeur : PAPUS
Rédacteur en chef : George MONTIERE
Secretaires de la rédaction : C . BARLET . J. LEJAY.

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AUJOURD' HUI LA REVUE EXISTE TOUJOURS :


La revue L’Initiation est la revue de référence de la Tradition initiatique occidentale et gnostique dont le martinisme est un des plus fidèles représentants. Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse.Sa parution est trimestrielle.

http://www.initiation.fr

Bulletin d’abonnement téléchargeable sur le site en question à imprimer et à renvoyer accompagné du paiement (30 € pour 4 numéros par an) :

lundi 21 décembre 2009




ROBERT AMBELAIN ( ) Audio-Vidéo : Interviews, conférences.



INTERVIEW d' OCTOBRE 1988 - VIDEO
Célébration du bicentenaire de la Grande Loge Françaide de " Memphis - Misraîm ".( 1789-1989 ).



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INTERVIEW SUR RADIO-FRANCE du 8/02/1985 thème " LA GEOMANCIE "

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CONFERENCES :

10/10/1975 - " l' UNIVERS ET SON EMIGNE ".

29/04/1988 - " DELPHES ", le lieu, le temple, le Dieu, leurs mystères
.

http://www.robert-ambelain.book.fr/audio-video

Le PANTACLE 2010 est paru !




Égale à elle-même depuis sa création en 1993, la revue PANTACLE, de l’Ordre Martiniste Traditionnel vient de publier son 18° numéro, millésime 2010 : c’est-à-dire d’une grande qualité tant sur le fond que sur la forme particulièrement soignée.
suite et lien sur :



http://rflexionssurtroispoints.blogspot.com/2009/12/pantacle-2010-est-paru.html

Nouveau blog :

" Réflexions sur trois points " ETUDES CRITIQUES, CHRONIQUES, OBSERVATOIRE " animé par Scutarius Janua coeli, un vivant point d' interrogation.

jeudi 17 décembre 2009

Réédition du chef d’œuvre de Grillot de Givry, Lourdes, ville initiatique



Un message reçu ce jour de Serge Caillet

Voilà longtemps que j’appelle de mes vœux la réédition du chef d’œuvre de Grillot de Givry, Lourdes, ville initiatique, dont la première édition, à l’enseigne de Chacornac, parut en 1902. Réédité par les Editions traditionnelles, en 1959, puis en 1979 (ce que semble ignorer le présent éditeur), l’ouvrage avait disparu depuis bien des années déjà des bonnes librairies. Cette quatrième édition (Archè, 2009) est enrichie d’un avant-propos de Francis Laget et de quatre textes complémentaires, deux de Grillot de Givry, l’un de Jean Reyor (Marcel Clavelle) et l’autre de René Guénon.

Je vous invite à lire la suite de ce commentaire sur un blog que vous connaissez bien:


http://sergecaillet.blogspot.com

samedi 12 décembre 2009

GLORIA-TV présente " LA FM AMIE OU ENNEMIE "

98 minutes - Conférence très intéressante du Père Samuel Rouvillois de la communauté de Saint-Jean qui s' intitule :

" LA FM AMIE OU ENNEMIE ? "

http://www.gloria.tv/?media=36420

vendredi 11 décembre 2009

Lucifer enfin démasqué ?


Préface de Lucifer démasqué par Richard Raczynski.

