*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

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mardi 31 décembre 2013

Revue L'Initiation Traditionnelle

Le numéro 4 de 2013 est paru - Téléchargez-le gratuitement


Revue L'Initiation Traditionnelle
La revue L’Initiation est la revue de référence de la Tradition initiatique occidentale et gnostique dont le martinisme et la franc-maçonnerie sont les deux plus fidèles représentants.
Créée en octobre 1888 par Papus (Dr Gérard Encausse), elle a cessé de paraître en 1914 pour réapparaître en 1953 grâce à son fils le Dr Philippe Encausse. Sa parution est trimestrielle.
Depuis 2013, elle est publiée au format numérique sous forme de fichier pdf et se nomme L'Initiation Traditionnelle.


L'Initiation
Traditionnelle
n°4 de 2013

Téléchargez votre
revue en cliquant
sur l'image de
couverture ci-
dessous.


Cher Claude ,

Le numéro 4 de l'année 2013 de la Revue L'Initiation Traditionnelle est paru

A partir de 2013, la revue L'Initiation devient une revue en ligne qu'il vous est possible de télécharger gratuitement sur le site WebPapus.info au format pdf. A cette occasion, la revue L'Initiation se nomme désormais revue L'Initiation Traditionnelle pour bien préciser son caractère traditionnel
.
Sommaire du numéro 4 de 2013 :
  • Editorial
  • Brefs aperçus sur la vie et l’enseignement de Paul Foster Case (1884-1954), par Jean Pataut
  • La prière de Jésus dans l’occident chrétien, par Antoine de l’Aigle
  • Etudes tentatives, par Marie Lalande ; Avertissement par Philippe Collin
  • A la découverte du mystère divin, par Marie-Gabrielle Janier
  • Prière de Voltaire
  • Les livres

Découvrez également les numéros 1, 2 & 3 de 2013 et les 4 numéros de l'année 2012



Vous pouvez télécharger les numéros 1, 2 & 3 de 2013 en cliquant ici : numéros 1, 2 & 3 de 2013
Vous pouvez télécharger les 4 numéros de 2012 en cliquant ici : 4 numéros de 2012
Les couvertures et sommaires des 4 derniers numéros sont visibles ci-dessous.
Toutes les informations concernant la revue L'Initiation Traditionnelle sont disponibles sur le site officiel Initiation.fr












Sommaire du numéro 3 de 2013

  • Editorial
  • Dictionnaire historique des hétérodoxies, par Claude Salzman
  • Salomon dans les traditions ésotériques, par Christian Lochon
  • Au Commencement était le quoi ? Le prologue de l’évangile de 
  • Jean, par Marielle-Frédérique Turpaud
  • L’hermétisme et les cycles cosmiques, par Gauthier Pierozak
  • En marge de l’affaire Fulcanelli… La saga de la mystérieuse 
  • famille Barbe, par Antoine de l’Aigle
  • Fais ce que dois, advienne que pourra, par Christine Tournier

 Sommaire du numéro 2 de 2013

  • Editorial
  • Moïse l’Egyptien, vigneron de Dieu, par Ernest Chenière
  • La pensée : une organisation montante chez un penseur libre !, 
  • par Arthur Brunier-Coulin
  • La danse sacrée de Pharaon, par Josselyne Daul
  • Les livres
  • Adieu chère Aude

 Sommaire du numéro 1 de 2013

  • Editorial
  • Alighieri Dante et son Temps, par Annie Delcros
  • Albert Poisson, par Nicodème
  • Les mystères de la mort, selon Saint-Yves d’Alveydre, commentés par Yves-Fred Boisset
  • Pèlerinage aux sources de méditations, par Marcus
  • Les livres
  • Les revues

lundi 30 décembre 2013

mise en ligne des exposés suivants:

Rites et croyances mythologiques en Bretagne

Rites et croyances mythologiques en Bretagne
Bernard Rio est un chercheur, un commentateur, passionnant des liens qui unissent la Nature et le Patrimoine de Bretagne. Omniprésents, ces liens tant oraux qu’écrits, architecturaux ou immatériels surgissent à chaque coin de bois, sur chaque place de village…. Encore faut-il avoir des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre.
"Ignorés, souvent détournés, les mythes bretons sont de tout temps éternels !" nous dit Bernard Rio.

