LIBRAIRIE LA LANGUE DES OISEAUX

Créée en 2004, la librairie La langue des Oiseaux vous accueille au 30 rue des Sœurs Macaron à Nancy. Spécialisée dans les ouvrages d’ésotérisme et de spiritualité d’occasion, nous nous sommes enfin décidés à utiliser les outils de notre siècle. Dans notre boutique, nous vous proposons un catalogue riche, actualisé régulièrement. Peut-être, au hasard de votre visite, vous trouverez votre trésor. Bonne visite, et au plaisir de vous rencontrer à la Librairie. https://librairie-la-langue-des-oiseaux.fr/

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*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

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mercredi 4 novembre 2009

à Cabriès-Calas, le 4 Décembre 2009 à 19h30 - Diner Littéraire avec Jean-Marc Vivenza.


Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle




Bonjour à tous,

Après la venue d'Alain de Keghel, Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle vous invitent à venir écouter Jean-Marc Vivenza lors de notre prochain dîner littéraire du vendredi 04 décembre, qui nous présentera son dernier ouvrage :


"La Sophia et ses divins mystères"

Vous trouverez l'invitation en cliquant ICI ou en fichier joint.


Diner-Débat. Jean-Marc Vivenza:

"La Sophia et ses divins mystères"

Vendredi 4 Décembre 2009 à 19h30

Auberge de La Guérine à Cabriès-Calas

Diner Littéraire ouvert à tous

Jean-Marc Vivenza
présentera son livre:


La Sophia et ses divins mystères

Diner et Débat: 20€

Réservations Impératives et Informations auprès de:

Robert Guinot : 06.22.56.22.54

email : imfprovence@orange.fr






















Extraits

La Sagesse, Sophia ou « éternelle SOPHIE », dont Louis-Claude de Saint-Martin a très souvent, dans son œuvre [1], évoqué l'importance spirituelle, occupe une place centrale dans l'économie de la Révélation judéo-chrétienne et, depuis l'origine la plus lointaine, après avoir traversé les traditions de l'Egypte et de la Mésopotamie [2], est intimement associée à l'activité divine dans les livres sapientiaux de la Bible, des Proverbes à l'Ecclésiastique.
Dès les premiers commencements nous la voyons présente aux côtés de l'Eternel, s'imposant dans son rôle essentiel et invisible, ainsi que nous l'expose le Livre des Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël.
[...]
Pénétrant toute réalité, elle habite les cœurs en tant que pur reflet de la Lumière divine, c'est la sainte auxiliaire du Plan divin, la pieuse servante du Seigneur collaborant depuis l'origine des choses, visibles et invisibles, à l'œuvre créatrice, la féconde dispensatrice des grâces vivifiantes répondant, avec une docilité parfaite et une doux acquiescement, aux volontés célestes.

Poursuivant son œuvre d'assistance auprès de Dieu, elle est, effectivement, « l'ouvrière de toutes choses », dominant la création et surplombant l'univers de sa bienveillante et amoureuse protection ; Dieu agit par elle, n'oublions pas, comme il agit par la puissance mystérieuse de son Esprit : « Et ta volonté, qui l'aurait connue, si toi-même n'avais donné la Sagesse et n'avais envoyé d'en-haut ton Esprit-Saint ? » (Sagesse, IX, 17). Il semble donc, si l'on veut bien y songer un instant avec un minimum d'attention, que du point de vue de notre relation à Dieu, cela soit parfaitement identique que d'obéir à la Sagesse, de se soumettre à ses vues, d'avoir confiance en son action bienfaisante, de s'ouvrir sincèrement à son influence secrète, que d'accueillir, avec humilité, l'Esprit du Très Haut [3].

mardi 3 novembre 2009

POUR LES CHERCHEURS, l' INCONTOURNABLE BULLETIN de la Société Martinès de Pasqually



N° 19 - 2009

SOMMAIRE

Avant-propos de Ia Présidente

- La patente de 1738 par André Kervella

- Antilles et paradoxes par André Kervella

- Une puissance maçonnique méconnue : la Grande Loge du Chevalier de Beauchaîne (1757 - 1774) par Jean-Pierre Lassalle

- À propos du manuscrit " Baylot " - Du contexte de sa composition. Quelques éléments par Thierry Lamy

- Un précurseur du spiritisme su XVIIIe siècle par Jean-Louis Boutin

- A propos d' un manuscrit inédit de Martinès de Pasqually par Jean-Louis Boutin

Documents

- 1) le chanoine Dubourg et la Franc-maçonnerie par

G. L. E. Du Fresne Beaucourt, P. Allard, J. Guiraud, 1906

- 2) Martinez Pasqualis par Walter K. Firminger, 1906 transmis par Cyvard Mariette

Notes de lecture

par Jean-Claude Drouin et par Michelle Nahon

Courriers/courriels des lecteurs

Errata

Couverture du Traité traduit en russe et paru en 2008

Programme du Colloque du 18 et 19 septembre 2010 à Marseille

Société Martinès de Pasqually
Librairie "Aux Vieux Grimoire"
46 rue des Bahutiers
33000 - Bordeaux

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Avant-propos

Dans le bulletin 18, nous avons posé la question:
qui sont Cambray et Courpon que Martinès cite dans ses « officiers principaux » à Saint-Domingue ? André Kervella y répond dans ce bulletin en donnant de nombreuses précisions sur ces deux personnages et nous l'en remercions vivement ici. Nous aimerions que toute question posée autour et au sujet de Martinès trouve des réponses aussi rapides !