&&&

Évoquer la vie mouvementée et tourmentée de Jules-Benoît Stanislas Doinel du Val-Michel (1842-1902) est un sujet délicat.
Ses multiples revirements, ses engagements antinomiques, désarçonnent nombre de ses biographes.
Robert Amadou (préfaçant Lucifer démasqué, Éditions Slatkine, 1983) le qualifie fort justement de personnage complexe, écrivant à son propos : « (…) Sincère dans l’incohérence ».
Pour camper brièvement le personnage, je rappellerai en guise d’introduction à cette préface, quelques faits marquants du Patriarche de Montségur (lignes empruntées au Dictionnaire du Martinisme, Dualpha, 2009).
« Historien, archiviste, fondateur de l’Église Gnostique Universelle (E.G.U.). Diplômé de l’École des Chartes en 1866, année durant laquelle il termine une thèse : Essai sur la vie et les principales œuvres de Pierre de la Palu, patriarche de Jérusalem (1275 ou 1280-1342).
Sur sa carrière maçonnique : Il est reçu apprenti au Grand Orient en 1884, élevé à la maîtrise en 1886. Vénérable le 14 décembre 1892, Chevalier Rose-Croix (18e), membre du Chapitre L’Étoile Polaire (Vallée de Paris en 1893), membre de la Loge Les Émules de Monthyon à l’Orient d’Orléans, membre du Chapitre Les Adeptes d’Isis Monthyon (1893), délégué au Convent du Grand Orient du 6 décembre 1893, membre du conseil de l’Ordre de 1890 à 1893.
Membre de l’Ordre Martiniste (de Papus) en 1890.
Archiviste à la bibliothèque de la ville d’Orléans, il exhume une charte de 1022, qui atteste l’existence d’un sacerdoce qui se confère par influx divin.
Initiateur du groupe La Colombe du Paraclet, socle d’un ordre gnostique dit du Paraclet.
Il fonde en 1890 l’Église Gnostique Universelle, élu Patriarche sous le nom mystique de Valentin II, générant, pour certains, une forme de filiation dite spirite.
Dans les premiers évêques et sophias consacrés, on retrouve des membres de l’Ordre Martiniste et du Suprême Conseil : Gérard Encausse, Papus, Tau Vincent, évêque de Toulouse, Yvon Le Loup (1871-1926) Paul Sédir, Tau Paul, co-adjutateur de Toulouse, Lucien Mauchel (1867- 1936), Lucien Chamuel, Tau Bardesane, évêque de La Rochelle et Saintes.
Il abdique en 1895, année de la parution de Lucifer démasqué (sous le pseudonyme de Jean Kostka), dans lequel il reprend le rituel d’armement du Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte (Rite et Régime Écossais Rectifié), attaquant l’Église Gnostique, mais aussi le Martinisme.
Kostka publie dans cet ouvrage Les Cahiers de l’ordre Martiniste ainsi que les rituels du Gnostisme, les documents mis en lumière révèlent les secrets des deux grands courants initiatiques.
Albert Caillet (in Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes, 1912, n°3187) écrit : « (…) L’authenticité de ses sources est inattaquable…Mais l’esprit du livre est hostile d’un bout à l’autre ».
Léonce-Eugène Fabre des Essarts (1848-1917, Tau Synesius) est alors élu Grand Patriarche de l’E.G.U.
En 1900, réconcilié avec l’E.G.U., Doinel revient en qualité d’évêque gnostique (Tau Jules, évêque d’Alet et de Mirepoix) re-consacré par Fabre des Essarts ».
Cette tentative de résumé est largement incomplète, tant Lucifer démasqué y tient une place à part, justifiant le choix de cette réédition dans le cadre de la collection Reflets du Passé.
Démasqué ?
Au-delà de la métaphore, il s’agirait selon l’auteur de dénoncer un endoctrinement programmé visant à asseoir une forme de gouvernance occulte néo-luciférienne.
Ces groupements utiliseraient dans leurs discours l’imagerie d’un diable alchimique (Lucifer/Hylyl) renvoyant à la matière brute, pilier de l’Oeuvre, renfermant ici l’étoile permettant de localiser la pierre philosophale.
La couverture en reprenant un diable aux allures de Baphomet templier (déjà illustré dans les romans de Taxil) cherchait à synthétiser le contenu en frappant l’imaginaire.
Ce type de postulat ésotérique permit à Doinel d’argumenter ses écrits depuis trois axes complémentaires (vécu de l’intérieur) : la franc-maçonnerie, le martinisme, l’église Gnostique.
Dans la franc-maçonnerie Doinel occupa au Grand Orient une place de choix (au niveau de la documentation) parmi ses nombreux postes (et charges) puisqu’il fut élu le 11 septembre 1890, archiviste de l’obédience puis bibliothécaire conservateur du Musée maçonnique…
La publication de Lucifer démasqué lui valu un procès de la part des membres de sa Loge mère, mais surtout, élément déterminant, un large mutisme obédientiel, évitant ainsi de créer les vagues d’une riposte trop sonore face à un public avide de déballage.
Une ignorance entretenue dans le camp visé parviendrait-elle à déminer l’affaire ?
Déjà les cinq mille premiers exemplaires s’étaient vendus dans les milieux catholiques de la Capitale.
Les réactions hostiles n’allaient pas tarder…
Chronologiquement l’abbé Léon Garnier sera le premier dans Le Peuple Français du 4 janvier 1895 à lever le voile sur le passé de Doinel, ne manquant pas de rappeler ses différents postes maçonniques.
D’autres journaux à grands tirages (Le Matin, Les Débats, La Presse) se firent l’écho de la parution du livre, revenant sur les multiples réactions engendrées par les révélations de Doinel.
Un an plus tard, un article du Bulletin du Grand Orient de France de janvier 1896 qualifiera Doinel de « (…) Léo Taxil orléanais ».
Des critiques allant jusqu’à écrire sur la forme de l’ouvrage : « Son style trahit la main de Taxil », à moins qu’il ne s’agisse : « D’un écrit à deux mains » …
Ses rapports avec Léo Taxil ne sont pourtant pas imaginaires : ensemble ils participeront à la création de La ligue du Labarum Anti-Maçonnique.
Derrière cette appellation se structurait déjà un Ordre Catholique, militant pour la défense de la Foi, des droits et des biens de l’Église contre la franc-maçonnerie.
Cette « raison sociale » résumant à elle seule toute une époque.
Cette association consacrée (dans la basilique du Sacré Cœur de Paris) le 19 novembre 1895 éditera un bulletin mensuel éponyme suivi d’une bibliothèque anti-maçonnique.
Si on évoque souvent Gabriel Jogand Pagès dit Léo Taxil (1854-1907) à propos de l’ouvrage, il semble pourtant qu’une partie des éléments factuels à sa rédaction soit imputable à Jules Bois (1868-1943).
Ce dernier, après avoir dédié un chapitre à Doinel dans son ouvrage Les Petites religions de Paris (1894) lui conseille vraisemblablement (suite à sa conversion) de publier le feuilleton Lucifer démasqué, sous-titré Souvenirs d’un Occultiste devenant (et cela n’est pas un hasard) Récit d’un occultiste converti (in La Vérité) d’avril à juillet 1895.
Il encourage un travail de réécriture (qui va durer 5 mois) nécessaire pour finaliser le texte.
Sur cette période, on évoqua autour de Doinel la présence de collaborateurs, sans jamais citer de noms précis.
Il faudrait probablement les chercher dans l’environnement direct de Léo Taxil et de son Labarum Anti-Maçonnique.
La demande populaire poussera Doinel à commettre un nouveau feuilleton (inachevé) L’Océan noir dans une même veine (à en croire les promesses de l’auteur), s’appuyant encore et toujours sur des révélations rituelliques sulfureuses (in L’Anti-maçon de juillet 1896).
(Doinel avait déjà anticipé une suite à son Lucifer démasqué annoncée p. 333).
La rumeur alimente aussi les rajouts : sous la signature énigmatique de Lud Rhodophore (non identifié) « (…) On apprend la sortie prochaine de La Loque noire d’un Kotska de Borgia-Doinel » (in Le Voile d’Isis du 10 février 1897) se ressentant trop d’un Lucifer démasqué…
Sur le Martinisme (dévoilé pour la première fois, ce qui était loin d’être le cas de la franc-maçonnerie), Gérard Encausse, passé les premiers moments de stupeur, fit remarquer que Doinel avait manqué « (…) Á la nécessaire éducation scientifique pour expliquer sans problème les merveilles que le monde invisible avait jetées sur lui. »
Kostka le méconnu :
Sur le pseudonyme de Doinel, on s’interrogea, pourquoi Kostka ?
Un Kostka se retrouvant souvent orthographié Kotska.
S’agissait-il d’une coquille imputable aux diverses impressions ou d’un nouveau rébus proposé par un facétieux Doinel aux figures de Janus tournées vers le passé et l’avenir ?
Un Saint Nicolas Kostka novice polonais de la compagnie de Jésus au XVIIIe pourrait être à l’origine de son choix. Saint à qui Doinel dédicace l’ouvrage en se référant à un mystérieux pèlerinage de 1859.
Une biographie de Saint Nicolas Kostka (1550- 1568) de la compagnie de Jésus du père Virgile Céprari parue en 1850, traduite par M. Galpin fut contemporaine à l’œuvre de Doinel,
accréditant cet emprunt.
Nicolas Kostka se rencontre aussi orthographié Kotska en témoigne l’église Saint Stanislas de Kotska (située1350 bd Saint-Joseph Est à Québec au Canada). La réponse à ces changements vient peut-être d’une langue polonaise déclinant les noms propres.
Au fil de sa carrière littéraire, Jules-Benoît Doinel jouera avec ses lecteurs, signant tour à tour Jules-Stany (pour Jules-Stanislas), Novalis (s’inspirant de Frédéric-Léopold de Hardenberg 1772-1801, l’icône de la pureté dans la littérature allemande), Stany, Kostka de Borgia voire Kotska de Borgia.
Faut-il voir derrière l’homme multiple et sous le couvert de son anonymat, la volonté de s’exprimer librement face à un formalisme jugé dogmatique ?
Doinel en caméléon de l’initiation, en recherches perpétuelles, s’amusant à brouiller les pistes, retombant à la manière d’un félin, toujours sur ses convictions.
Cet aspect pourrait le ranger aux côtés des surréalistes, s’il ne subsistait dans son œuvre, une odeur de soufre propre à la délation, à moins d’y lire une volonté explicative, voire éducative quelque peu malhabile.
Cette hypothèse pourrait expliquer une ambition privilégiant la voie humaine comme pour mieux appréhender une spiritualité judéo-chrétienne dépassant le cadre de ses découvertes livresques.
Dans la revue L’Initiation d’août 1892, Jules Doinel livre un travail sur les Philosophumena, attribués à Hippolyte (217-235), évêque de Rome.
Ce propos revient sur la doctrine gnostique et sur les Naassènes, adeptes du Serpent : « (…) C’est pourquoi l’esprit demeure seul. Et cet Esprit, c’est Dieu. Il faut l’adorer non sur cette montagne, non dans Jérusalem”, mais en esprit, Là où est l’Adam-Eve, là est l’Esprit. Il a mille noms. (…) Il est la racine des pensées et des éons. Il renferme le compris et le non compris, l’être et le non-être, l’engendré et le stérile, les ans, les mois, les jours, les heures. Il est le point indivisible. »
Ces lignes pourraient renvoyer à la quête initiale de Doinel, essayant d’exprimer au gré de ses essais une vaine réconciliation entre l’Église et la Gnose : « (…) Le compris et le non compris ».
Si Doinel marqua les esprits en donnant à un lectorat avide de sensations de quoi rassasier une curiosité malsaine, il fut aussi l’ami (avant de passer à l’ennemi) du monde de l’occultisme de la Belle époque. Citons dans son entourage immédiat les figures d’Albert Pike (1809-1891), d’Helena Petrovna von Han Blavatsky (1831-1891), de Gérard Encausse dit Papus (1865-1916), de Stanislas de Guaita (1861-1897) et de son secrétaire Joseph Paul Oswald Wirth (1860-1943), de René Guénon (1886-1951), et de Lady Caithness (1830-1895, Maria de Mariategui, duchesse de Medina Pomar) adepte à ses côtés de séances de spiritisme.
Doinel ne semble jamais habiter par la notion de trahison, s’étonnant des vives réactions tenues à son encontre (surtout par Papus).
Forme d’incompréhension réelle et sincère d’un homme demeurant aveugle face à l’étendue des tempêtes causées par ses écrits, ce sens très particulier de l’amitié le poussera au mutisme après la conférence de Léo Taxil (le 19 avril 1897 à la Société de Géographie) revenant longuement sur les mécanismes d’une mystification, ayant pour but de discréditer la franc-maçonnerie.
Doinel (comme une ultime polémique posthume et bien involontaire) alimentera un doute entre les deux représentant du courant gnostique : pour Fabre des Essarts (son successeur) Jules Doisnel « N’avait jamais abjuré le gnosticisme » (in Chronique publiée dans l’Arbre gnostique), et pour Jean Bricaud (1881-1934) : « (…) Qu’il y serait revenu après le dévoilement de la supercherie taxilienne ». (In Les Marges du christianisme : Sectes, dissidences et ésotérisme, de Jean-Pierre Chantin, Beauchesne 2003).
Fabre des Essarts publiera dans l’hebdomadaire La France chrétienne (revue hebdomadaire antimaçonnique et antisémite, organe du Conseil antimaçonnique de France) le 20 mai
1909, deux lettres de Doinel.
La première revient sur la récrimination, la seconde précise qu’il ne suivit pas la voie de Taxil : « (…) La Gnose seule doit absorber mes efforts ».
Dans sa dernière lettre à Georges Bois (rapportée par Robert Amadou, Opus cité), il écrit (quelques jours avant son décès) : « (…) Je vais assister le 7 à la fête de saint Thomas d’Aquin chez les Dominicains ».
Gérard Encausse en écrivant d’une manière prophétique : « (…) Doinel eut à faire face à un choix entre la conversion et la folie (…) Soyons heureux que le Patriarche de la Gnose ait choisi la première voie » ose s’aventurer discrètement (puisqu’il semble l’écarter) sur la voie du dérèglement mental, comme une dernière salve tirée à l’égard d’un incompris.

