mercredi 23 décembre 2009

Voici une nouvelle Publication de



CINQUANTE EMBLÈMES SACRÉS ou EMBLÈMES ROSICRUCIENS de la SOCIETE de JÉSUS & de la VRAIE ROSE-CROIX


1617 & 1624
de DANIEL CRAMER








Ce document rare et inédit en France nous projette dans la Mystique Chrétienne des Rose Croix du XVIIe siècle.

Au delà des qualités picturales des gravures, les 50 Emblèmes mettent le Cœur du Vrai Croyant à l'épreuve à travers différentes situations emblématiques.

Les prières associées, ainsi que les extraits des Saintes Écritures, permettent à la foi de celui qui remet son âme au Christ, de vivre des situations mystiques et de tendre vers les Cieux.

Un ouvrage remarquable qui nous fait remonter aux sources du Christianisme mystique et de la Rose Croix. Idéal pour toutes les personnes qui médites les traditions Chrétiennes du Piétisme, du Martinisme, de la Franc-Maçonnerie & de la Rose Croix authentique.

Facsimilé de l'édition de 1624, en Latin, Allemand, Français, Italien. Traduction Française des texte Latins.

Introduction au texte & plus de 110 planches originales associées au texte.

Tirage limité à 72 exemplaires numérotés, 116 Pages, 15,00 Euros.



http://www.sesheta-publications.com/Collection-Rose-Croix-Collectanea-Rosicruciana.html

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INSTRUCTIONS aux FRÈRES THEORETICII II° des ROSE-CROIX D'OR D'ANCIEN SYSTÈME.
Gold - und Rosenkreutzer 1770.





Ce second document des Rose Croix d’Or d’Ancien Système date des environs de 1770. Il fut dans le pur style de la Tradition Alchimique Paracelsienne ; les terminologies chymiques correspondent parfaitement à l’approche des Rose Croix Allemands du XVIIIe siècle, le style des écrits scientifique change et s’éloigne des traités en langage obscur et parfois abstrus des Alchimistes et des Rose Croix du XVIIe siècle.

Si le texte s’inspire de et ressemble à “la Chaîne d’Or d’Homère ou la Nature Dévoilée”, il ne faut pas s’en étonner, car les sources sont les mêmes, tout comme la vision “Chymico-Théosophique” de l’ouvrage de Georg von Welling, “Opus Mago-Theosophicum et Cabbalisticum”, car la symbolique de ces Rose Croix est semblable, expliquant l’œuvre de la Nature en la commentant par les Saintes Écritures, et inversement, permettant aux initiés de faire les concordances nécessaires à leurs études, et de constater par eux-mêmes la Volonté Manifestée du Verbe Divin.

L’Instruction des Frères Theoreticii va néanmoins plus avant, elle dresse également un portrait des Règnes des Métaux, des Pierres Précieuse et Semi-Précieuses, des Règnes Minéral, Végétal & Animal. Mais aussi des influences des Étoiles ou l’Astra de Paracelse.

Le règne animal est abordé clairement et simplement, mettant en avant les 3 Plans de l’âme qu’ils considéraient. À savoir la partie végétative, sensuelle & animale, la Nefesh de la Kabbale, l’âme humaine, la partie sensitive mais raisonnante, le Ruach, qu’ils nomment également l’âme rationnelle représentant l’analyse qui est un pont vers cette âme supérieure qui reçoit la Lumière Divine, et manifeste alors trois qualités ou force d’âme, la Compréhension, la Volonté et la Conscience qui sont toutes considérées comme une seule, et que l’on nomme la Raison ; la Neshamah des Kabbalistes.

La dernière partie de l’Instruction aborde les Maladies de l’Homme, maladies physiques & matérielles, maladies mentales & enfin les maladies de l’âme. Certaines terminologies associées aux organes, ou plutôt certaines énergies associées aux organes sont ici liées aux Esprits de ses derniers, comme dans les Traditions Médicales Ayurvédique ou Chinoise. Ce que la médecine moderne nommerait “Défenses Immunitaires, les lymphocytes et les monocytes etc” sont ici considérés comme des Esprits provenant des influences supérieures des Étoiles ou issues de l’Eau Chaotique. L’influence des excès de chaud ou de froid sur les fonctions métaboliques est analysée de façon spirituelle, et si le lecteur veut bien oublier ce que la science moderne lui a inculqué, il découvrira un autre monde où la raison est toute aussi forte et logique, mais la spiritualité étant omniprésente, elle lui permettra d’avoir une vision globale de l’homme et non une vision uniquement matérialiste, le recul est nécessaire pour aborder ces parties du texte.