Cet écrivain', spécialisé dans la maçonnerie écossaise, nous a adressé un autre article, un article d'importance. Il a étudié très longuement la fameuse patente que détenait Martinès dont il y avait encore une copie à Bordeaux en 1848 comme nous l'avons vu dans ce même précédent bulletin, cette patente qui a suscité tant de questions. André Kervella répond à nombre de ces interrogations. Cet article va certainement susciter des réactions mais, comme vous le savez, nous sommes une société de recherches historiques et la démonstration d'André Kervella est étayée. Nous sommes prêts à publier vos réactions dans le bulletin suivant si elles sont argumentées. J'ai demandé à André Kervella d'ajouter à la fin de son article le fac-similé de la patente de 1747 qu'il a en sa possession et qu'il a bien voulu nous communiquer. La qualité en est médiocre mais il m'a paru intéressant d'avoir l'occasion d'en publier au moins une, à titre d'exemple, puisque celle de Martinès n'a pas été retrouvée. Enfin, cet article contient aussi la biographie détaillée de Langeron, le colonel du régiment de Foix, ce qui nous fait découvrir des aspects inattendus de ses activités liées à la maçonnerie écossaise, même si elles ne sont pas apparemment en relation directe avec celles de Martinès.

Jean-Pierre Lassalle, bien connu de nos lecteurs, en particulier par sa publication importante de documents inédits' sur Martinès parus dans le Bulletin n° 8, s'intéresse à un personnage, le chevalier de Beauchaîne, sur lequel des clichés circulent qu'il est nécessaire de rectifier. Il se trouve qu'André Kervella, au cours de son article évoque aussi ce personnage, contemporain de Martinès. Les deux approches permettent de situer un épisode historique important concernant la maçonnerie écossaise et de donner vie à cette période où Martinès lui aussi s'efforce d'apporter sa pierre à cette construction.

Deux auteurs qui ont déjà collaboré à notre bulletin nous ont fait le plaisir d'envoyer de nouveaux articles : Thierry Lamy revient sur le riche manuscrit Baylot et Jean-Louis Boutin nous fait part de deux découvertes. Quant à Cyvard Mariette, grand chercheur d'archives publiées sur la Toile, il nous a adressé des textes de première importance et plusieurs références dignes d'intérêt.

Je termine par l'événement qui se prépare pour septembre 2010 : le colloque de Marseille. Vous trouverez dans ce bulletin le projet actuel, les dates en sont fermes et le programme quasi définitif. Nous vous tiendrons au courant par courrier ou courriel de l'ouverture des préinscriptions, début 2010. En nombre suffisant, elles permettront la tenue de ce colloque. Mais je ne doute pas que nous soyons assez nombreux pour couvrir les frais d'une grande salle marseillaise de 250 places pour le premier colloque sur Martinès de Pasqually. Optimiste, je crains même qu'elle ne soit pas assez grande !

Nous essaierons de prévoir la sortie du bulletin n° 20 pour le colloque et de le remettre aux adhérents présents. Ainsi, nous aurons l'occasion de le commenter de vive voix avec les participants et de recueillir en direct éloges ou critiques ou mieux compléments d'informations. Là encore, guère d'incertitude autour de ce projet. Déjà trois textes sont en préparation dont un article de Georges Courts qui vient de publier un superbe ouvrage Le Grand Manuscrit d'Alger et qui fait un rapprochement fort intéressant et, je crois, inédit, entre les livres d'Henri Cornelius Agrippa et le recueil des hiéroglyphes de Grenoble. Il a découvert que ce sont ces ouvrages qui servent de base aux travaux théurgiques coëns et non ceux d'Abramelin (ou Abrahmelin) comme certains auteurs l'ont pensé. Je n'oublie pas non plus Christian Marcenne qui n'a pu terminer ses articles en préparation pour des raisons de santé et qui participera lui aussi au prochain bulletin.

Colloque et anniversaire, eh oui, 20 ans de publications de la Société Martinès de Pasqually, l'année 2010 s'annonce sous les meilleurs auspices...


Saint Aubin, le 15 septembre 2009, Michelle Nahon,

Présidente de la Société Martinès de Pasqually


Après la mise en ligne du sommaire n° 19 du Bulletin 2009 :

http://www.cuvelier-roy.com/mdp/bulletins.htm

et

d'une fiche d'Adhésion à la Société Martinès de Pasqually :


http://www.cuvelier-roy.com/mdp/pdf/bulletin_adhesion.pdf

annonce de la découverte d'un nouveau manuscrit du Traité


L'actualité martiniste de l'automne 2009 est marquée par deux événements liés à Martinès de Pasqually. Le premier concerne la traduction en langue russe du Traité sur la réintégration. Le second se rapporte à l'annonce de la découverte d'un nouveau manuscrit du Traité par Mariette Cyvard.
A cette occasion Xavier Cuvelier-Roy vient de procéder à une mise à jour de son article :
Le traité sur la réintégration des êtres :
des manuscrits aux éditions.