Si Lucifer semble ici démasqué, une question reste posée :

par qui ?


http://refletsdupasse.blogspot.com

mercredi 9 décembre 2009

une annonce de l' I.D.E.R.M. du G.O.D.F. sur l' ouvrage de Rémy Boyer "Masque, Manteau et Silence".


" Après avoir honni, la spiritualité, le martinisme... une maçonnerie chrétienne semble enfin avoir le droit d'accéder à la connaissance d'autres maçons les temps changent, les hommes sont ce qu'ils peuvent être".
un commentaire de Lygebrt sur Maitrespasses.


" Masque, Manteau et Silence "

Le martinisme comme Voie d’Éveil, par Rémi Boyer,


Edition Rafael de Surtis, 2008, 150 p., 22 €.

Grâce à son dernier livre, Rémi Boyer, permet de découvrir « le martinisme » comme une autre voie d’éveil spirituel sur la base d’un rituel destiné à tous les « hommes et femmes » de désir.

Cette présentation a le mérite de faire tomber bien des préjugés sur ce courant initiatique méconnu de beaucoup. Rémi Boyer clarifie la situation « confuse » dans laquelle se trouve encore le martinisme contemporain. Après une présentation historique, Rémi Boyer fait découvrir le rituel d’initiation martiniste, suivi d’un commentaire. Ce rituel utilise trois symboles fondamentaux qui sont :
« le masque, le manteau et la cordelière ».
De même que la franc-maçonnerie, le martinisme est marqué par le nombre « trois », trois degrés et trois couleurs qui se réfèrent aux étapes du Grand oeuvre alchimique, trois flambeaux, trois symboles fondamentaux, etc. Fondé par Papus,

l’Ordre martiniste se ramifie en de nombreuses branches. Il est conçu et défini, à la fois comme un Ordre initiatique, une école de chevalerie morale et d’occultisme chrétien. Cette arborescence est le fruit du principe même de l’initiation martiniste, initiation libre, en lignée, de personne à personne. L’auteur publie très judicieusement la Charte des Ordres martinistes pour le XXIe siècle.