Tout comme dans le texte original, nous nous sommes servit des glyphes et symboles traditionnels. Nous reproduisons ici ces derniers afin de faciliter votre lecture.

Introduction au texte ainsi que les 2 planches originales associées au texte.

Tirage limité à 72 exemplaires numérotés, 86 Pages, 15, 00 Euros.

Prochainement dans la même collection :
“La Voie de l'Antimoine, instructions en clair aux Frères Practicus III° jusqu'au Minor V° des Rose Croix d'Or d'Ancien Système”.



http://www.sesheta-publications.com/Collection-Rose-Croix-Collectanea-Rosicruciana.html

mardi 22 décembre 2009

QU’ EST-CE QU'UN INITIÉ

Pour une "mise en bouche" voici un article de Papus " QU’ EST-CE QU'UN INITIÉ " datant de Mars 1889 figurant dans la revue l' Initiation ancienne série.
Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse, sa parution est trimestrielle, possibilité de vous abonner, infos en fin d' article.



Une des causes les plus fréquentes de l'obscurité apparente des études de science occulte, c'est sans contredit la confusion des termes employés par ceux qui traitent ces questions. Il est donc indispensable de bien définir tout d'abord les mots qu'on se propose d'employer, sous peine de tomber dans l'erreur que nous venons de signaler.

Peu de termes prêtent davantage à la confusion que. celui d'Initié. Les uns considèrent l'initié comme l’ être exceptionnel signalé avec vénération par tous les auteurs d'occultisme, les autres n'y voient qu'une signification bien moins élevée et qu'on peut appliquer assez généralement.

Il suffit de se reporter à l'acception primitive de ce mot pour voir que le dernier avis est le véritable. En effet, le titre d'initié dans l'antiquité indiquait simplement un homme instruit et les degrés d'instruction variaient suivant les cas sans que le titre général d'initié subit jamais le moindre changement.

L'initié aux petits mystères possédait une instruction équivalente à celle donnée de nos jours par l'Université; l'initié aux grands mystères apprenait successivement l'existence et le maniement des grandes forces occultes de la nature. Parvenu au summum de cette instruction, il prenait le titre de voyant, de prophète ou d'adepte.

Ainsi Initié et Adepte sont les deux termes qui désignent respectivement le commencement et l'apogée de la carrière de l'occultiste.

Tous les hommes instruits prenaient donc dans l'antiquité le titre d'initiés et les titres de fils de la fémme, fils de la Terre, fils des dieux, fils de Dieu (1) désignaient leur élévation hiérarchique dans l'ordre des connaissances humaines.

Sans vouloir nous attarder sur l'enseignement qu'ils recevaient, parlons cependant d'un point très important.

La doctrine enseignée était surtout synthétique et la recherche de l'Unité universelle leur était indiquée comme but de leurs efforts.

D'autre part, on leur apprenait à accommoder l'enseignement aux tempéraments divers des peuples qu'ils étaient chargés souvent d'organiser à titre de législateurs. C'est pourquoi nous voyons les lois d'Orphée, de Moïse, de Lycurgue, de Solon, de Pythagore être si différentes en apparence, alors que tous ces hommes ont puisé leurs enseignements à une même source. La perte de ces données conduit nos législateurs contemporains à la ruine et à l'asservissement des nations qu'ils veulent organiser toutes sur le même pied.

Le peuple possédait donc une religion ou une organisation sociale en rapport absolu avec son tempérament propre; ce qui était un excellent moyen de le rendre heureux; l'homme instruit; au contraire, savait pertinemment qu'il n'existait qu'une seule religion dont tous les cultes étaient des adaptations, comme les couleurs sont les aspects divers d'une seule et unique lumière blanche.

Aussi la guerre religieuse est-elle presque totalement inconnue dans l'antiquité, puisque aucun homme intelligent n'aurait pu même en avoir l'idée; le peuple seul était capable de ces enfantillages.