Une “science” de l’Homme peut-elle être ésotérique ? 

Le dialogue Gilbert Durand et Henry Corbin

Une
“science” de l’Homme peut-elle être ésotérique ? Le dialogue Gilbert Durand et Henry Corbin
Nous vivons une curieuse époque où les notions de "progrès" et de "nihilisme", malgré leur apparente incompatibilité, semblent poursuivre une ascension certaine et parallèle.
On retrouve ce même paradoxe dans "le souffle" qui anime les recherches universitaires, CNRS etc. En particulier dans les groupes qui tentent d’étudier l’Homme, sous toutes ses coutures. 

lundi 23 décembre 2013

Sur l'initiation féminine en général, et la place de la femme au sein de la franc-maçonnerie en particulier

mise en ligne de la table ronde suivante:

Sur l
Les intervenants sont Denise Oberlin,
passée grande maîtresse de la
Grande Loge féminine de France,
Bruno Pinchard, président de la Loge
Nationale de Recherche Villard de 
Honnecourt (Grande Loge nationale
française) et Jean-Pierre Bacot,
journaliste et éditeur spécialisé dans
 l’étude des sociétés fraternelles, fondateur de la revue Critica Masonica.
Discussion animée par Jean Solis.
Voir la vidéo

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Et profitons de votre attention pour vous rappeler la sortie numéro 1 de
 la  Revue Orbs, revue "amie".
Orbs,l’autre Planète, est une revue de bibliothèque consacrée aux
mutations du monde d’aujourd’hui, largement illustrée et sans publicité,
reliant les nouvelles manières d’être, de faire et de penser, à la croisée
des traditions ancestrales et des expériences contemporaines.
... attention il y aune promotion spéciale pour Noël
uniquement valable en ligne : http://www.orbs.fr/acheter/#unite 

Revue Rodia - Le Fruit oublié de Vlad Sauciuc de Bucarest / un article de 2007, le record près de 2300 visites !, merci Vlad.

Le fruit oublié

Vous-avez déjà mangé une grenade ?

Moi, personnellement, j’avoue que j’ai découvert tard ses graines juteuses, sucrées acides, de couleur pourpre. La première fois quand j’ai reçu en cadeau une grenade, dans mon enfance, de la part d’un ami revenu d’un voyage en Caucase, je l’ai regardé étonné, et je l’ai retourné sur tous les cotés, sans que je me rende compte que j’avais à faire à un fruit. La croûte dure, jaune et avec des reflets rouges, la faisait ressembler plutôt à un moulage de plâtre. En la coupant j’ai découvert ses alvéoles asymétriques, remplies de petits grains gélatineux, que j’ai savouré tout de suite, comme une bizarre délicatesse pour laquelle j’avais l’intuition de ne plus l’a rencontrer de sitôt. Même pas aujourd’hui, quand les étagères des super marchés pleurent sous le poids des tonnes de fruits, un plus exotique que d’autre, je tombe très rarement et par hasard sur une cagette de grenades, comme si elles étaient cachées des regards et ignorées par les acheteurs… Et je me demande : il y a quelqu’un qui sait, vraiment, qu’est ce qu’une grenade, et combien d’histoires renferment sa croûte dure ?

Si on regarde dans le dictionnaire explicatif, on trouve une définition vide et banale : « la grenade est le fruit d’un arbuste (Punica granatum) de la famille de punicacés, répandu dans la région méditerranéenne et cultivé avec comme zone de prédilection un climat tempéré chaud. Ses fleurs sont rouges, et le fruit en lui même est une baie spéciale de forme sphérique, qui peut être consommée comme tel ou utilisé pour la fabrication des sirops ou gélatines( …) ». Qu’est-ce que c’est que cela ?