Le dernier chapitre retient tout particulièrement l’attention et accroît encore l’intérêt, en ce qu’il présente le martinisme sous sa spécificité gnostique, gnose qui délie et libère des carcans étroits de la religion et de l’église, si souvent facteurs d’aliénation. L’ouvrage s’achève en proposant une très importante bibliographie qui permet d’approfondir plus avant le sujet. Cette étude estpassionnante à lire. Elle permet de découvrir un lumineux courant gnostique porteur d’une spiritualité et d’un symbolisme parallèles en bien des points à celui de la franc-maçonnerie.

http://www.godf.org/userfiles/file/iderm/A-Iderm-2008-6.pdf

jeudi 26 novembre 2009

"LE SYMBOLE PERDU" de DAN BROWN.


Source de l' article : D.R.C. Diffusion Rosicrucienne.
http://www.drc.fr

Le nouveau roman de Dan Brown évoque en différents chapitres les Rose-Croix. Ces extraits, que nous vous présentons ci-dessous, ont été traduits de l’édition anglaise The Lost Symbol, New-York, Doubleday, Random House, 2009.

Page 5 :

« Oui, répondit Sato, c’est aussi pourquoi je suis surprise ce soir que vous n’ayez pas encore mentionné les Francs-Maçons. Après tout, vous avez parlé d’une sagesse secrète protégée par un petit nombre de personnes éclairées. Cela semble très maçonnique, non ?
– Effectivement… et cela semble également très rosicrucien, kabbaliste, alumbrado et bon nombre d’autres groupes ésotériques. »

Pages 320-321 :

« La croix, affirma Langdon, ne devient un symbole chrétien qu’au IVe siècle. Bien avant, elle est utilisée par les Egyptiens pour représenter l’intersection de deux dimensions : humaine et céleste. Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. C’est une représentation visuelle du point de jonction où l’Homme et Dieu ne font qu’un.
– Bon.
– Comme nous le savons déjà, continua Langdon, le point circulaire a de nombreuses significations, l’une de ses plus ésotériques étant la rose, le symbole alchimique de la perfection. Mais lorsqu’on place une rose au centre d’une croix, on crée un tout autre symbole : la Rose-Croix. »
Galloway s’inclina sur sa chaise en souriant.
« Ça par exemple, eh bien vous avancez. »
Katherine se leva alors aussi :
« Quelque chose m’échappe ?
– La Rose-Croix, expliqua Langdon, est un symbole courant dans la franc-maçonnerie. En fait, l’un des degrés du Rite Écossais est appelé « Chevalier Rose-Croix » et honore les premiers Rosicruciens qui ont contribué à la philosophie mystique maçonnique. Peter vous a peut-être parlé des Rosicruciens. Des dizaines de grands scientifiques en ont été membres : John Dee, Elias Ashmole, Robert Fludd… »

Page 321 :

« Absolument, lui répondit Katherine. J’ai lu tous les manifestes rosicruciens durant mes recherches. »
« Tous les scientifiques devraient le faire », pensa Langdom. « L’Ordre de la Rose-Croix ou, plus officiellement, l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, a une histoire énigmatique qui a beaucoup influencé la science et qui est très comparable à la légende concernant les Anciens Mystères… des premiers sages possédant une sagesse secrète transmise à travers les âges et étudiée seulement par les esprits les plus brillants. Il faut reconnaître que la liste historique des Rosicruciens fameux est un bottin mondain des lumières de la Renaissance européenne : Paracelse, Bacon, Fludd, Descartes, Pascal, Spinoza, Newton, Leibniz.
Selon la doctrine rosicrucienne, l’Ordre fut «fondé sur des vérités ésotériques du lointain passé», lesquelles vérités devaient être «dissimulées à l’homme de la rue» et promettaient de grandes perspectives dans le «royaume spirituel». Le symbole de la fraternité s’est développé au fil des années en une rose épanouie sur une croix ornée, mais il a commencé plus modestement par être un point circulaire sur une croix nue la manifestation la plus simple de la rose sur la manifestation la plus simple de la croix.
– Peter et moi-même discutons souvent de philosophie rosicrucienne », indiqua Galloway à Katherine. »

Page 333 :

« Cela ne devrait donc pas vous étonner qu’un alchimiste, Rosicrucien et mystique des premiers temps comme Isaac Newton, accordait également au nombre 33 un statut particulier. »
« […] le grand alchimiste et mystique rosicrucien qui signait ses documents Jeova Sanctus Unus. » [Isaac Newton, N.D.T.]

Page 442 :

« En un instant, un rai de lumière brillante perça l’obscurité de l’histoire et des mythes entourant la Parole Perdue. Comme promis, celle-ci était effectivement écrite dans une langue ancienne et elle possédait un pouvoir mystique dans toutes les philosophies, les religions et les sciences jamais connues de l’homme : l’alchimie, l’astrologie, la kabbale, le christianisme, le bouddhisme, le rosicrucianisme, la franc-maçonnerie, l’astronomie, la physique, la noétique… »


Dimensions : 15 x 23 cm – 650 pages
Editeur : JC Lattès

D.R.C. disponibilité : Livraison prévue à partir du 27 novembre 2009


http://www.drc.fr/cgi-bin/client/modele.pl?session=drc.1349225.1259252300.Sw6qTH8AAAEAACXIYOAAAAAu&manuel_port=&nommod=home_prod&prod=3285

rien à voir avec le livre, juste pour illustration :


mardi 24 novembre 2009

Joseph de Maistre





Joseph de Maistre

http://www.canalacademie.com/spip.php?page=recherche&recherche=Chevalier


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Les chiffres d'audience de Canal Académie

octobre 2009

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parmi les 5 émissions les plus téléchargées

1/ Les chevaliers de l'Apocalypse, une autre lecture des origines du christianisme

2/ 23 août 1939 : le pacte germano-soviêtique

3/ Hertz, Planck, Einstein, Schrödinger : les débuts de la mécanique quantique

4/ Le mois de... Simone Veil : ''Shoah'' 2/4

5/ Affaires internationales, la Russie et l'Iran

samedi 21 novembre 2009

mercredi 18 novembre 2009

PARIS LE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009 - Programme du Colloque Alchimie d’Atlantis en l’honneur de M. Eugène Canseliet




Programme du Colloque Alchimie d’Atlantis en l’honneur de M. Eugène Canseliet



Sous la présidence d’honneur de Madame Béatrix Canseliet et sa fille Sylvaine Canseliet

RÉALITÉ ET MYSTÈRES DE L’ALCHIMIE

LE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009*

SALLE JEAN DAME*

17, RUE LEOPOLD BELLAN*

75002 PARIS*


M° : Sentier, Châtelet, Les Halles*

de 14 h à 18 h*

Entrée : 10 € adhérents, 12 € non-adhérents*

Avec :

- M. le professeur Joseph Davidovits, égyptologue et géochimiste :

« Naissance de l’alchimie égyptienne » (Vidéoprojection)

- M. Alain Queruel, chimiste :

« L’alchimie médiévale » (Vidéoprojection)

- M. Jacques Grimault, Président d’/Atlantis/ :

« L’alchimie aux mille visages » (Vidéoprojection)

- M. Patrick Rivière, historien et hermétiste :

« Du symbolisme alchimique à la réalisation du Grand-Œuvre»

- M. Jean Artero, écrivain et conférencier :

« Eugène Canseliet et le mystère alchimique de Fulcanelli »

- M. Roland Narboux, Maire-adjoint de Bourges :

« Bourges, Jacques Cœur et l’alchimie » (Vidéoprojection)

mardi 17 novembre 2009

Réédition de SYMMYSTA de Xavier Cuvelier-Roy.






