La société antique nous apparaît maintenant dans toute la splendeur de son organisation unitaire et nous comprenons pourquoi l'initié peut entrer dans tous les temples et sacrifier à tous les dieux, en communion avec les prêtres de tous les cultes qui reconnaissaient en lui le philosophe de l'unité au même titre qu'eux.

Les ignorants sectaires qui prétendent aujourd'hui parler de religion arguent à ces propos de Polythéisme sans comprendre que les chrétiens d'aujourd'hui apparaissent au chercheur naïf plus polythéistes qu'aucune autre secte.

Figurons-nous, en effet; un homme instruit mais ignorant de nos coutumes religieuses qui subitement serait appelé à faire une étude à ce sujet ne possédant comme guides que les monuments. Voyez si ses conclusions ne seraient pas celles-ci :
« La Religion de ces peuples curieux parait consister principalement dans l'adoration d'un vieillard, d'un supplicié et d'un pigeon. Tous leurs temples présentent ces images. Ils adoraient en outre plusieurs dieux qu'on retrouve sur leurs autels sous les noms de saint Laurent, saint Louis, etc. De plus, ils offraient des sacrifices de fleurs nouvellement écloses à une déesse qui semble être celle de la nature et qu'ils appellent Marie. On retrouve aussi plusieurs images d'animaux sur leurs autels, un chien, à côté d'un dieu inférieur, saint Roch, et même un porc accompagnant un autre dieu, saint Antoine. Il y aussi des cerfs (saint Hubert) des agneaux, etc. Ils semblent avoir particulièrement adoré cet animal qu'ils représentent très souvent couché sur un livre. »

Ces conclusions nous font rire et hausser les épaules; eh bien! quelle idée se ferait un initié antique, instructeur de Moïse ou de Pythagore, accusé par le savant contemporain d'adorer des oignons ou des crocodiles!

L'argument de polythéisme et d'idolâtrie ne prouve qu'une chose; c'est l'ignorance ou la mauvaise foi de ceux qui l'emploient. Il faut laisser ces moyens aux curés de campagne et aux membres de la sacrée congrégation de l'Index.

Le rôle de l'initié antique était avant tout social; les initiés formaient dans le monde entier une fraternité d'intelligence unie par une doctrine unitaire. C'est cette fraternité que toutes les sociétés secrètes ont pour but de reconstituer plus ou moins.

Mais tous ces travaux n'ont en somme pour nous qu'un intérêt secondaire. L'antiquité. pour toute aussi attrayante que soit son étude, n'excitera jamais tant notre attention que notre société actuelle. Aussi c'est là qu'il nous faut maintenant voir l'initié.

Disons tout d'abord qu'il est très facile d'être un initié. Il suffit pour cela de connaître les données les plus élémentaires de la Science Occulte et de comprendre, grâce à elle, la nécessité impérieuse de l'union fraternelle de tous les hommes. Ces données peuvent être acquises par le travail personnel ou pa¬r les sociétés d'initiation. Ceci demande quelques mots d'explication.

Si l'on a bien saisi la différence capitale que nous attribuons aux deux termes. d'initié et d'adepte, il est facile d'en déduire qu'on peut former jusqu'à un certain point des initiés; mais qu'on ne forme pas d'adeptes, les hommes, rares entre tous, qui parviennent à cet état ne peuvent le faire que par leurs propres forces.

L'idéal d'une société d'initiation est donc d'indiquer de son mieux à ses membres le chemin du perfectionnement sans pouvoir jamais aller plus loin que cette indication.

La doctrine enseignée doit surtout porter sur cette fraternité, source de tous les développements postérieurs de l'être humain.

Pratiquement la société doit faire tous ses efforts pour réaliser entre ses membres le but qu'elle poursuit et pour faire de chacun d'eux un apôtre militant et, partant, un véritable initié.

Deux grands moyens sont employés pour l'enseignement dans l'initiation ; ces moyens différenciant particulièrement les écoles d'initiation de source orientale d'avec celles de source occidentale, indiquent très facilement la provenance d'un centre occulte.