L’histoire nous dit que la grenade était connue et appréciée de tous les peuples antiques, par les juifs, par les égyptiens, par les phéniciens, mais, bien sur, par les grecs et romans, pour ses qualités médicinales et gastronomiques. Dans la Bible on parle très explicitement du « must de grenade », ce qui démontre que les juifs buvaient le jus de grenades après qu’ils l’aient laissé fermenter. La croûte du fruit, riche en tanin, était utilisé pour le tannage des peaux et pour donner la couleur au vin, et en médecine était connue par son pouvoir astringent, utilisé pour combattre la gastro-entérite.

Au delà de toutes ses caractéristiques, la grenade a une forte valeur symbolique, pleine de significations, et elle a été utilisée dans des contextes culturels éloignés dans le temps et l’espace. Les thèmes symboliques les plus souvent rencontrés ont été le plus souvent inspirés de la structure physique du fruit et transformé en analogies, comme ça sera la richesse, le cycle de la mort et le renaissance, la pluralité dans l’unité.


« Une sphère opaque et rugueuse (surface qui n’est pas lisse) qui enferme a l’intérieur une extraordinaire abondance de graines, sucrées et juteuses. » Le symbolisme oriental souligne cet aspect et associe le fruit avec la prospérité et la fertilité ; ainsi, la grenade, stylisé, est un motif souvent rencontré dans la décoration des murs, et il est souvent un cadeau de mariage, comme souhait de richesse et d’abondance ; même aujourd’hui, en Afrique elle est le symbole de la maternité ; en Inde, les femmes qui ont peur de ne pas pouvoir avoir d’ enfants boivent du jus de grenade ; en Grèce et en Turquie les mariées jetaient une grenade par terre et elles découvraient, en comptant les graines éparpillées du fruit écrasé, le nombre d’ enfants qu’elles allaient avoir, tandis que à Rome, les mariées se mettaient les feuilles de grenadier dans les cheveux, le jour du mariage. En Perse, l’endroit d’origine de la grenade, elle apparaît souvent dans les poèmes d’amour, associé à l’image lyrique de l’amour. Et en extrême orient, la grenade représente l’abondance, la fertilité et la fécondité ; en Chine elle était considérée comme le symbole de la postérité, en Vietnam une ancienne légende raconte à propos d’une grenade de laquelle sont sortis une centaine d’ enfants, et chez nous, dans la langue roumaine, mots comme : « roade » - fruits, « rodnic » - fructueux, « rodnicie » - fécondité (pour mieux comprendre la suite il faut savoir que grenade se dit en roumain rodie ), tire sa sève de l’arbuste avec des fruits durs. Donc, pour tous, on parle d’un concept identique, même s’il est habillé dans des formes différentes, et on ne peut pas contester le fait que la fertilité et la descendance nombreuse donne une image parfaitement adaptée au symbole de la grenade.

Certains chercheurs prétendent encore le fait que dans la mythologie traditionnelle, la grenade a été soit confondue, soit remplacée ultérieurement avec la pomme, beaucoup moins répandue dans l’architecture au proche orient et en Europe. Le jardin des Hespéride, avait des pommes d’or, Paris devait offrir une pomme à la plus belle des déesses, et Eve a offert à Adam une pomme, comme fruit de la connaissance. Mais la pomme, à cette époque, était loin d’avoir le goût et l’aspect du genre de pommes pas sauvages d’aujourd’hui : elles étaient sauvages et avec des fruits petits et rabougris, ne provoquaient même pas l’admiration, et même pas l’envie de les goûter… Comme on peut voir, la pomme, mise souvent de légende en connexion avec l’élément féminin, pourrait être en réalité une grenade…

« Comme un fil de pourpre sont tes lèvres, ta bouche est pleine de grâce et tes joues s’aperçoivent derrière la vague comme le fruit de grenade », dit la «Chanson des Chansons ». Le fruit avec des graines de couleur du rubis est rappelé à plusieurs reprises dans l’ancien Testament : des grenades mures, alternant avec des cloches d’or, décoraient la cape « sacerdotale », « l’éphod », comme est écrit dans l’Exode. La même signification de la fertilité apparaît dans la Bible dans d’autres endroits, comme par exemple quand ils parlent du Pays promis, de la terre idéale : « Ton Dieu va t’offrir la meilleure terre…avec du blé, de l’avoine et de la vigne, où poussent des figuiers, des grenadiers et des oliviers ». Peut-être que pour cela Hiram, l’architecte du temple du Salomon, a reproduit l’image sculptée des deux cents grenades tout autour des chapiteaux des deux colonnes…