Mise à jour la plus récente :
3 découvertes dans l'étude Traité sur la réintégration des êtres.
suite sur :

http://www.philosophe-inconnu.com

lundi 2 novembre 2009

Venez découvrir et retrouver le site des éditions l'Originel dans sa nouvelle version


Originel, Revue et Maison d' Edition, aventure éditoriale phare de la Tradition, explore un corpus de références, sorte de "Trésor du Savoir" offrant des dossiers très denses sur les différentes filières littéraires, philosophiques ou spirituelles d' Occident comme d' Orient.

Bien-être, Santé, Réussite, Tradition, Développement personnel, Hypnose ericksonienne, Voies d' Eveil, Littérature et Avant-garde, Franc-Maçonnerie, Hermétisme, Alchimie, Paganisme d' Occident, Chamanisme, Traditions de la Chine ancienne, Taoïsme, Feng-Shui, Arts Martiaux internes, Enseignements Soufis.

L'Originel, explore un corpus de références de toutes sortes, une sorte de Trésor de Savoir. Il propose d'y puiser pour y trouver la voie vers l'Absolu Collectif : pour Charles Antoni, chaque tradition a ses rites, ses mythes, ses enseignements initiatiques, ses mystères, son savoir ésotérique.
Ce sont des Masques, tous passionnants, ils recouvrent un même visage, celui d'un Savoir Absolu commun à l'humanité entière. Cet héritage intemporel, un courant essentiel y conduit, c'est celui de l'Eveil.

Venez découvrir et retrouver le site des éditions l'Originel dans sa nouvelle version à l'adresse suivante :

http://www.loriginel.com.

Cordialement,

samedi 31 octobre 2009

Fernand Khnopff et les Salons de la Rose-Croix






Dans le Manifeste de 1614, la Fraternité de la Rose-Croix, semblant surgir de nulle part, s'adresse aux élites intellectuelles et morales de l'Europe par voie de manifestes. Elle constate que l'humanité accumule les progrès scientifiques et que pourtant la société se porte mal. Elle conclut à l'urgence d'une « réformation » universelle portant à la fois sur les modes de pensée, l'économie, la politique et les mœurs.



Entre 1614, année de l'apparition publique de la Fraternité de la Rose-Croix et le 19ème siècle, il n'existe pas de continuité prouvée. En dépit de vaines tentatives pour accréditer l'idée que la Rose-Croix, en particulier, se serait perpétuée depuis l'époque égyptienne.

On retrouve souvent des franc-maçons à l'origine des sociétés rosicruciennes du XIXème siècle. La première en date de ces fraternités a été fondée en 1865 en Angleterre. C'était une assemblée d'érudits versés dans la symbolique alchimique, l'hermétisme, la spiritualité égyptienne et le zoroastrisme, cette religion persane basée sur un dualisme radical du bien et du mal. Rien que de très sérieux, on l'aura compris.

En France, en 1888, le Docteur Gérard Encausse, dit Papus et Stanislas de Guaïta, féru d'occultisme, fondent l'Ordre Kabbalistique de la Rose+Croix. La science des Mages et la symbolique alchimique, la Kabbale, l'initiation véritable pour entrer en contact avec ceux qui détiennent les connaissances cachées, les communications télépathiques avec le monde astral, voire le spiritisme et la magie, fascinent tout ce beau monde.

Il était dirigé par un suprême Conseil de douze membres, dont six devaient rester inconnus. Stanislas de Guaïta et Joséphin Péladan figuraient parmi les supérieurs connus. Les adeptes ne devaient connaître que les deux parrains qui les avaient fait admettre dans l'Ordre.

Suite à des rivalités internes, comme c'est trop souvent le cas dans les entreprises humaines, Joséphin Péladan fonde en 1888 l'Ordre de la Rose+Croix du Temple et du Graal. Alors que Guaïta se place sur un terrain étranger à la religion, Péladan se persuade que les générations futures célébreraient l'union du catholicisme et de l'occulte ! C'est son frère Adrien Péladan, un des premiers homéopathes français proche de la pensée du médecin « rosicrucien » Paracelse, qui l'avait instruit dans les sciences ésotériques.

En réalité, la société secrète de Péladan présente, à la lumière du XXIème siècle, tous les caractères d'un groupe spiritualiste mondain séduit par une esthétique fin-de-siècle. Péladan, habillé en mage, distribuait les grades d'écuyer, de chevalier et de commandeur.