L'Oriental opère surtout par la méditation, c'est-à dire que le but à atteindre étant de faire créer par chaque individu sa doctrine synthétique, sa manière de voir l'Univers et sa constitution, l'Oriental donne à son élève un texte très court et très synthétique sur lequel l'élève doit méditer de longues semaines, souvent de longs mois. Le résultat de cette méditation c'est de dégager peu à peu les principes analytiques contenus dans le verset et de créer une doctrine en la faisant pour ainsi dire sortir de soi-même.

L'Occidental procède d'une façon différente. Il donne tout d'abord à son élève une foule de volumes sur la question et c'est quand celui-ci en a lu un très grand nombre qu'il le pousse à condenser toutes ces opinions et toutes ces idées différentes dans un résumé synthétique.

On aboutit des deux parts au même résultat: l'Oriental en développant un texte synthétique, l'Occidental en condensant des textes analytiques.

Disons enfin que certaines sociétés pratiquent à la fois ces procédés en les échelonnant graduellement.

Quoi qu'il en soit, le premier, je dirai même l'unique but cherché, est de pousser l'élève à se créer lui-même une doctrine personnelle.

Peu importe tout d'abord que cette doctrine soit en tous points excellente ou non. L'important c'est qu'elle existe. La Société donnant les bases générales évite ainsi les erreurs fondamentales.

L'initié ayant ainsi une création personnelle la modifie selon les études ultérieures.

On voit par là l'inanité des enseignements donnés par les sociétés d'occultisme qui ont totalement perdu cette base indispensable. La Franc-Maçonnerie en est un exemple frappant. Elle a voulu pratiquer la fraternité universelle sans créer d'abord des hommes capables d'en comprendre la portée. Aussi n'a-t-elle pas tardé à se transformer en corps politique et touche-t-elle à sa dissolution, si elle ne revient pas énergiquement à son but primitif par une rapide réorganisation.

L'utilité sociale des initiés est incontestable. Qu'on songe à la grandeur possible des générations futures si l'unité se réalise.

Le socialiste veut agir sur les masses pour réaliser la fraternité dont il a si bien senti la nécessité. L'initiation s'adresse avant tout aux intelligences moins nombreuses; mais plus utiles comme action.

Le jour où le prêtre catholique, devenu un initié, saura recevoir dans son église, comme un égal, l'initié orthodoxe, l'initié musulman et l'initié boudhiste, la fraternité des peuples sera bien prêt de se réaliser pratiquement.

Ce jour est peut-être bien loin ; peut-être au contraire approche-t-il plus vite que nous ne pensons. Est-il téméraire d'espérer en cette union des peuples ?

Il est possible que ce soit en effet une utopie, un idéal auquel jamais nous n'atteindrons ; mais par ce temps de positivisme à outrance il est si consolant de vivre dans l'idéal que, ma foi, je ne me repens pas de rêver l'union des initiés précédant d'un peu l'union de tous les hommes dans la paix et l'harmonie.

(1) Voy. La Mission des Juifs de Saint-Yves d’ Alveydre.

Article signé Papus.

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(DOC.ILLUSTRATION : couverture du N° 1 de l' époque).







Source : revue l’ Initiation, ancienne série, 2ème volume-2ème année, N° 6 de MARS 1889, page 193 à 199.
Publication :
Directeur : PAPUS
Rédacteur en chef : George MONTIERE
Secretaires de la rédaction : C . BARLET . J. LEJAY.

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AUJOURD' HUI LA REVUE EXISTE TOUJOURS :


La revue L’Initiation est la revue de référence de la Tradition initiatique occidentale et gnostique dont le martinisme est un des plus fidèles représentants. Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse.Sa parution est trimestrielle.

http://www.initiation.fr

Bulletin d’abonnement téléchargeable sur le site en question à imprimer et à renvoyer accompagné du paiement (30 € pour 4 numéros par an) :

lundi 21 décembre 2009




ROBERT AMBELAIN ( ) Audio-Vidéo : Interviews, conférences.



INTERVIEW d' OCTOBRE 1988 - VIDEO
Célébration du bicentenaire de la Grande Loge Françaide de " Memphis - Misraîm ".( 1789-1989 ).



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INTERVIEW SUR RADIO-FRANCE du 8/02/1985 thème " LA GEOMANCIE "

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CONFERENCES :

10/10/1975 - " l' UNIVERS ET SON EMIGNE ".