Saint Grégoire de Nicée, Prêtre de l’église au 4ème siècle après le Christ, soutient que les grenades du bord des capes indiquent un mode de vie discipliné et dur, comme la croûte du fruit, en mesure de payer ceux qui le pratique avec de l’espoir, de la richesse et des cadeaux intérieurs, sucrées comme les graines enfermées dans sa pulpe, et Saint Jean de la Croix, mille deux cents ans plus tard, écrit dans « Oda spiritului (l’ode de l’esprit) » : « comme chaque grenade contient beaucoup de graines qui naissent et se développent dans sa cavité sphérique, de la même manière n’importe quelle autre caractéristique, mystère, résonnement et vertu de Dieu contient une multitude d’effets et miracles ».

Le symbolisme chrétien transforme dans le sens spirituel le motif de la richesse ; le fruit associé à l’image du Christ montre l’amour pour l’Humanité jusqu’au sacrifice suprême, comme la grenade créée des mains de la Vierge avec l’enfant dans le célèbre tableau de Botticelli. On retrouve, de même, tout au long du Moyen âge l’image de la grenade utilisée en gros autant dans les peintures que dans les arts du tissu les plus chers et précieux, destinées aux cérémonies les plus pharaoniques de la Cour des Rois et l’église. Donatello, Verrocchio, Rossellino, Piero della Francesca et les peintres qui les ont suivis, ont repris, dans leurs œuvres, le symbole de la grenade, qui est, en plus, un motif très répandu dans la décoration des sculptures, plus souvent dans celle des tombeaux et de l’architecture classique.

L’association entre la grenade et l’idée de la mort, symbolisant la renaissance, présente aussi dans l’idée du sacrifice du Christ et la promesse d’une vie éternelle, a des racines dans le monde avant la chrétienté. Dans certains rites Egyptiens funèbres sont utilisés le fruit et les graines de grenade, qui étaient mises à coté de celles parties parmi les vivants, pour l’accompagner dans le voyage dans l’autre monde. Ont été trouvées des traces du fruit dans les tombes qui datent de l’année 2500 avant le Christ, et même dans la tombe de Ramsès 6, et dans les tombes grecques ont été retrouvées des grenades en argile : la participation aux mystères implique la mort et la renaissance de l’initié.

La grenade évoque, en Grèce antique, le symbole des Mystères et, d’après Pausanias, dans la ville Argos la statue de lunone tenait dans la main une grenade et sur elle était écrit : « La signification de la grenade est un secret sacré, duquel on ne peut pas en parler ici ».

La mythologie grecque, travers Apollodore d’Athéna( siècle 2 av. Christ), associe le fruit avec Cérès ou Déméter, la déesse de l’agriculture, et sa fille Perséphone, et, à travers elles, avec la mort et la renaissance cyclique de la nature.

La légende dit que Perséphone a mangé sept graines de grenade, vues comme « nourriture de la mort », fait qui lui a attiré la punition de Zeus, qui l’a lié pour toujours a l’enfer, en l’obligeant à vivre là-bas trois mois par an : quand elle retourne sur terre, celle-ci revient à la vie, et le temps que la déesse reste sous la terre, en temps d’hiver, la grenade mûrit.

Le mythe du Perséphone ou de Proserpine, la descente en enfer, fait partie de la culture lie aux Mystères de Eleusine (les prêtres de Eleusis, le lieu d’origine de ce mythe, se décorent les vêtements avec des branches des grenadier tout au longue des Grands Mystères) et la symbolisation du voyage d’initiation, rappelé dans le cours du rite de descente dans les profondeurs de la terre.