Mais pourquoi donc cette réaction occultiste en pleine époque rationaliste ? Dans les années 1880, Jules Grévy succède à Mac-Mahon. Le nouveau Président est un ancien député de l'assemblée révolutionnaire de 1848. Dès le début de son mandat, il s'attelle à promouvoir les valeurs républicaines. Il combat le nationalisme à l'égard de l'Allemagne. Ainsi, on ne s'étonnera pas de retrouver Maurice Barrès, un ami d'enfance de Stanislas de Guaïta, du côté de la réaction et du mouvement rosicrucien. C'est l'époque où la IIIème République, la « gueuse » selon l'insulte du temps, affirme la laïcité des institutions. La maçonnerie française joue un rôle important dans la création d'un enseignement gratuit pour tous, dégagé de toute influence du pouvoir religieux. Plus grave ! La franc-maçonnerie a fait du progrès social et de la liberté absolue de conscience son cheval de bataille. En 1877, beaucoup de maçons croyants et conservateurs avaient déjà éprouvé un malaise croissant à se retrouver au sein d'un Grand Orient de France qui avait supprimé de ses statuts toute référence au Grand Architecte de l'Univers.

Les Salons Rose+Croix


Le premier Salon ouvre ses portes le 10 mars 1892 à la galerie Durant-Ruel, rue Lepelletier, à Paris. Soixante artistes ont répondu à l'appel lancé par Péladan, et le catalogue de l'exposition comprend 250 œuvres. Ceux qui souhaitent participer aux Salons ne sont pas tenus d'adhérer à l'Ordre de la Rose-Croix du Temple et du Graal. La condition unique de leur participation est que leurs œuvres répondent aux caractéristiques générales d'un règlement sévère qui bannit certaines représentations : les scènes militaires ou historiques, les représentations d'animaux domestiques et les «accessoires et autres exercices que les peintres ont d'ordinaire l'insolence d'exposer».

Le Salon est inauguré avec cérémonial, sur une musique spécialement composée par Érik Satie, le compositeur officiel de l'Ordre. Les journées sont prolongées par les «Soirées de la Rose-Croix», consacrées à la musique et au théâtre. On y écoute des conférences de Péladan sur l'art et la mystique. La musique occupe une place importante ; on vient y écouter des œuvres de Vincent d'Indy, de César Franck, de Richard Wagner, de Palestrina, d'Érik Satie et de Benedictus.

Il y eut au total six Salons de la Rose-Croix. Après le sixième Salon, en décembre 1897, Joséphin Péladan prononça la mise en sommeil de l'Ordre. Il faut dire que les autorités, qui étaient très gênées par le succès répété de chacun des Salons, faisaient tout ce qu'elles pouvaient pour empêcher qu'ils ne se tiennent. On s'arrangeait pour qu'il n'y ait pas de salle disponible. Curieusement, en 1898, le mouvement symboliste commence à perdre son influence. Cette année est marquée par la mort de Gustave Moreau, de Stéphane Mallarmé, de Georges Rodenbach, de Puvis de Chavannes et de Burnes Jones.

Parmi les nombreux artistes qui participèrent à ces Salons, deux Belges :

- Jean Delville, qui se lia d'amitié avec Péladan et qui sera le Consul de la Rose-Croix en Belgique ;

- Fernand Khnopff, que Péladan considérait comme un maître. Devenu son ami, il sera le premier disciple belge de Péladan, et lors du second Salon, il exposera sa célèbre toile inspirée d'un poème de Christine Rossetti : « I lock my door upon myself ».

En 1885, alors que le jeune artiste n'est connu jusque là que pour ses portraits de la haute société bruxelloise et qu'il développe son talent de paysagiste dans les Ardennes, il illustre à deux reprises le roman « Le Vice suprême » de Joséphin Péladan qui y expose sa doctrine plus ou moins fumeuse. Khnopff indique au bas d'un des dessins « Credo ». Trois ans plus tard, il dessine le frontispice d'un autre roman de Péladan, Istar. 1888, on n'oublie pas que c'est l'année de la fondation de la société rosicrucienne de Péladan. Il faut ajouter que Khnopff a découvert à la même époque les Préraphaélites anglais. Pour ceux-ci, l'art a une mission spirituelle et se doit, tout comme la religion, de magnifier le Principe divin et d'y faire participer autrui. L'Art est la recherche de Dieu par la beauté et l'œuvre parfaite est celle qui réunit toutes les perfections. Il ne suffit pas qu'elle satisfasse seulement l'intellect ; il faut également qu'elle soit, pour celui qui la contemple, un tremplin qui permette l'élévation de l'âme. La recherche de la beauté est motivée par la nostalgie d'une harmonie perdue que l'homme recherche instinctivement en toutes choses.

Fernand Khnopff s'éloignera bientôt du Sâr Péladan. L'artiste épris de solitude n'apprécie guère le côté grandiloquent et le tapage médiatique qui accompagnent les Salons Rose+Croix.

A examiner de plus près l'évolution de l'image de la femme dans l'œuvre du peintre, on constate que 1888 constitue vraisemblablement une année charnière.

