*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

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jeudi 14 mars 2013

un hommage à Robert Amadou de Thierry Garnier de Thot -Arcadia


Robert Amadou

(Bois-Colombes, 16 février 1924 – Paris, 14 mars 2006) 


un hommage à Robert Amadou de Thierry Garnier de Thot -Arcadia

(© Arcadia -DR)


« Mon ami, mon frère, mon vieux maître s'est endormi mardi 14 mars dans la Paix du Seigneur qu'il avait tant cherché et tant aimé toute sa vie terrestre durant, qui commença voilà 82 ans. " L'homme peut soutenir l'homme; mais il n'y a que Dieu qui le délivre " dit le Philosophe inconnu que Robert Amadou, son vieil ami, vient de rejoindre dans la lumière sans déclin. Le voici donc délivré et nous voici donc orphelins ».

Voici ce que confiait à quelques amis, Serge Caillet à l’annonce de la disparition de Robert Amadou, que nous savions bien malade depuis maintenant deux années (1). Son décès n’en doutons pas laissera un grand vide, qui prendra toute sa véritable nature au fil du temps passant. Les querelles absconses de chapelles pour ne pas dire de clochers s’atténuant… restera l’œuvre émérite d’un homme hors du commun, exégète admirable du Philosophe Inconnu – entre autres.
 



(© Arcadia -DR)


La cérémonie des défunts a eu lieu ce mercredi vingt-deux mars à dix heures trente, à Montfermeil dans la proche banlieue parisienne, en l’Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche, Sainte Marie mère de Dieu (2). Autour de Catherine Amadou, son épouse, entourée de quelques proches se retrouvaient en rangs serrés, sur les bancs de l’Eglise, Serge Caillet bien sûr, Jean-Marc Vivenza, le père Laurent Morlet, Pierre Mollier et beaucoup d’autres frères et amis… L’office célébré en syriaque par le père Yakup Aydin, assisté du père Abi Acar prêtre maronite, directeur des éditions Cariscript et du père Jean-françois Var de l’Eglise catholique orthodoxe de France, dignitaire du Grand Prieuré des Gaules, fut d’une exceptionnelle solennité. Elle atteignit son apogée lors d’un discours en hommage à Robert Amadou prononcé sanglots dans la voix par le père Abi Acar, très affecté et qui sut avec une amitié spirituelle toute particulière, mais sans pathos, faire passer une célébration emplie de sensibles émotions. Une fois accomplie la liturgie, la bénédiction du cercueil, ce dernier présenté au sein du chœur de l’église aux quatre points cardinaux, puis l’onction de celui-ci, la dépouille mortuaire de Robert Amadou prit le chemin du cimetière du Père Lachaise à Paris, où l’attendait en tout début d’après-midi une importante assemblée d’amis venus de toute part, honorer une dernière fois Robert Amadou (3). 

A quatorze heures trente, sous une pluie ténue battant les pavés du célèbre cimetière parisien qui vit tant de célébrités, mortes et vivantes… déambuler, s’ébranla le cortège au sein duquel on pouvait reconnaître de nombreuses personnalités : Emilio Lorenzo, Michel Léger, François Trojani, quelques frères de la Grande Loge Suisse Alpina, (loge In Labore Virtus de Zurich), avec laquelle Robert Amadou avait de parfaites affinités, et bien d’autres encore, présents pour accompagner le défunt. 

Arrivé au caveau familial, après avoir traversé une petite partie de l’immense cimetière maintenant trempé d’eaux célestielles, le convoi funèbre s’immobilisa. L’encens de Jérusalem du diacre s’effaça progressivement dans les futaies environnantes et les chants syriaques mélodieux du Père Aydin s’estompèrent définitivement dans les frondaisons feuillues des arbres centenaires du Père Lachaise. 

Un silence bleuté happa l’espace d’un instant un fragment de l’æther ambiant. 

L’assemblée très émue, se recueillait un dernier moment avant l’inhumation lorsque l’ancien Grand Maître d’Alpina après un ultime discours entrecroisa trois roses ; rouge, rose et blanche, en symboles de force, sagesse et beauté, sur le couvercle du paletot de bois. 

Ainsi s’en vint Robert Amadou. 

Avec cet évènement, c’est incontestablement une page très importante, selon nous, de l’Histoire de l’Hermétisme du XXe siècle qui se tourne définitivement, pour laisser place à un autre temps. 

Serge Caillet, que Robert Amadou considérait comme son fils spirituel rendra dans un temps prochain un hommage autre à celui qui est maintenant passé à l’Orient éternel, mais qui restera dans bien des consciences, sinon des cœurs, comme l’être qui apporta au Martinisme du XXe siècle une respiration nouvelle, tout empreinte de l’Illuminisme du siècle des Lumières. 

Thierry Emmanuel Garnier – La LdT No 40, avril 2006 - © & DR. 

sur : http://thot-arqa.org/arcadia/accueil.html 

WebZine - Lettre N° 40 de Thot d' Avril 2006 possibilité de vous abonner et recevoir directement cette publication d' une très grande qualité. 