29/04/1988 - " DELPHES ", le lieu, le temple, le Dieu, leurs mystères
.

http://www.robert-ambelain.book.fr/audio-video

Le PANTACLE 2010 est paru !




Égale à elle-même depuis sa création en 1993, la revue PANTACLE, de l’Ordre Martiniste Traditionnel vient de publier son 18° numéro, millésime 2010 : c’est-à-dire d’une grande qualité tant sur le fond que sur la forme particulièrement soignée.
suite et lien sur :



http://rflexionssurtroispoints.blogspot.com/2009/12/pantacle-2010-est-paru.html

Nouveau blog :

" Réflexions sur trois points " ETUDES CRITIQUES, CHRONIQUES, OBSERVATOIRE " animé par Scutarius Janua coeli, un vivant point d' interrogation.

jeudi 17 décembre 2009

Réédition du chef d’œuvre de Grillot de Givry, Lourdes, ville initiatique



Un message reçu ce jour de Serge Caillet

Voilà longtemps que j’appelle de mes vœux la réédition du chef d’œuvre de Grillot de Givry, Lourdes, ville initiatique, dont la première édition, à l’enseigne de Chacornac, parut en 1902. Réédité par les Editions traditionnelles, en 1959, puis en 1979 (ce que semble ignorer le présent éditeur), l’ouvrage avait disparu depuis bien des années déjà des bonnes librairies. Cette quatrième édition (Archè, 2009) est enrichie d’un avant-propos de Francis Laget et de quatre textes complémentaires, deux de Grillot de Givry, l’un de Jean Reyor (Marcel Clavelle) et l’autre de René Guénon.

Je vous invite à lire la suite de ce commentaire sur un blog que vous connaissez bien:


http://sergecaillet.blogspot.com

samedi 12 décembre 2009

GLORIA-TV présente " LA FM AMIE OU ENNEMIE "

98 minutes - Conférence très intéressante du Père Samuel Rouvillois de la communauté de Saint-Jean qui s' intitule :

" LA FM AMIE OU ENNEMIE ? "

http://www.gloria.tv/?media=36420

vendredi 11 décembre 2009

Lucifer enfin démasqué ?


Préface de Lucifer démasqué par Richard Raczynski.