Pour Khnopff comme pour Baudelaire, la femme devient naturelle, c'est-à-dire abominable, car elle ne sait pas séparer l'âme du corps. Cette conception nouvelle dans son œuvre correspond sans doute à la redécouverte de la gnose par les sociétés rosicruciennes et, plus prosaïquement peut-être, par la perspective du mariage de sa sœur Marguerite qui quittera le domicile familial en 1890.

On appelle Gnostiques (du grec Gnôsis, connaissance) les adeptes des écoles philosophiques qui, dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, affirmaient détenir une vérité placée au-dessus de toutes les religions révélées, affranchie de tout clergé. L'idée centrale du gnosticime, sous l'influence de la Kabbale et de Platon, est que tous les esprits émanent de Dieu, se dégradent en tombent dans le « monde du mélange » mais certains esprits sont promis à se libérer de la matière et à retrouver ainsi leur pureté primitive.

Le gnostique intransigeant manifeste une répugnance invincible à l'égard des diverses manifestations de la sexualité ordinaire et même des principaux événements de la vie corporelle (naissance, mariage, vieillesse...). Pour lui, le corps est assimilé à une chose étrangère qu'il faut subir, comme une prison. Aucun lien cependant avec le christianisme qui fustige le corps pour mieux exalter les vertus du paradis et le bouddhisme qui ne se focalise pas sur le corps mais tente de maîtriser le désir qui en émane afin d'éviter la souffrance. Dans la perspective gnostique, le corps, et plus particulièrement le corps féminin, est perçu comme quelque chose de malicieux et d'horrible.

Pour contrebalancer cette misogynie, on retrouve également dans cette doctrine &endash; et dans l'œuvre du peintre - le culte de la Femme divine, de la Mère et de l'Eternel féminin : c'est la voie entre Dieu et le monde. La femme peut accélérer la déchéance du monde mais elle peut aussi le sauver. L'androgynie divine est également un thème fort présent dans la philosophie gnostique. C'est une façon de représenter l'unité primordiale qui a été perdue, l'indifférenciation sexuelle permettant d'éviter la chute dans le temps et dans un corps.

En 1902, Khnopff quitte le domicile de ses parents pour un temple atelier dédié au culte de l'artiste et de son œuvre. C'est l'époque où il hante les coulisses de la Monnaie. Maurice Kufferath lui a commandé les costumes et les décors de plusieurs opéras. Khnopff, l'artiste raffiné, marqué par l'humour anglais, séduit les jeunes cantatrices. Conséquence ? La veine artistique de la femme onirique, androgyne, tentatrice ou mystérieuse, se tarit. Comme si les passades de la Monnaie lui avaient enfin ouvert les yeux sur d'autres « mystères féminins » que ceux dont il s'était fait le grand prêtre. Désormais, ses modèles sont plus charnels, à portée de la main. Elles décochent des oeillades, elles grillent des cigarettes, elles sont polissonnes, voire complètement dénudées…

A 51 ans, l'homme n'est pourtant pas au bout de ses paradoxes : il se marie à la maison communale d'Ixelles avec une jeune veuve qui a deux enfants. Le couple se domicilie au Boulevard Général Jacques, à une centaine de mètres de l'atelier de l'avenue des Courses mais le peintre en interdit formellement l'accès à son épouse ! « Je construis mon monde et je me promène dedans » tel est son credo. La séparation est prononcée trois ans plus tard… En réalité, le Maître privilégie le culte de sa sœur qui a quitté Bruxelles depuis longtemps. Le peintre conservera jusqu'à sa mort le magnifique portrait qui la représente corsetée dans une robe quasi nuptiale et gantée de blanc pour éviter toute souillure. En retour, Marguerite reconstituera pour elle la chambre bleue de l'atelier du peintre mort en 1921.

A la fin de sa vie, on sait que Fernand Khnopff suivait l'enseignement du philosophe suédois Emmanuel Swedenborg à l'Eglise de la Nouvelle Jérusalem, à Ixelles. On y accorde une large place au mystère : un monde invisible d'intersignes et de correspondances insolites, d'anges gardiens et de démons, influence sans cesse le monde visible. La vie de l'homme, dès lors, ne se borne pas à la sphère terrestre. A la connaissance scientifique, s'oppose une connaissance intuitive fondée sur l'illumination individuelle. Mais la plupart des portraits féminins de Fernand Khnopff ne rappellent-elles pas des apparitions d'un autre monde ?

Bruges et le Graal

D'origine occitane, Péladan fut un des premiers à mettre en évidence les rapports qui existaient entre les troubadours et les Cathares et le lien entre l'emblème du Graal et la Rose-Croix.

Le Dr Gérard Encausse, qui sous le pseudonyme de Papus, joua un grand rôle dans la résurgence des mouvements rosicruciens, écrit : « Le dépôt de l'initiation occidentale a eu trois noms successifs au cours de l'Histoire : Gnostiques, Templiers et Rose-Croix ».

Les préraphaëlites anglais sont également fascinés par les légendes celtiques, la quête du Graal, les aventures du roi Arthur...ce qui les plonge dans de véritables transes de mysticisme.