De cette apparente contradiction entre la grenade comme symbole de la fertilité et de la mort, naît un nouveau concept, celui de la dualité. Celle dualité qui se manifeste dans plusieurs parties du travail maçonnique, du carrelage avec les mosaïques du Temple, avec des losanges blancs et noirs, aux deux colonnes, du noir et de la lumière, et jusque dans les profondeurs de chacun d’entre nous, où se passe une bataille sans cesse entre le courage et la peur, entre le bien et le mal, entre la vie et la mort.

Dans la tradition Maçonnique, dans les rites d’initiation, se souligne une autre caractéristique du fruit : les graines enfermées dans le même emballage suggère l’idée du pluralisme dans l’unité, et dans ce sens la grenade indique la loyauté, les forts liens existants entre les « frères », ou les loges distinctes d’une obédience.

Ainsi, par analogie, chaque graine peut être vue comme un franc-maçon, unique dans son identité, mais fort liée à ses frères dans une seule famille, la prospérité de celle-ci est une conséquence directe de cette union. Et comme le rôle de la graine est de se fertiliser (faire un fruit), l’abondance de celles-ci dans la pulpe de la grenade symbolise de même le souhait et la volonté des Maçons de partout de se multiplier et s’éparpiller de plus en plus. Ensemble, la multitude de graines fait allusion à la pluralité de l’apport de sciences et philosophies qui ont crée, dans le temps, une tradition compacte. Dans l’iconographie maçonnique, la grenade est partiellement épluchée, pour laisser se voir la cohésion interne, en même temps que la partie couverte de la croûte signifie le pouvoir de protection de propres idéaux des profanes qui pourront les attaquer.

On peut donc attribuer à la grenade la valeur symbolique de représentation de l’entière Maçonnerie , comme la cohésion de Frères qui, même si c’est facile de les individualiser comme être unique, sont unis par une chaîne forte et commune, non seulement comme objectif de destination (d’arrivée), mais aussi comme fonction sus individuelle, symbole de la Fraternité et de la Solidarité qui inspire le comportement des Frères pas seulement à l’intérieur de la Loge, mais aussi en dehors de celle-ci, dans les contacts des tous les jours avec le monde profane.

Mais pourquoi c’est précisément la Grenade qui appartient au symbolisme Maçonnique, quand n’importe quel autre fruit, avec beaucoup de graines dans sa pulpe, pourrait jouer le même rôle et avoir la même fonction ?

On peut trouver une première réponse dans une des descriptions du fruit, qui souligne de manière explicite la présence naturelle, à l’intérieur de celui-ci, de Loges asymétriques contenant des grains de forme (prismatica), dans lesquels se trouvent des graines extrêmement petites. Voilà donc que la nature nous offre une explication supplémentaire et à la vue en opposition avec les idées exposés antérieurement : non pas les frères sont ceux qui peuvent être individualisés en graines, mais même les Loges, logées dans des (lacasuri, genre de boites) générées par une Connaissance et une Intelligence supérieure. Par conséquence, juste à l’intérieur des graines se retrouvent les frères unis dans le travail dans la Loge. Les noyaux, contenant plusieurs graines minuscules, symbolisent non seulement la pluralité de chaque individualités des Frères, mais même la philosophie maçonnique en elle-même, qui réunit et fraternise le travail des plusieurs Loges distinctes, dans le but de promouvoir le principe de la Fraternité et Solidarité Universelle, qui est pareille même pour la plus petite graine.

Une autre réponse à cette question peut être trouvée dans la croûte du fruit, peut être la plus dure croûte parmi toutes les croûtes des fruits connus et cultivés au monde, qui enferme, protège, réunit et donne de la cohésion, étant donc comparable avec la maçonnerie en elle même.

Précisément dans la lumière de ces interprétations, on peut rajouter aux lois de la Fraternité et Solidarité antérieurement rappelées, une autre règle importante et fondamentale, qui doit être clairement définie, même si elle a été suggérée jusqu’à présent, et la quelle s’impose par l’essence et la pérennité d’un terme universel : la Tolérance.