&&&

Évoquer la vie mouvementée et tourmentée de Jules-Benoît Stanislas Doinel du Val-Michel (1842-1902) est un sujet délicat.
Ses multiples revirements, ses engagements antinomiques, désarçonnent nombre de ses biographes.
Robert Amadou (préfaçant Lucifer démasqué, Éditions Slatkine, 1983) le qualifie fort justement de personnage complexe, écrivant à son propos : « (…) Sincère dans l’incohérence ».
Pour camper brièvement le personnage, je rappellerai en guise d’introduction à cette préface, quelques faits marquants du Patriarche de Montségur (lignes empruntées au Dictionnaire du Martinisme, Dualpha, 2009).
« Historien, archiviste, fondateur de l’Église Gnostique Universelle (E.G.U.). Diplômé de l’École des Chartes en 1866, année durant laquelle il termine une thèse : Essai sur la vie et les principales œuvres de Pierre de la Palu, patriarche de Jérusalem (1275 ou 1280-1342).
Sur sa carrière maçonnique : Il est reçu apprenti au Grand Orient en 1884, élevé à la maîtrise en 1886. Vénérable le 14 décembre 1892, Chevalier Rose-Croix (18e), membre du Chapitre L’Étoile Polaire (Vallée de Paris en 1893), membre de la Loge Les Émules de Monthyon à l’Orient d’Orléans, membre du Chapitre Les Adeptes d’Isis Monthyon (1893), délégué au Convent du Grand Orient du 6 décembre 1893, membre du conseil de l’Ordre de 1890 à 1893.
Membre de l’Ordre Martiniste (de Papus) en 1890.
Archiviste à la bibliothèque de la ville d’Orléans, il exhume une charte de 1022, qui atteste l’existence d’un sacerdoce qui se confère par influx divin.
Initiateur du groupe La Colombe du Paraclet, socle d’un ordre gnostique dit du Paraclet.
Il fonde en 1890 l’Église Gnostique Universelle, élu Patriarche sous le nom mystique de Valentin II, générant, pour certains, une forme de filiation dite spirite.
Dans les premiers évêques et sophias consacrés, on retrouve des membres de l’Ordre Martiniste et du Suprême Conseil : Gérard Encausse, Papus, Tau Vincent, évêque de Toulouse, Yvon Le Loup (1871-1926) Paul Sédir, Tau Paul, co-adjutateur de Toulouse, Lucien Mauchel (1867- 1936), Lucien Chamuel, Tau Bardesane, évêque de La Rochelle et Saintes.
Il abdique en 1895, année de la parution de Lucifer démasqué (sous le pseudonyme de Jean Kostka), dans lequel il reprend le rituel d’armement du Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte (Rite et Régime Écossais Rectifié), attaquant l’Église Gnostique, mais aussi le Martinisme.
Kostka publie dans cet ouvrage Les Cahiers de l’ordre Martiniste ainsi que les rituels du Gnostisme, les documents mis en lumière révèlent les secrets des deux grands courants initiatiques.
Albert Caillet (in Manuel bibliographique des sciences psychiques ou occultes, 1912, n°3187) écrit : « (…) L’authenticité de ses sources est inattaquable…Mais l’esprit du livre est hostile d’un bout à l’autre ».
Léonce-Eugène Fabre des Essarts (1848-1917, Tau Synesius) est alors élu Grand Patriarche de l’E.G.U.
En 1900, réconcilié avec l’E.G.U., Doinel revient en qualité d’évêque gnostique (Tau Jules, évêque d’Alet et de Mirepoix) re-consacré par Fabre des Essarts ».
Cette tentative de résumé est largement incomplète, tant Lucifer démasqué y tient une place à part, justifiant le choix de cette réédition dans le cadre de la collection Reflets du Passé.
Démasqué ?
Au-delà de la métaphore, il s’agirait selon l’auteur de dénoncer un endoctrinement programmé visant à asseoir une forme de gouvernance occulte néo-luciférienne.
Ces groupements utiliseraient dans leurs discours l’imagerie d’un diable alchimique (Lucifer/Hylyl) renvoyant à la matière brute, pilier de l’Oeuvre, renfermant ici l’étoile permettant de localiser la pierre philosophale.
La couverture en reprenant un diable aux allures de Baphomet templier (déjà illustré dans les romans de Taxil) cherchait à synthétiser le contenu en frappant l’imaginaire.
Ce type de postulat ésotérique permit à Doinel d’argumenter ses écrits depuis trois axes complémentaires (vécu de l’intérieur) : la franc-maçonnerie, le martinisme, l’église Gnostique.
Dans la franc-maçonnerie Doinel occupa au Grand Orient une place de choix (au niveau de la documentation) parmi ses nombreux postes (et charges) puisqu’il fut élu le 11 septembre 1890, archiviste de l’obédience puis bibliothécaire conservateur du Musée maçonnique…
La publication de Lucifer démasqué lui valu un procès de la part des membres de sa Loge mère, mais surtout, élément déterminant, un large mutisme obédientiel, évitant ainsi de créer les vagues d’une riposte trop sonore face à un public avide de déballage.