Suite à de nombreuses demandes, voici la réédition de SYMMYSTA de Xavier Cuvelier-Roy.

2° édition, revue, corrigée et augmentée d'illustrations, aux Éditions CASTELLI, Montélimar, 2009, 249 pages :

http://www.editions maconniques.fr/shopcontent.asp
type=edcastelli



http://www.cuvelier-roy.com/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=24&Itemid=47

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Chez d' autres éditeurs, du même auteur :



AB IMO PECTORE
, Planches et essais, 1998, 340 pages, inédit.

PAPIER DE FAMILLE, Biographie d' une famille, édition C.A., hors commerce, 2002, 96 pages, épuisé.


SURSUM CORDA, Roman initiatique, Ed. Diffusion-Rosicrucienne, 223 pages.

LES MOSAIQUES, Cahier de Poésies ésotériques, volume I, Edit. C.A., 2005, 70 pages.

LES PARFUMS, Cahier de Poésies ésoitériques, volume II, Edit. C.A., 2006 à paraître.

éternelle mémoire, le 17 novembre 1624, Jacob Böhme rejoignait la lumière sans déclin.



...nous devons considérer, que nous ne possédons rien en propre dans ce monde, et que nous ne sommes pas à nous-mêmes, mais que nous ne sommes ici que des ouvriers pour y travailler un peu de temps, des étrangers et des administrateurs de notre Dieu, établis sur ses créatures : que tout ce que nous travaillons et faisons, nous ne le faisons pas uniquement pour nous, mais pour Dieu et pour le prochain; et que nous tous ensemble ne sommes qu'un en Christ notre salut, qui est lui-même tout en nous tous."
Chemin pour aller à Christ, Traité de la sainte prière.

éternelle mémoire : un rappel de mon ami Raphäel, merci.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacob_Boehme

http://pegasus.cc.ucf.edu/~janzb/boehme/

http://jean-marcvivenza.hautetfort.com/list/emissions-radiophoniques/les-vivants-et-les-dieux.html

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivants/fiche.php?diffusion_id=58727

lundi 16 novembre 2009

A Valle Sancta . Le blog d'un Chevalier bienfaisant de la cité sainte, "Le Rectifié est-il martinésiste ?"


Des traces de martinésisme existent dans le rituel du premier grade du Régime écossais rectifié. J'en ai établi ici une liste. Evidemment, chaque trace identifiée mériterait d'être développée notamment celle où le caractère martinésien ne coule pas de source et est le résultat d'un effort d'exégèse. De même, il serait judicieux de poursuivre cette enquête pour couvrir les trois autres grades de la classe maçonnique...


En attendant, voici les premiers résultats...


Le Rectifié est-il martinésiste ?

suite sur :
http://blog.avallesancta.com/2009/11/les-traces-de-martinesisme-dans-le_17.html

L' E.P.H.E. - Annuaire de l'École pratique des hautes études, section des sciences religieuses






Présentation

est une publication annuelle qui regroupe principalement les comptes rendus des conférences des enseignants-chercheurs de la section des sciences religieuses,...


Visualisation du site : http://asr.revues.org/index.html

Les comptes rendus de conférences diffusés sur ce site contiennent des caractères issus de langues anciennes ou non occidentales. Pour visualiser correctement ces caractères, vous devez télécharger et installer les polices libres Unicode

Dernier numéro en ligne
115 (2006-2007) | 2008

Vie de la Section en 2006-2007

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La Section des sciences religieuses : http://asr.revues.org/index.html


Site de l' E.P.H.E. : http://www.ephe.sorbonne.fr/

samedi 14 novembre 2009

Réédition de trois ouvrages de Radiesthésie de Roger CARO

aux Editions Decoopman :

- 1 - Succès pendulaires



A travers cet ouvrage, Roger Caro démontre la réalité de ce «sixième sens» que nous possédons tous, de cette énergie qu’il nous suffit de révéler afin que l’esprit entre en action. L’esprit peut tout, mais c’est à nous de le vouloir.



- 2 - Traité de Thaumaturgie




A partir de croquis, d’expériences, d’explications pratiques basées sur l’expérience de terrain, l’auteur enseigne la manipulation du pendule et la compréhension des événements qui en découlent.



- 3 - Cours de Thaumaturgie en 7 leçons.


Deuxième volet de cette trilogie étonnante, ce Traité de thaumaturgie pendulaire (1954) est un véritable outil de travail et d’étude pour les pendulisants

Ces livres, disparus depuis longtemps des rayons de librairie, sont à nouveau disponibles.

Vous pouvez consulter ces ouvrages en cliquant sur leur titre ou en allant directement sur le site


http://www.decoopman.com

à la catégorie Radiesthésie.

vendredi 13 novembre 2009

L'enseignement et la connaissance selon Saint-Martin par Jules Boucher (1902-1955.


::: L'enseignement de Saint-Martin
















Le Martinisme, dont on a dit qu'il n'était au fond qu'une philosophie comme le « cartésianisme » de Descartes ou le « spinozisme » de Spinoza, est une forme de spiritualité très élevée qui donne à celui qui peut la posséder une vision du monde dégagée de toute contingence matérielle.

« L'homme, découvrant la science de sa propre grandeur, apprend qu'en s'appuyant sur une base universelle, son Être intellectuel devient le véritable Temple, que les flambeaux qui le doivent éclairer sont les lumières de la pensée qui l'environnent et le suivent partout ; que le Sacrificateur, c'est sa confiance dans l'existence nécessaire du Principe de l'ordre et de la vie ; c'est cette persuasion brûlante et féconde devant qui la mort et les ténèbres disparaissent ; que les parfums et les offrandes, c'est sa prière, c'est son désir et son zèle pour le règne de l'exclusive Unité ; que l'autel, c'est cette convention éternelle fondée sur sa propre émanation, et à laquelle Dieu et l'Homme viennent se rendre, pour y trouver l'un sa gloire et l'autre son bonheur ; en un mot que le feu destiné à la consommation des holocaustes, ce feu qui ne devait jamais s'éteindre, c'est celui de cette étincelle divine qui anime l'homme et qui, s'il eut été fidèle à sa loi primitive, l'aurait rendu à jamais comme une lampe brillante placée dans le sentier du Trône de l'Eternel, afin d'éclairer les pas de ceux qui s'en étaient éloignés ; parce qu'enfin l'homme ne doit plus douter qu'il n'avait reçu l'existence que pour être le témoignage vivant de la Lumière et de la Divinité. »

Cette citation du Tableau Naturel montre bien que pour Saint-Martin c'est l'Esprit de l'Homme qui est le seul et véritable Temple.