Le Graal lui-même serait le résultat d'une émeraude tombée du ciel de Lucifer puis taillée en forme de coupe dans laquelle Joseph d'Arimathie aurait recueilli au pied de la croix quelques gouttes de sang du Christ. Il était à la fois visible et invisible. Seuls les initiés au cœur pur ayant triomphé de toutes les épreuves pouvaient le contempler. A tous les autres, il demeurait caché.

Le cycle du Graal, qui s'ouvre sur Perceval, commencé par Chrétien de Troyes vers 1182, se distingue du précédent cycle par une inspiration nettement mystique. Il ne s'agit plus ici d'aventures et d'amour courtois, mais de quête et d'amour divin. Dans la suite du Perceval, composée par plusieurs auteurs, cette tendance mystique, étrangère à Chrétien de Troyes, qui ne parle pas de coupe mais d'un plat, va s'accentuant : on y apprend la nature du Graal, vase sacré où fut recueilli le sang du Christ et qui va faire l'objet d'une interminable quête pour les chevaliers de la Table ronde. Ni Perceval ni Lancelot, malgré leur bravoure, ne peuvent mener la Quête à son terme. Seul Galaad, fils de Lancelot, grâce à sa chasteté, parviendra à voir le Graal avant de mourir.

Chrétien de Troyes a écrit le chef-d'œuvre de la littérature arthurienne, Perceval ou le Conte du Graal, quelque part entre Bruges et Gand, autour de 1180. L'écrivain champenois venait de se mettre au service du puissant comte de Flandre Philippe d'Alsace. Celui-ci lui aurait remis un manuscrit, à charge pour le poète de l'interpréter avec panache. Le père de Philippe, Thierry d'Alsace, avait encouragé le développement de l'Ordre du Temple par des donations multiples. La tradition rapportait qu'il avait reçu des mains du Patriarche de Jérusalem quelques gouttes du sang du Christ. Selon certains historiens, la forme octogonale du beffroi rappellerait le reliquaire qui contenait le sang du Christ. Peu importe si des analyses contemporaines de l'ampoule de cristal ont démontré que les Flamands s'étaient tout simplement servis lors du sac de Constantinople en 1204. La puissante cité hanséatique a rêvé de la posséder dès la première croisade, à la fois pour des raisons mystiques &endash; la protection de la cité par le Saint-Sauveur &endash; et commerciales. Les reliques, vraies ou fausses, attiraient les pèlerins et donc les commerçants de l'Europe entière. On peut se demander si, à l'origine, la procession du Saint-Sang ne possède pas un rapport étroit avec la vision de Perceval qui voit défiler le cortège sans poser de question ? Il n'est pas sans intérêt de savoir que Richard Wagner, un des compositeurs préférés de Fernand Khnopff, s'est inspiré de la branche allemande du conte médiéval pour écrire son Parsifal.

De quoi transformer Bruges en ville éminemment mystique aux yeux de Khnopff.

Dans son Enfer, Dante lui-même, le poète préféré des Rose-Croix, n'avait-t-il pas cité en exemple la ville comme rempart contre le déluge céleste ?

Fernand Khnopff a passé son enfance, de 1860 à 1866, les yeux rivés sur le célèbre Quai Vert, vert comme l'émeraude du Graal. Il le dessinera à plusieurs reprises dans des tons extrêmement sombres. Au milieu du quai encombré de touristes en été, on découvre la maison-dieu du Pélican, le symbole de la Rose-Croix par excellence. La maison natale du peintre se trouve dans l'exact prolongement de la Chapelle du Saint-Sang et du Burg, où Chrétien de Troyes a composé le Conte du Graal, et de la cathédrale Saint-Sauveur. Elle se trouve à deux pas de l'église de Jérusalem qui aurait pour modèle l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Enfin, le plus vieil exemplaire connu et donc le plus fiable de la règle de l'Ordre du Temple se trouve à la bibliothèque de Bruges. Ce précieux manuscrit, propice à enflammer les imaginations, se trouva longtemps au refuge de l'Abbaye de la Poterie, dans le prolongement du canal qui longe la maison d'enfance de Fernand Khnopff.

Pas moins d'une trentaine d'œuvres, exécutées de mémoire ou d'après photographies, ont pour thème sa ville d'enfance. Tout ce qui rappelle le monde des humains en est soigneusement évacué, jusqu'à la statue de Memling dans le tableau « Une ville abandonnée » ! Au Lac d'Amour, Fernand Khnopff songeait-il à Lancelot du Lac et à Lohengrin, le chevalier au cygne.