La Tolérance permet la cohésion, la co existence harmonieuse de plusieurs Loges, et la Fraternité est sa fille, parce que cela serait absurde de penser à un rapport de Solidarité fraternelle limité exclusivement à un échange d’une expérience (endo associative). La voie du progrès spirituel a un horizon beaucoup plus large, qui se nourrit de l’Universalité et passe travers la Tolérance. Le principe qui mène à la maturation du fruit est l’unité de l’action qui étouffe les manifestations égoïstes de l’individu. Et la cohésion de plusieurs pluralités, qui contiennent, à leur tour, d’autres pluralités, et donnent une croûte dure, unique et commune à tout le monde.

Vous avez déjà regardé une grenade ?

LIBRAIRIE DU GRALL PARIS

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A votre service depuis 1976, La Librairie du Graal, librairie ésotérique, située entre les Halles et le Palais Royal, vous propose
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Notice sur l’oratoire des Templiers de Metz

oct 9th, 2011 | Par  | Catégorie: Les Templiers



Afin de compléter le texte que nous avions publié concernant la Maison des Templiers de Metz, nous reproduisons ici des documents décrivant ce bâtiment avant qu’il fut amputé en 1904. Ce qui suit est une synthèse de divers travaux que nous devons à M. de Saulcy.
Nous avons conservé l’esprit et la lettre de l’auteur, n’opérant dans la synthèse que quelques modernisations du français.
La salle capitulaire, ou réfectoire des Templiers, qui était recouverte d’un plafond en bois peint et ornée de fresques (dont parle de Saulcy ci-après), sera rasée en 1904. La chapelle octogonale, située à une centaine de mètres, échappe à la destruction et se voit reconvertie en magasin de poudre et de plomb. La chapelle était dès l’origine entièrement peinte et la décoration actuelle est due au peintre Hermann Schaper. Dans la seconde niche transformée en chapelle, on voit des traces de peintures du début du 14e siècle : la Vierge montrant à un personnage agenouillé le Christ en croix, un évêque et le martyre de plusieurs saints.
Elle est classée monuments historiques en 1840. Elle échappera encore à la destruction en 1861 grâce à l’intervention de Prosper Mérimée, alors inspecteur général des monuments historiques. Depuis 1990, elle sert de salle d’expositions et peut être visitée.