::: La connaissance selon Saint-Martin

La Vérité éclate dans chaque phénomène de l'Univers. La Connaissance intime et profonde est accessible à chacun s'il sait méditer et comprendre. Tel est l'exorde de Louis-Claude de Saint-Martin, dans le Tableau Naturel.

On peut, en effet, comparer l'Univers à un livre :

La Cause Première étant l'écrivain ou Nature naturante.

La Nature, le livre écrit ou Nature naturée.

L'Homme étant le lecteur.


Mais ce lecteur ne comprend pas, ou comprend mal, bien souvent, le sens exact des pages du livre. Il faut pour en avoir l'intelligence de patientes méditations.

Saint-Martin distingue deux natures en l'homme :

l'être sensible et l'être intellectuel. Le premier se manifeste dans l'impulsion des sens et le second dans la délibération de l'esprit. La Pensée créatrice est supérieure et antérieure à l'objet créé par l'homme, qui « pense sa machine avant de machiner sa pensée ».

Mais de quoi ou de qui l'homme tient-il sa faculté de penser ? De quoi ou de qui tient-il son être physique ? Il est impossible de penser que le « hasard » seul ait pu produire le monde. Devant une machine quelconque construite par l'homme peut-on espérer connaître l'inventeur, son être physique d'abord, ses facultés spirituelles ensuite, en examinant la machine ? Et pourtant les matérialistes en scrutant le monde constatent que la machine est faite pour fonctionner, ils examinent attentivement tout le mécanisme, ils s'émerveillent du jeu exact et précis de tous les organes et s'étonnent quand on admet un possible « inventeur » hors de la machine !

Nos découvertes, dans tous les domaines, ne font que rendre manifeste le rapport qui existe entre notre propre lumière et les choses. Cette dépendance de l'homme par rapport aux choses sensibles lui donne l'idée d'une force et d'une sagesse suprême et unique. Toutes les doctrines philosophiques et religieuses tendent vers l'Unité.

Le Martinisme est tout entier la doctrine de l'Unité. Nulle religion, nulle philosophie ne respecte autant l'individualisme de ceux qui s'y sont ralliés que le Martinisme. Cette doctrine élève l'homme spirituellement et « intérieurement », c'est pourquoi elle est véritablement ésotérique.

Extrait de « Du Martinisme et des Ordres Martinistes », Jules Boucher, Le Symbolisme, set.-oct. 1950

BAGLIS TV présente STONEHENGE COMMENT LES HOMMES PREDISAIENT LES ECLIPSES.


Histoire Mégalithe

Par : Robin Heath - Novembre 2009

Robin Heath travaille depuis plus de 25 ans sur les unités de mesure des sites mégalithiques. Grace à celles-ci, il est parvenu à en dégager une signification pratique et symbolique.

Tel un jeu d'enfant, s'aidant d'une maquette de Stonehenge, de deux balles de golf symbolisant le soleil et la lune, ainsi que d'une carte zodiacale, il nous démontre que les premières constructions du site de Stonehenge ont été construites non seulement pour célébrer les levers de soleil au solstice d'été mais encore pour prédire les éclipses.

Les questions que soulèvent Robin Heath sont de différents ordres:

- fonctionnelle: pour quelles raisons les hommes du néolithique construisaient ces calendriers de pierre gigantesques?

- anthropologique: ces hommes, qu'on suppose ne se préoccuper qu'à des tâches de "chasseur-cueilleur", étaient en mesure d'évaluer avec précision la durée d'une journée, d'une semaine, d'une année et pouvaient prédire les éclipses.

- spirituelle: quelles significations symboliques attribuer à ces constructions dont la pérennité et la disposition sont en droit de laisser l'homme moderne songeur: ne seraient-elles pas une tentative de matérialisation d'une harmonie céleste?
Et si c'est le cas, quel est leur message ?

A vous de vous faire une idée grâce à ce reportage de 51 minutes tourné lors le cadre de l'événement "Solstice d'été à Plouharnel" .

un extrait sur : http://www.baglis.tv/accueil.html

lundi 9 novembre 2009

A ces mots, Jacques Cazotte (1719-1792) salua et sortit.






















Or, vers ce temps, une scène eut lieu, qu'il faudrait passer sous silence si des témoins graves ne l'avaient solennellement attestée[19] 1. Un dîner splendide ayant été offert par un académicien à beaucoup de gens de cour et de philosophes.

il se trouva parmi les convives un écrivain qui, destiné à combattre la Révolution et à y périr, comptait alors au nombre des illuminés-martinistes[20]2.

C'était Jacques Cazotte.

Le repas fut très-gai. On y parla des progrès de la raison, des événements qui s'annonçaient ; et chacun de saluer le règne prochain de l'intelligence affranchie. Seul, Cazotte gardait le silence.

Interrogé, il répondit qu'il apercevait dans l'avenir des choses terribles ; et, comme Condorcet le prenait sur un ton de raillerie :

« Vous, M. Condorcet, lui dit-il, vous vous empoisonnerez pour échapper au bourreau. »

Des rires joyeux se firent entendre. Cazotte continua :

il prédit à Chamfort qu'on le réduirait à se couper les veines ; à Bailly, à Malesherbes, à Roucher, qu'ils mourraient sur l'échafaud.

« Mais notre sexe du moins sera épargné ? » s'écria en riant la duchesse de Grammont :

« —Votre sexe ?... Vous, madame, et bien d'autres dames avec vous, vous serez conduites en charrette à la place des exécutions, les mains liées derrière le dos. em>

En parlant ainsi, Cazotte avait le visage altéré ; ses yeux bleus étaient remplis de tristesse: et ses soixante-huit ans, sa chevelure blanche, sa physionomie patriarcale imprimaient à ses paroles une gravité lugubre: les convives tressaillirent.

« Vous verrez, reprit madame de Grammont, qu'il ne me laissera pas un confesseur

— Non, madame. Le dernier supplicié qui en aura un, ce sera...»

Il hésita un instant.