Le père de Fernand Khnopff, substitut du Procureur du Roi à Bruges, appartenait à une famille de notables de la ville. Le blason familial décore d'ailleurs un des murs de l'église Notre-Dame qu'il représente à deux reprises dans son œuvre. Et Marguerite, la sœur admirée, le modèle favori du peintre, est née à Bruges (Langestraat,1). Adulte, il y reviendra à de très rares reprises, calé au fond d'un fiacre, portant des lunettes noires pour ne pas subir les changements apportés à son décor de rêve. Plus tard, il confiera ce paradoxe apparent : « Je n'ai jamais vu et ne verrai jamais les Memling de Bruges. » 1902 marque le début de la période brugeoise du peintre. Est-ce un hasard ? La même année, la première grande rétrospective consacrée à Memling se tient à l'Hôpital Saint-Jean et attire 35.000 visiteurs, nombre considérable pour l'époque. A la même période, à Bruxelles, Khnopff est occupé à dessiner les décors et les costumes de l'opéra Le Roi Arhus d'Ernest Chausson qui sera créé en 1903. Toujours le Graal… Le Théâtre de la Monnaie vient de célébrer avec faste le centenaire de cet événement musical.

On dit que les affinités entre le monde de Khnopff et de Rodenbach sont profondes, mêmes si la plupart des philologues citens davantage Maurice Maeterlinck comme frère spirituel du peintre. Bruges et la pensée mystique constituent sans doute les liens qui unissaient le peintre et le poète.

Dès 1889, le peintre exécute un pastel intitulé « Avec Georges Rodenbach. Une ville morte ». En 1890, une de ses premières œuvres symbolistes reprend le titre d'une plaquette de Rodenbach parue en 1888 : « Du Silence ».

Bruges-la-Morte paraît en feuilleton dans le Figaro un mois avant l'inauguration du premier Salon Rose+Croix de Joséphin Péladan et un an après la création de l'Ordre de la Rose+Croix du Temple et du Graal. Pour l'anecdote, plusieurs articles parus dans le grand quotidien français, pour lequel Rodenbach écrivait des chroniques littéraires, avaient annoncé avec fracas l'existence de la Fraternité.

Rappelons le canevas du récit d de Bruges-la-Morte : « Un veuf inconsolable, s'est fixé au Quai du Rosaire à Bruges. Il y mène avec sa pieuse servante une vie calme et retirée, cultivant soigneusement sa douleur et ses souvenirs. Ce n'est pas au hasard qu'il a choisi Bruges. Personnage principal et omniprésent, la ville s'associe à son chagrin, s'assimile même à l'épouse morte. Un soir, cependant, en sortant de Notre-Dame, Hugues rencontre une jeune femme inconnue dont la ressemblance avec la défunte est sidérante. Il la poursuit jusqu'au Théâtre. Il découvre que la jeune femme fait partie de la troupe qui joue Robert le Diable. Hugues Viane, tentant de retrouver en l'actrice le souvenir de celle qu'il a perdue, devient son amant. La ville austère lui reproche sa liaison... Le récit se termine dans la tragédie sur fond de procession du Saint-Sang. Bruges-la-Morte est un des premiers romans illustrés. Une des dernières photos représente le précieux reliquaire conservé dans une chapelle du Burg.

Rodenbach a situé la résidence de son héros négatif au Quai du Rosaire (Rozenhoedkaai). Des détails topographiques permettent de penser qu'il s'agit de la « Maison espagnole », à l'angle du Quai du Rosaire. Là même où en 1584 Perez de Malvenda dissimula dans un « coffret de plomb » la relique du Saint-Sang alors que les protestants contrôlaient la ville. Poursuivant l'analogie, signalons que le héros de Bruges-la-Morte conserve la chevelure de sa femme dans un reliquaire de cristal et que la procession du Saint-Sang précipite le dénouement tragique du récit ! Une inscription commémorative rédigée par... Guido Gezelle et scellée dans la façade en 1892, l'année de la parution de Bruges-la-Morte, renforce l'hypothèse de la symbolique mystique du roman. Le personnage central paie pour avoir trahi le culte de son épouse défunte et pour s'être enlisé dans l'amour charnel.

Pour conclure sur un mode plus léger, j'ai cru retrouvé la rose et la croix dans une des signatures de Fernand Khnopff qui apparaît pour la première fois dans l'esquisse du tableaux exposé au premier Salon Rose+Croix. Il s'agit d'une fleur trilobée avec au centre le F et le K entrelacés qui forment une croix ou un gamma, selon le point de vue.

Quant à Georges Rodenbach, son frère astral, on le retrouve à Paris, au cimetière du Père-Lachaise. Même s'il n'est pas signalé comme personnage illustre dans le guide officiel du Père-Lachaise, les habitués le connaissent depuis toujours sous le nom de l'homme à la rose. On le voit jaillissant du tombeau une fleur à la main. Gravée dans la pierre, on découvre une immense croix pattée, la croix que les Templiers portaient sur leur épaule gauche. L'épaule droite du poète et sa main qui tend la rose forment un angle droit ou une équerre. Le sculpteur Albert Besnard a donc réuni trois symboles qui éclairent secrètement l'œuvre mystique du chantre de Bruges.

Joël Goffin

Epilogue.

C'est l'automne, la pluie et la mort de l'année !
La mort de la jeunesse et du seul noble effort
Auquel nous songerons à l'heure de la mort :
L'effort de se survivre en l'Œuvre terminée.

Mais c'est la fin de cet espoir, du grand espoir,
Et c'est la fin d'un rêve aussi vain que les autres :
Le nom du dieu s'efface aux lèvres des apôtres
Et le plus vigilant trahit avant le soir.