(1) Comme nous le savions, Robert Amadou souffrait ces derniers temps d’une insuffisance respiratoire. Entré dans le coma, il fut aussitôt emmené la semaine précédente, à l’hôpital Cochin, lieu où il s’éteignit le 14 mars 2006. 

(2) Seule église en France dévolue exclusivement aux fidèles de ce rite, elle fut entièrement construite en 2004 par toute la communauté syriaque de la banlieue parisienne. Les offices de l’Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche peuvent être célébrés en France dans d’autres églises, orthodoxes, arméniennes etc. Voir :http://cso-france.site.voila.fr/index.html 

(3) Le Père Lachaise est le plus ancien cimetière de Paris intra-muros. Le nombre de célébrités qui y reposent est impressionnant. Bien sûr, hormis les grands hommes de lettres, des arts et des sciences, que l’on connaît bien et qui figurent sur les tombes, on s’arrêtera volontiers sur quelques autres de grands initiés tels Papus, Nerval, Kardec, Nodier, … entre autres. Voir aussi : http://www.pere-lachaise.com/ 

Par ailleurs, sans présager d’une sortie du livre de Robert Amadou que nous annoncions voila maintenant 3 années, ce travail quasi achevé n’est toutefois pas remis en question et nous envisageons toujours sa possible publication prochaine aux éditions Arqa. 

Nous voulons également remercier ici, Claude Calmels Beaulieux, Xavier Basher, Brice Mébo, Jean-Marc Vivenza, pour l’accueil amical qui me fut accordé lors de mon déplacement à Paris, pour cette cérémonie d’adieu. 

En illustration : L’Eglise Syriaque Sainte Marie mère de Dieu © Photo Arcadia DR - Robert Amadou © Photo Rémi Guerrin – Infographie TEG // Arcadia DR - Cérémonie au Père Lachaise & Roger Bénévant © Photo Arcadia DR. 

Nota Bene : Cet Article comme les photographies l’illustrant ont un © Arcadia. Ils sont libres de droit et peuvent être cédés sans contrepartie, sous réserve de l’indication de leurs sources (© Arcadia -DR) ainsi que de l’URL du site internet de THOT. (La Lettre de THOT No 40). 




Le 24/05/2006
un hommage à Robert Amadou du site philosophe-inconnu 

 

Le martinisme vient de perdre l’un de ses historiens les plus zélés. En effet, Robert Amadou est décédé le 14 mars 2006 à l’âge de 82 ans. Ses obsèques ont été célébrées le 22 mars à l’église syrienne orthodoxe de Montfermeil, en araméen et en français, par le prêtre de Montfermeil, assisté de deux amis du défunt, le père Jean-François Var, de l’Église catholique orthodoxe, et le père Antoine Abi Acar, de l’Église maronite. 

Nombreux sont ceux qui sont venus lui dire adieu et témoigner leur soutien à celle qui fut pendant toutes ces années sa collaboratrice, son épouse Catherine. C’est entouré de ses proches et de ses amis qu’il a ensuite été conduit dans sa dernière demeure, au cimetière du père Lachaise. 

Robert Amadou, prêtre et écrivain, personnage atypique, avait voué une grande partie de son existence à des recherches sur l’histoire du martinisme et de l’ésotérisme. Il nous a semblé intéressant de retracer les grandes lignes de son itinéraire, c’est la raison pour laquelle nous lui consacrerons prochainement un article. 




un hommage à Robert Amadou de la G.L.d.F. : 

Robert Amadou est passé à l'Orient Eternel
Robert Amadou et Henri TN, Grand Maître de 1983 à 1985, dans la bibliothèque de la Grande Loge de France, an printemps 2000. Tous les deux étaient des travailleurs infatigables et des hommes bons.
II était l'une des grandes figures de l'ésotérisme français contemporain. Son cheminement intellectuel et spirituel fut extraordinairement riche varié. Spécialiste de la Gnose, de la Théosophie, de la Rose+Croix, de la Franc-maçonnerie et surtout de Louis-Claude de Saint-Martin et du Martinisme, il a écrit plusieurs livres et de nombreux articles; une bibliographie raisonnée est en cours. II pratiqua la Kabbale, fut un temps converti à l'Islam puis jusqu'à sa mort il fut prêtre dans l'Église syrienne d'Antioche.
Initié en 1942, son parcours maçonnique fut lui aussi riche et varié. II intégra la Grande Loge de France en 1967, dans la Loge La Chaîne d'Union, participa activement à la Loge de recherches historiques Clio. II fut avec Henri T-N l'un des animateurs enthousiastes des premières années des «Journées de Royaumont» instituées par le Grand Maître de l'époque Pierre Simon.
En 1977, résidant à Zurich, il quitta la Grande Loge de France pour la Grande Loge Suisse Alpina à laquelle il resta fidèle jusqu'à son passage à l'Orient Éternel. Lors de son inhumation, après les chants et les rituels orthodoxes, le Vénérable de sa Loge à l'Orient de Zurich, après une allocution, déposa sur son cercueil trois roses de couleurs différentes qu'il appela «Sagesse», « Force » et « Beauté ». 

Extrait à but pédagogique du "journal" de la gldf N° 67 - mai 2006