Une ignorance entretenue dans le camp visé parviendrait-elle à déminer l’affaire ?
Déjà les cinq mille premiers exemplaires s’étaient vendus dans les milieux catholiques de la Capitale.
Les réactions hostiles n’allaient pas tarder…
Chronologiquement l’abbé Léon Garnier sera le premier dans Le Peuple Français du 4 janvier 1895 à lever le voile sur le passé de Doinel, ne manquant pas de rappeler ses différents postes maçonniques.
D’autres journaux à grands tirages (Le Matin, Les Débats, La Presse) se firent l’écho de la parution du livre, revenant sur les multiples réactions engendrées par les révélations de Doinel.
Un an plus tard, un article du Bulletin du Grand Orient de France de janvier 1896 qualifiera Doinel de « (…) Léo Taxil orléanais ».
Des critiques allant jusqu’à écrire sur la forme de l’ouvrage : « Son style trahit la main de Taxil », à moins qu’il ne s’agisse : « D’un écrit à deux mains » …
Ses rapports avec Léo Taxil ne sont pourtant pas imaginaires : ensemble ils participeront à la création de La ligue du Labarum Anti-Maçonnique.
Derrière cette appellation se structurait déjà un Ordre Catholique, militant pour la défense de la Foi, des droits et des biens de l’Église contre la franc-maçonnerie.
Cette « raison sociale » résumant à elle seule toute une époque.
Cette association consacrée (dans la basilique du Sacré Cœur de Paris) le 19 novembre 1895 éditera un bulletin mensuel éponyme suivi d’une bibliothèque anti-maçonnique.
Si on évoque souvent Gabriel Jogand Pagès dit Léo Taxil (1854-1907) à propos de l’ouvrage, il semble pourtant qu’une partie des éléments factuels à sa rédaction soit imputable à Jules Bois (1868-1943).
Ce dernier, après avoir dédié un chapitre à Doinel dans son ouvrage Les Petites religions de Paris (1894) lui conseille vraisemblablement (suite à sa conversion) de publier le feuilleton Lucifer démasqué, sous-titré Souvenirs d’un Occultiste devenant (et cela n’est pas un hasard) Récit d’un occultiste converti (in La Vérité) d’avril à juillet 1895.
Il encourage un travail de réécriture (qui va durer 5 mois) nécessaire pour finaliser le texte.
Sur cette période, on évoqua autour de Doinel la présence de collaborateurs, sans jamais citer de noms précis.
Il faudrait probablement les chercher dans l’environnement direct de Léo Taxil et de son Labarum Anti-Maçonnique.
La demande populaire poussera Doinel à commettre un nouveau feuilleton (inachevé) L’Océan noir dans une même veine (à en croire les promesses de l’auteur), s’appuyant encore et toujours sur des révélations rituelliques sulfureuses (in L’Anti-maçon de juillet 1896).
(Doinel avait déjà anticipé une suite à son Lucifer démasqué annoncée p. 333).
La rumeur alimente aussi les rajouts : sous la signature énigmatique de Lud Rhodophore (non identifié) « (…) On apprend la sortie prochaine de La Loque noire d’un Kotska de Borgia-Doinel » (in Le Voile d’Isis du 10 février 1897) se ressentant trop d’un Lucifer démasqué…
Sur le Martinisme (dévoilé pour la première fois, ce qui était loin d’être le cas de la franc-maçonnerie), Gérard Encausse, passé les premiers moments de stupeur, fit remarquer que Doinel avait manqué « (…) Á la nécessaire éducation scientifique pour expliquer sans problème les merveilles que le monde invisible avait jetées sur lui. »
Kostka le méconnu :
Sur le pseudonyme de Doinel, on s’interrogea, pourquoi Kostka ?
Un Kostka se retrouvant souvent orthographié Kotska.
S’agissait-il d’une coquille imputable aux diverses impressions ou d’un nouveau rébus proposé par un facétieux Doinel aux figures de Janus tournées vers le passé et l’avenir ?
Un Saint Nicolas Kostka novice polonais de la compagnie de Jésus au XVIIIe pourrait être à l’origine de son choix. Saint à qui Doinel dédicace l’ouvrage en se référant à un mystérieux pèlerinage de 1859.
Une biographie de Saint Nicolas Kostka (1550- 1568) de la compagnie de Jésus du père Virgile Céprari parue en 1850, traduite par M. Galpin fut contemporaine à l’œuvre de Doinel,
accréditant cet emprunt.
Nicolas Kostka se rencontre aussi orthographié Kotska en témoigne l’église Saint Stanislas de Kotska (située1350 bd Saint-Joseph Est à Québec au Canada). La réponse à ces changements vient peut-être d’une langue polonaise déclinant les noms propres.