« Ce sera... le roi de France. »

Saisis d'une invincible émotion, tous les convives se levèrent. Quant à Cazotte, il allait se retirer, lorsque, s'approchant de lui et voulant provoquer de moins sombres présages, madame de Grammont lui dit :

« Et vous, monsieur le prophète, quel sera votre [101] sort ? »

II resta quelque temps la tète penchée, le regard pensif, puis :

« Pendant le siège de Jérusalem, répondit-il, un homme fit sept jours de suite le tour des remparts, criant d'une voix sinistre : Malheur à Jérusalem ! Le septième jour, il cria :

Malheur à moi-même !


Et dans ce moment, une pierre énorme, lancée par les machines ennemies, l'atteignit, le mit en pièces.

A ces mots, Jacques Cazotte salua et sortit.

Source : texte extrait de "Histoire de la Révolution française" de Louis Jean Joseph Blanc - 1848

Sur la toile :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Cazotte

http://www.lisons.info/Cazotte-Jacques-auteur-536.php

http://www.bookine.net/cazottebiographie.htm

http://www.insecula.com/oeuvre/O0028502.html

vendredi 6 novembre 2009

BAGLIS TV : Hermétisme et alchimie de Notre-Dame de Paris 1/3, par Jean-François Blondel.




La cathédrale Notre-Dame à Paris occupe aujourd'hui l'emplacement d'un ancien temple païen dédié à Jupiter ou Vulcain. Elle fut fondée sur les ruines de la première église chrétienne de Lutèce sous l'ordre de l'Evêque de Sully en 1163, nous raconte Jean-François Blondel.
Cathédrale vient de "cathèdre" qui signifie "siège de l'évêque". Pour l'auteur, Notre-Dame de Paris est à l'image du temple qui figure la réduction du cosmos. Orientée de l'ouest à l'est, comme toutes les églises chrétiennes, elle symbolise le parcours du croyant qui s'achemine des ténèbres vers la lumière, représentée par le choeur de l'édifice. Vue d'en haut, elle prend la forme d'une croix latine, symbole par excellence du Christ sauveur.
Bestaire animal, signes astrologiques, travaux ruraux, cycles des saisons, arts libéraux, etc., tout concourt à donner à Notre-Dame un sens alchimique et profond.
Comment sont cryptés les oeuvres au noir, au blanc et au rouge des fils d'Hermès dans les portails de Notre-Dame? Quels mystères hermétiques révèle cet immense livre de pierre? Réponse de Jean-François Blondel dans ce premier reportage (sur trois) de 30 minutes..

un extrait sur BAGLIS TV : http://www.baglis.tv/accueil.html

PARIS - Le samedi 5 décembre 2009 - XXVe COLLOQUE INTERNATIONAL DE POLITICA. HERMETICA

à l’Ecole pratique des hautes Etudes, section des sciences religieuses, Sorbonne, Escalier E, 1er étage, salle Mauss.

La Franc-Maçonnerie et les Stuarts au XVIIIe siècle, stratégies politiques, réseaux, entre mythes et réalité

Samedi matin 9 heures


1) Michel Duchein :
« Le contexte politico religieux dans l’Angleterre des derniers Stuarts :
de Jacques II aux hanovriens »

2) Steve Murdoch :
« Jacobites and Hanoverians :
British Freemasons in their Scandinavian Context » (une présentation en français sera faite)

3) Jean-Marie Mercier :
« Les origines jacobites de la franc-maçonnerie avignonnaise, une mythologie historique à repenser ».

Samedi après-midi, 15 heures

4) Jose-Antonio Ferrer-Benimelli :
« La présence de la maçonnerie jacobite à Madrid et à Rome », (titre provisoire)

5) Robert Collis :
« L’influence des Jacobites sur le développement de la maçonnerie en Russie ».

6) Pierre-Yves Beaurepaire :
« Le Parnasse de Chaulnes, et l’Art royal, peut-on parler d’une franc-maçonnerie jacobite au XVIIIe siècle ? »

Si vous disposez d’une adresse électronique vous nous éviterez de gros frais de poste en nous la communiquant à l’adresse suivante :

laurant.veza.laurant@orange.fr

mercredi 4 novembre 2009

à Cabriès-Calas, le 4 Décembre 2009 à 19h30 - Diner Littéraire avec Jean-Marc Vivenza.


Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle




Bonjour à tous,

Après la venue d'Alain de Keghel, Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle vous invitent à venir écouter Jean-Marc Vivenza lors de notre prochain dîner littéraire du vendredi 04 décembre, qui nous présentera son dernier ouvrage :


"La Sophia et ses divins mystères"

Vous trouverez l'invitation en cliquant ICI ou en fichier joint.


Diner-Débat. Jean-Marc Vivenza:

"La Sophia et ses divins mystères"

Vendredi 4 Décembre 2009 à 19h30

Auberge de La Guérine à Cabriès-Calas

Diner Littéraire ouvert à tous

Jean-Marc Vivenza
présentera son livre:


La Sophia et ses divins mystères


Diner et Débat: 20€

Réservations Impératives et Informations auprès de:

Robert Guinot : 06.22.56.22.54

email : imfprovence@orange.fr






















Extraits

La Sagesse, Sophia ou « éternelle SOPHIE », dont Louis-Claude de Saint-Martin a très souvent, dans son œuvre [1], évoqué l'importance spirituelle, occupe une place centrale dans l'économie de la Révélation judéo-chrétienne et, depuis l'origine la plus lointaine, après avoir traversé les traditions de l'Egypte et de la Mésopotamie [2], est intimement associée à l'activité divine dans les livres sapientiaux de la Bible, des Proverbes à l'Ecclésiastique.
Dès les premiers commencements nous la voyons présente aux côtés de l'Eternel, s'imposant dans son rôle essentiel et invisible, ainsi que nous l'expose le Livre des Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël.
[...]
Pénétrant toute réalité, elle habite les cœurs en tant que pur reflet de la Lumière divine, c'est la sainte auxiliaire du Plan divin, la pieuse servante du Seigneur collaborant depuis l'origine des choses, visibles et invisibles, à l'œuvre créatrice, la féconde dispensatrice des grâces vivifiantes répondant, avec une docilité parfaite et une doux acquiescement, aux volontés célestes.

