*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

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jeudi 28 janvier 2010

Jacques Breyer (1922-1996): site officiel qui lui est désormais consacré



Sans avoir été martiniste au sens strict, Jacques Breyer (1922-1996) entretint les meilleures relations avec le Dr Philippe Encausse et avec Robert Amadou, notamment, sans oublier Victor Michon, dit "Marcus", dont il faudra un jour rappeler le rôle essentiel. Breyer s'intéressa aussi tout particulièrement à Monsieur Philippe.

Parce qu'il reste méconnu, parce qu'on l'a calomnié aussi devant des juges - et ce fut un honneur, alors, de contribuer modestement à sa défense - le site officiel qui lui est désormais consacré sera fort utile, en lui rendant hommage et justice.

Vous trouverez toutes références utiles à une adresse que vous connaissez:


http://sergecaillet.blogspot.com


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Retrouvez des extraits de conférences de Jacques Breyer mis à jour régulièrement sur blog d' ERGONIA :

Biographie de Jacques Breyer :

Né en 1922 d'une famille d'éleveurs et de viticulteurs, résidant sur les bords de la Loire, il passe son enfance en Anjou, proche de la nature. Ses études secondaires interrompues par la guerre, il s'engage dans la Résistance, est arrêté par la Gestapo, et déporté à Buchenwald puis Flöha.

En 1945 rentré des camps, pensionné (grand invalide de guerre), ceci lui permit d’être fort disponible pour l’Objet des Combats de Lancelot, Galaad, et autres Chevaliers ( Quête Initiatique ).

A la suite d'événements personnels déterminants, cet auteur se consacra entièrement à la question Ésotérique, fort d'une transmission verbale et pratique héritée d'un aïeul (compagnon tailleur de pierre), en même temps que d'une source très ancienne.
Conjuguant la méditation abstraite et l'opératif, ses travaux n'ont cessé dès lors d'attirer de nombreux chercheurs, mais Jacques Breyer est resté volontairement silencieux, dans ses ouvrages, sur de telles activités personnelles.

En 1952 (au printemps) le Comte de Rosemont, propriétaire du château médiéval d'Arginy (Beaujolais), lui permet de s'installer dans celui-ci. Il Travaillera dans le donjon durant sept ans, entreprenant des Travaux de Théurgie et de Métaphysique. De temps en temps, il soigne des animaux et des malades à la ferme du château et donne des conférences à Lyon et à Paris.

De 1968 à 1975, il dirige des ateliers de métaphysique et travaille en solitaire sur la Géométrie causale, l'Alchimie et la Théurgie. C’est dans cette période qu’il publie son œuvre majeure :

TERRE-OMÉGA. ( La Voie - L’Arcane - Les Clefs ).

De 1978 à 1991, il participe à la création du Centre Ergonia, (qui sera son éditeur jusqu’à son décès), où il fera de nombreuses conférences.

De 1992 à 1996, malgré une santé très fragile, il écrit son dernier ouvrage :

ÉSOTERISME : CLEFS OPÉRATIVES VÉRIFIÉES. (1994) ( L’Astrologie des Cryptes - La Rose Numérique ) et décède, au printemps 1996, d’une longue maladie.

Bibliographie de Jacques Breyer :

• DANTE ALCHIMISTE. (1957). Épuisé.

• ARCANES SOLAIRES. (1959). Épuisé.

• OUBAH. (1969). Une Trilogie-Opérative, puisée au Sang du Baphomet, Culte Magique des Templiers.

• TERRE-OMÉGA. (1974)"Clefs Initiatiques pour survivre à l'Apocalypse".

• LES FORCES OCCULTES DU BONSAÏ. (1978) Traité de magie végétale (Horticulture Sacrée).

• AU-DESSUS DES TOMBEAUX. (1979) Viatique résumant notre Situation dans l’univers.

• L'ARBRE DU THOT. (1979) Tarot avec son Tapis Opératif.

• LE PHILOSOPHE. (1988). Écologie Spiritualiste. Épuisé.

• VAINCRE LA SECONDE MORT, (1984) « Puissance des Nombres sur la Matière ».Épuisé.

• IL FAUT SOUFFRIR POUR ÊTRE BEAU. (1993) Recueil de maximes.

• ÉSOTERISME : CLEFS OPÉRATIVES VÉRIFIÉES. (1994) Comment Tirer notre épingle du Jeu.

• Jacques Breyer a également enregistré 57 Conférences de 1972 à 1994, disponibles en K7 et Cd audio, Vhs, Dvd et en téléchargement.


http://www.ergonia.fr/Oeuvre-de-Jacques-Breyer/Voir-tous-les-produits.html

mercredi 27 janvier 2010

Mission des Souverains de Saint-Yves d’Alveydre, le reprint



Reflets du Passé est heureux de vous annoncer la seconde réédition de notre collection :

Mission des Souverains de Saint-Yves d’Alveydre.