Au fil de sa carrière littéraire, Jules-Benoît Doinel jouera avec ses lecteurs, signant tour à tour Jules-Stany (pour Jules-Stanislas), Novalis (s’inspirant de Frédéric-Léopold de Hardenberg 1772-1801, l’icône de la pureté dans la littérature allemande), Stany, Kostka de Borgia voire Kotska de Borgia.
Faut-il voir derrière l’homme multiple et sous le couvert de son anonymat, la volonté de s’exprimer librement face à un formalisme jugé dogmatique ?
Doinel en caméléon de l’initiation, en recherches perpétuelles, s’amusant à brouiller les pistes, retombant à la manière d’un félin, toujours sur ses convictions.
Cet aspect pourrait le ranger aux côtés des surréalistes, s’il ne subsistait dans son œuvre, une odeur de soufre propre à la délation, à moins d’y lire une volonté explicative, voire éducative quelque peu malhabile.
Cette hypothèse pourrait expliquer une ambition privilégiant la voie humaine comme pour mieux appréhender une spiritualité judéo-chrétienne dépassant le cadre de ses découvertes livresques.
Dans la revue L’Initiation d’août 1892, Jules Doinel livre un travail sur les Philosophumena, attribués à Hippolyte (217-235), évêque de Rome.
Ce propos revient sur la doctrine gnostique et sur les Naassènes, adeptes du Serpent : « (…) C’est pourquoi l’esprit demeure seul. Et cet Esprit, c’est Dieu. Il faut l’adorer non sur cette montagne, non dans Jérusalem”, mais en esprit, Là où est l’Adam-Eve, là est l’Esprit. Il a mille noms. (…) Il est la racine des pensées et des éons. Il renferme le compris et le non compris, l’être et le non-être, l’engendré et le stérile, les ans, les mois, les jours, les heures. Il est le point indivisible. »
Ces lignes pourraient renvoyer à la quête initiale de Doinel, essayant d’exprimer au gré de ses essais une vaine réconciliation entre l’Église et la Gnose : « (…) Le compris et le non compris ».
Si Doinel marqua les esprits en donnant à un lectorat avide de sensations de quoi rassasier une curiosité malsaine, il fut aussi l’ami (avant de passer à l’ennemi) du monde de l’occultisme de la Belle époque. Citons dans son entourage immédiat les figures d’Albert Pike (1809-1891), d’Helena Petrovna von Han Blavatsky (1831-1891), de Gérard Encausse dit Papus (1865-1916), de Stanislas de Guaita (1861-1897) et de son secrétaire Joseph Paul Oswald Wirth (1860-1943), de René Guénon (1886-1951), et de Lady Caithness (1830-1895, Maria de Mariategui, duchesse de Medina Pomar) adepte à ses côtés de séances de spiritisme.
Doinel ne semble jamais habiter par la notion de trahison, s’étonnant des vives réactions tenues à son encontre (surtout par Papus).
Forme d’incompréhension réelle et sincère d’un homme demeurant aveugle face à l’étendue des tempêtes causées par ses écrits, ce sens très particulier de l’amitié le poussera au mutisme après la conférence de Léo Taxil (le 19 avril 1897 à la Société de Géographie) revenant longuement sur les mécanismes d’une mystification, ayant pour but de discréditer la franc-maçonnerie.
Doinel (comme une ultime polémique posthume et bien involontaire) alimentera un doute entre les deux représentant du courant gnostique : pour Fabre des Essarts (son successeur) Jules Doisnel « N’avait jamais abjuré le gnosticisme » (in Chronique publiée dans l’Arbre gnostique), et pour Jean Bricaud (1881-1934) : « (…) Qu’il y serait revenu après le dévoilement de la supercherie taxilienne ». (In Les Marges du christianisme : Sectes, dissidences et ésotérisme, de Jean-Pierre Chantin, Beauchesne 2003).
Fabre des Essarts publiera dans l’hebdomadaire La France chrétienne (revue hebdomadaire antimaçonnique et antisémite, organe du Conseil antimaçonnique de France) le 20 mai
1909, deux lettres de Doinel.
La première revient sur la récrimination, la seconde précise qu’il ne suivit pas la voie de Taxil : « (…) La Gnose seule doit absorber mes efforts ».
Dans sa dernière lettre à Georges Bois (rapportée par Robert Amadou, Opus cité), il écrit (quelques jours avant son décès) : « (…) Je vais assister le 7 à la fête de saint Thomas d’Aquin chez les Dominicains ».
Gérard Encausse en écrivant d’une manière prophétique : « (…) Doinel eut à faire face à un choix entre la conversion et la folie (…) Soyons heureux que le Patriarche de la Gnose ait choisi la première voie » ose s’aventurer discrètement (puisqu’il semble l’écarter) sur la voie du dérèglement mental, comme une dernière salve tirée à l’égard d’un incompris.

Si Lucifer semble ici démasqué, une question reste posée :

par qui ?


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