Poursuivant son œuvre d'assistance auprès de Dieu, elle est, effectivement, « l'ouvrière de toutes choses », dominant la création et surplombant l'univers de sa bienveillante et amoureuse protection ; Dieu agit par elle, n'oublions pas, comme il agit par la puissance mystérieuse de son Esprit : « Et ta volonté, qui l'aurait connue, si toi-même n'avais donné la Sagesse et n'avais envoyé d'en-haut ton Esprit-Saint ? » (Sagesse, IX, 17). Il semble donc, si l'on veut bien y songer un instant avec un minimum d'attention, que du point de vue de notre relation à Dieu, cela soit parfaitement identique que d'obéir à la Sagesse, de se soumettre à ses vues, d'avoir confiance en son action bienfaisante, de s'ouvrir sincèrement à son influence secrète, que d'accueillir, avec humilité, l'Esprit du Très Haut [3].

mardi 3 novembre 2009

POUR LES CHERCHEURS, l' INCONTOURNABLE BULLETIN de la Société Martinès de Pasqually



N° 19 - 2009

SOMMAIRE

Avant-propos de Ia Présidente

- La patente de 1738 par André Kervella

- Antilles et paradoxes par André Kervella

- Une puissance maçonnique méconnue : la Grande Loge du Chevalier de Beauchaîne (1757 - 1774) par Jean-Pierre Lassalle

- À propos du manuscrit " Baylot " - Du contexte de sa composition. Quelques éléments par Thierry Lamy

- Un précurseur du spiritisme su XVIIIe siècle par Jean-Louis Boutin

- A propos d' un manuscrit inédit de Martinès de Pasqually par Jean-Louis Boutin

Documents

- 1) le chanoine Dubourg et la Franc-maçonnerie par

G. L. E. Du Fresne Beaucourt, P. Allard, J. Guiraud, 1906

- 2) Martinez Pasqualis par Walter K. Firminger, 1906 transmis par Cyvard Mariette

Notes de lecture

par Jean-Claude Drouin et par Michelle Nahon

Courriers/courriels des lecteurs

Errata

Couverture du Traité traduit en russe et paru en 2008

Programme du Colloque du 18 et 19 septembre 2010 à Marseille

Société Martinès de Pasqually
Librairie "Aux Vieux Grimoire"
46 rue des Bahutiers
33000 - Bordeaux

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Avant-propos

Dans le bulletin 18, nous avons posé la question:
qui sont Cambray et Courpon que Martinès cite dans ses « officiers principaux » à Saint-Domingue ? André Kervella y répond dans ce bulletin en donnant de nombreuses précisions sur ces deux personnages et nous l'en remercions vivement ici. Nous aimerions que toute question posée autour et au sujet de Martinès trouve des réponses aussi rapides !

Cet écrivain', spécialisé dans la maçonnerie écossaise, nous a adressé un autre article, un article d'importance. Il a étudié très longuement la fameuse patente que détenait Martinès dont il y avait encore une copie à Bordeaux en 1848 comme nous l'avons vu dans ce même précédent bulletin, cette patente qui a suscité tant de questions. André Kervella répond à nombre de ces interrogations. Cet article va certainement susciter des réactions mais, comme vous le savez, nous sommes une société de recherches historiques et la démonstration d'André Kervella est étayée. Nous sommes prêts à publier vos réactions dans le bulletin suivant si elles sont argumentées. J'ai demandé à André Kervella d'ajouter à la fin de son article le fac-similé de la patente de 1747 qu'il a en sa possession et qu'il a bien voulu nous communiquer. La qualité en est médiocre mais il m'a paru intéressant d'avoir l'occasion d'en publier au moins une, à titre d'exemple, puisque celle de Martinès n'a pas été retrouvée. Enfin, cet article contient aussi la biographie détaillée de Langeron, le colonel du régiment de Foix, ce qui nous fait découvrir des aspects inattendus de ses activités liées à la maçonnerie écossaise, même si elles ne sont pas apparemment en relation directe avec celles de Martinès.

Jean-Pierre Lassalle, bien connu de nos lecteurs, en particulier par sa publication importante de documents inédits' sur Martinès parus dans le Bulletin n° 8, s'intéresse à un personnage, le chevalier de Beauchaîne, sur lequel des clichés circulent qu'il est nécessaire de rectifier. Il se trouve qu'André Kervella, au cours de son article évoque aussi ce personnage, contemporain de Martinès. Les deux approches permettent de situer un épisode historique important concernant la maçonnerie écossaise et de donner vie à cette période où Martinès lui aussi s'efforce d'apporter sa pierre à cette construction.

Deux auteurs qui ont déjà collaboré à notre bulletin nous ont fait le plaisir d'envoyer de nouveaux articles : Thierry Lamy revient sur le riche manuscrit Baylot et Jean-Louis Boutin nous fait part de deux découvertes. Quant à Cyvard Mariette, grand chercheur d'archives publiées sur la Toile, il nous a adressé des textes de première importance et plusieurs références dignes d'intérêt.

Je termine par l'événement qui se prépare pour septembre 2010 : le colloque de Marseille. Vous trouverez dans ce bulletin le projet actuel, les dates en sont fermes et le programme quasi définitif. Nous vous tiendrons au courant par courrier ou courriel de l'ouverture des préinscriptions, début 2010. En nombre suffisant, elles permettront la tenue de ce colloque. Mais je ne doute pas que nous soyons assez nombreux pour couvrir les frais d'une grande salle marseillaise de 250 places pour le premier colloque sur Martinès de Pasqually. Optimiste, je crains même qu'elle ne soit pas assez grande !

Nous essaierons de prévoir la sortie du bulletin n° 20 pour le colloque et de le remettre aux adhérents présents. Ainsi, nous aurons l'occasion de le commenter de vive voix avec les participants et de recueillir en direct éloges ou critiques ou mieux compléments d'informations. Là encore, guère d'incertitude autour de ce projet. Déjà trois textes sont en préparation dont un article de Georges Courts qui vient de publier un superbe ouvrage Le Grand Manuscrit d'Alger et qui fait un rapprochement fort intéressant et, je crois, inédit, entre les livres d'Henri Cornelius Agrippa et le recueil des hiéroglyphes de Grenoble. Il a découvert que ce sont ces ouvrages qui servent de base aux travaux théurgiques coëns et non ceux d'Abramelin (ou Abrahmelin) comme certains auteurs l'ont pensé. Je n'oublie pas non plus Christian Marcenne qui n'a pu terminer ses articles en préparation pour des raisons de santé et qui participera lui aussi au prochain bulletin.

Colloque et anniversaire, eh oui, 20 ans de publications de la Société Martinès de Pasqually, l'année 2010 s'annonce sous les meilleurs auspices...


Saint Aubin, le 15 septembre 2009, Michelle Nahon,

Présidente de la Société Martinès de Pasqually


Après la mise en ligne du sommaire n° 19 du Bulletin 2009 :

http://www.cuvelier-roy.com/mdp/bulletins.htm

et

d'une fiche d'Adhésion à la Société Martinès de Pasqually :


http://www.cuvelier-roy.com/mdp/pdf/bulletin_adhesion.pdf