Guirlandes de la gloire, ah ! vaines, toujours vaines !
Mais c'est triste pourtant quand on avait rêvé
De ne pas trop périr et d'être un peu sauvé
Et de laisser de soi dans les barques humaines.

Las ! le rose de moi je le sens défleurir,
Je le sens qui se fane et je sens qu'on le cueille !
Mon sang ne coule pas; on dirait qu'il s'effeuille...
Et puisque la nuit vient, à j'ai sommeil de mourir !

Le Règne du silence

http://users.skynet.be/fa007429/fkn2.htm

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Fernand KHNOPFF ET LES SALONS DE LA ROSE CROIX

pour les salons de la Rose-Croix voir aussi : Joséphin Péladan et les Salons de la Rose-Croix



http://www.rose-croix.org/histoire/salon_rose-croix_1.html

mardi 27 octobre 2009

Salomon alchimiste par Carl Lavoie



Bonjour,

Nous avons le plaisir de porter à votre connaissance la mise en ligne sur le site des Editions de Massanne d'un nouvel article de Carl Lavoie :


La manœuvre visant à légitimer une science en lui attribuant des textes de la plume d’auteurs réputés remonte à loin. C’est un artifice assez courant, et, de fait, la littérature alchimique n’y a pas échappé : un recensement de ses écrits pseudépigraphiques formerait peut-être même la belle part de son corpus.
Dès le XIIIe siècle, en achevant de l’intégrer aux sciences universitaires comme une discipline appartenant à la physique (au même titre que la médecine), on s’efforçât de doter l’alchimie de quartiers de noblesse. On s’appliqua notamment à la justifier en se réclamant de personnages bibliques. On ne cherchait pas alors qu’à lui donner une ascendance qui en imposerait ; on devine parfois aussi une volonté de la laver de certains soupçons (comme celui, par exemple, donnant pour origine à l’Art d’Hermès les enseignements techniques et métallurgiques prodigués par les anges déchus d’avant le Déluge1.)
Parmi ces intercesseurs invoqués dans les textes alchimiques, on tombe, ça et là, sur des références au roi Salomon. Symbole de la sagesse, comment ne pouvait-il pas jouir d’un grand prestige aux yeux des Philosophes ? On retrouve d’ailleurs dans une récente étude sur les alchimistes juifs un chapitre entier consacré à ces personnages bibliques qui furent perçus comme des alchimistes, et où on y examine quelques exemples concernant spécifiquement Salomon. Après nous avoir rappelé que le sceau de Salomon est le même symbole dont se servaient les alchimistes pour designer la Pierre philosophale, et avoir traité de plusieurs extraits de textes associant Salomon à l’hermétisme dans les traditions grecque, juive et musulmane, on y relève quelques mentions venant de l’Europe chrétienne2.

suite sur : http://www.massanne.com

Éditions de Massanne

Mas Saint Jean
Ferrières
Saint-Laurent-le-Minier
30440
France


editions@massanne.com

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+33 (0) 4 67 73 90 95

lundi 19 octobre 2009

ANTIBES-Le 29 octobre à 14:30, Ventes aux enchères : DISPERSION DE LA BIBLIOTHEQUE D'UN AMATEUR DU CAP D'ANTIBES

ANTIBES ENCHERES
8, AVENUE PASTEUR
06600 ANTIBES

LIVRES ANCIENS ET MODERNES DU XVI° AU XX° / OCCULTISME, MAGIE NOIRE, ESOTERISME, KABBALE, DEMONOLOGIE, EXORCISME, SORCELLERIE..

DISPERSION DE LA BIBLIOTHEQUE D'UN AMATEUR DU CAP D'ANTIBES

CATALOGUE EN LIGNE :


http://www.interencheres.com/ventes_aux_encheres/description_vente_aux_encheres_1clic.php?clef_etude=06008&clef_vente=200910290022

VENTE / JEUDI 29 OCTOBRE A 14H 30

EXPOSITION / JEUDI 29 OCTOBRE DE 9H A 13 H

LIEU / HOTEL DES VENTES PASTEUR, 8, AVENUE PASTEUR, 06600 ANTIBES

EXPERT / L.D ROSSIGNOL, 1, RUE JEAN DAUMAS, 06400 CANNES TEL / 06 03 62 41 72
FAX 04 94 47 43 79

LIVRES ANCIENS ET MODERNES DU XVI° AU XX° / OCCULTISME, MAGIE NOIRE, ESOTERISME, KABBALE, DEMONOLOGIE, EXORCISME, SORCELLERIE..

PAPUS / AGRIPPA / DURVILLE / GUAITA / WIRTH / DU POTET / VIGNERE / CROLL / GRILLANDU (aux Armes du Duc de la Force)/ DEL RIO / MANUSCRIT CLAVICULE DE SALOMON / EYNATTEN / ZACHARIA / GARRAFEL / MICHAELIS / KHUNRATH OUVRAGES D'ART ILLUSTRES DU XX ème DONT WILLIAM HAYTER