La chapelle des Templiers

Les chevaliers du Temple vinrent s’établir à Metz dans la première moitié du 12e siècle ; mais on n’est pas parfaitement d’accord sur la date précise de leur arrivée. Le chroniqueur messin par excellence, Philippe de Vigneulles, s’exprime ainsi à leur sujet (manuscrit de la bibliothèque) :
 « Pareillement tant par après et durant aussis la vie d’icelluy saint Bernard, c’est assavoir en l’un mil cent et xxiii durant le règne du devant dit Henry l’empereur, Ve de ce nom, et du devant dit Loys le Gros, roi de France, et d’Estienne, évesque de Metz, fuierent premier fondés et establis les templiers et ceulx de l’hospital de Jhérusalem, lesquels à cest heur présent y tienne le siège à Sainct-Jehan de Rhodes et furent ces deux relligions de chevalliers en ce temps fuictes pour défendre la chrestienté ; mais depuis leste dicts templiers par leur desmerittes ont esté destruicts et leur rente « et revenus donnés à ceulx dudict hospital, comme cy-après en aultre lieu sera dict. »
Les pères bénédictins auteurs de L’Histoire de Metz, D. Tabouliot et D. Jean François, se sont efforcés de démontrer que cette date était fausse. « Il est notoire, disent-ils, qu’il n’exista pas de templiers en France avant 1128, et que les deux premiers établissements qu’ils possédèrent en occident leur furent concédés, l’un dans les Pays-Bas en 1129, l’autre dans le Languedoc en 1130. » Ils pensent donc qu’il y a une erreur de dix années dans la date assignée par Philippe de Vigneulles, pour l’établissement de l’ordre du Temple à Metz, et ils rapportent cet événement à l’année 1133.
Cet oratoire est l’unique vestige de l’ancien hospice des Templiers de Metz, hospice qui fut détruit en l560 pour faire place à la citadelle que l’on construisit à cette époque sur le terrain occupé autrefois par cet hospice, l’abbaye de Sainte-Marie et l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Dames ou aux Nonains. M. de Saulcy s’est proposé de décrire successivement ce qui reste de ces trois maisons religieuses, et il a commencé par l’oratoire des Templiers.
À leur arrivée dans cette ville, ils étaient si pauvres qu’ils reçurent l’hospitalité d’Agnès, abbesse de Sainte Glossinde, qui leur donna une humble chapelle sous l’invocation de Saint-Maurice, du consentement de sa communauté. Mais bientôt ils devinrent assez riches dans ce pays pour pouvoir y former un établissement plus convenable ; ils allèrent se loger dans l’hospice qu’ils firent construire de leurs deniers dans l’emplacement où, quelques siècles après, devait exister la citadelle ; et, vers 1260, ils cédèrent la chapelle de Saint-Maurice aux Augustin, qui l’occupèrent jusqu’à la révolution. Vers 1319, après l’abolition de l’ordre, les biens qu’ils possédaient dans Metz furent partagés entre les chevaliers de l’ordre teutonique et ceux de l’ordre de Malte.
Deux cent quarante-sept ans plus tard, la ville de Metz était tombée au pouvoir de la France ; M. de Vieilleville, qui comprenait combien la possession de cette place importante était mal assurée encore, fit sentir au roi la nécessité d’y construire une citadelle qui pût au besoin contenir l’esprit indocile des Messins et rendre inexécutables tous les projets de révolte. L’ordre qu’il sollicitait lui fut donné, et il se mit aussitôt à l’œuvre. Trois maisons religieuses et deux cent cinquante habitations particulières devaient disparaître pour faire place à la citadelle projetée ; ce ne fut pas sans peine que ces diverses expropriations s’accomplirent ; les travaux languirent donc jusqu’en 1560 et ce ne fut qu’en 1562 que M. de Vadoncourt, gouverneur de la ville, vint prendre gîte à la citadelle.
Les trois maisons religieuses à renverser ou à convertir soit en magasins, soit en casernes, étaient l’ancien hospice des Templiers, l’abbaye de Sainte-Marie et celle de Saint-Pierre aux Dames ou aux Nonnains. Parmi les bâtiments appartenant à l’ancien hospice des Templiers, M. de Vieilleville choisit l’oratoire pour en faire une poudrière et une salle capitulaire pour la transformer en salle d’arsenal. Je vais successivement décrire ce qui reste de ces deux édifices.
Lors de la démolition des bâtiments appartenant à l’ancien hospice des Templiers, le maréchal de Vieilleville conserva une chapelle pour servir de magasin à poudre.
À l’extérieur, cet oratoire ne présente aucun des caractères des chapelles que l’on est convenu d’appeler gothiques. Il se compose de trois parties distinctes, de hauteurs décroissantes, dont la première est un prisme octogonal rachetant un prisme rectangulaire qui lui-même rachète un demi-cylindre. L’octogone représente la nef. Les deux autres parties composent le sanctuaire ou le chœur qui était séparé de la nef par une balustrade ; à droite de celle espèce de chœur, est pratiqué, dans l’épaisseur de la muraille, un petit réduit qui servait sans doute de sacristie à l’officiant. La partie cylindrique rachète la voûte d’arête qui la précède par une demi-voûte en tour ronde. Des jours ou fenêtres étaient pratiqués sur cinq des faces de l’octogone, aux parties latérales et à l’extrémité du chœur.

Plan de la Chapelle
suite de l' aricle sur  : http://ww2.morgane.org/

dimanche 22 décembre 2013

Grasset d' Orcet bientôt sur " Les Cahiers de l' ailleurs"





Grasset d’Orcet


Des inédits sur Grasset d’Orcet, à venir dans

les prochains numéros de la revue  

" Les Cahiers de l' Ailleurs".

Le Miroir des MMPP - Centre de recherches Papus


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