Extrait de la préface :

La collection Reflets du Passé des éditions Dualpha s’enorgueillit de pouvoir rééditer une œuvre de Saint-Yves d’Alveydre.

Cet auteur tient une place à part dans la littérature française.

Cette particularité vient d’un mélange des genres qui laissa certains critiques sceptiques, là ou d’autres criaient au génie.

Joseph Alexandre Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909) a développé sa pensée depuis cinq ouvrages rédigés de 1882 à 1887, soit une publication annuelle, preuve d’une volonté de cohésion dans le discours mais surtout d’une fluidité dans l’argumentaire en permettant à ses lecteurs de s’arrimer à un fil conducteur concis et limité dans le temps.

Cette ambition, car il s’agit-là d’une démarche novatrice tant par le contenu que par la forme, tire néanmoins une partie de ses racines chez des auteurs (catholiques) très différents, avec des références à un mysticisme dans lequel viennent se mêler des influences politiques, ésotériques (dans le registre de la Grande Tradition), philosophiques, voire astrologiques.

Ces emprunts marquent la complexité de la pensée du marquis, mais au-delà, celui d’une époque, éprise à la fois de merveilleux, d’occultisme et d’empirisme.

Ces contradictions apparentes s’imbriquent ici dans une volonté quasi-encyclopédique d’écrire un discours qui se veut celui de la réalité, ou de la vérité.

Publiée en 1882, à la suite de la Mission des Français, Mission des Souverains, s’affirme d’emblé comme une relecture historique et critique de la place et du rôle occupé par la papauté.

Cette étude s’articule depuis une énumération des positions dogmatiques du Vatican, comme une seconde voie (au sens initiatique), ou une seconde vue (au sens propre).

On peut lire dans ses pages la révélation d’une histoire catholique controversée, où plutôt celle d’un catholicisme prôné par une papauté qui semble s’égarer de sa mission Première, en se coupant irrémédiablement de ses bases.

Ce découplage entre un exécutif papal devenu politique à défaut d’être spiritualiste, et des croyants qui aspirent à une relation simple et honnête avec le divin, pointe dans l’ouvrage de Saint-Yves, une forme de matérialisme, antinomique avec la notion même de piété.

Derrière cette volonté de s’immiscer dans la vie politique et économique, l’auteur interpelle le lecteur en relevant chronologiquement des buts factuels (malheureusement) toujours tournée vers un prosélytisme, voire une hégémonie religieuse.

Cet aspect logistique (pour reprendre un des tics de notre langage moderne) met à mal l’histoire chrétienne officielle.

La thèse de Saint-Yves renvoie à la captation d’un pouvoir spirituel par une caste engluée dans des données temporelles ; à savoir :

conserver un Leadership en transmettant méthodiquement un pouvoir qu’elle juge inaltérable.

Cette démonstration par l’exemple s’articule sur des chapitres concis et indépendants.

Leurs particularités :

On peut les lire individuellement, ou globalement.

Chacun se construit et prend sa force dans les informations relayées dans les pages suivantes ou précédentes, contribuant aux pièces d’un formidable puzzle.

(L'église jusqu'au Pape, La Papauté en formation, La Papauté révolutionnaire, La féodalité à Rome).

Mais que le lecteur ne perde pas de vue que cette démonstration et celles qui vont suivre n’ont qu’une finalité :

mettre en évidence une loi sociale trinitaire judéo-chrétienne à laquelle Saint-Yves donnera le nom (aujourd’hui galvaudé) de Synarchie.

Une Synarchie qui reviendra ensanglantée sur le devant de la scène politique durant la plus sinistre période de l’histoire européenne, sous l’occupation nazie, avec l’évocation d’un hypothétique pacte Synarchique d’Empire et l’assassinat (bien réel) du martiniste Constant Chevillon (1880-1944).

Un triste exemple dans lequel se croisent machiavélisme politique et sincérité naïve et utopiste pour un monde meilleur...

suite sur : http://refletsdupasse.blogspot.com/2010/01/mission-des-souverains.html

vendredi 22 janvier 2010

BAGLIS TV : une vidéo conférence "Quelques dérives eschatologiques chez les occultistes du XIXe siècle" par Jean-Pierre Laurant.



Les occultistes ont tenté de faire de l’eschatologie une science en s’appuyant sur la nouvelle histoire critique qui allait enfin donner sur de nouvelles bases le sens des révélations johanniques. L’Apocalypse a fourni un « code de référence » pour expliquer nombre de situations troublées. Elle a été présente au lendemain de presque tous les grands traumatismes de l’histoire occidentale, la destruction par tiers invitant à spéculer sur les signes. Henry Corbin, a retenu Ap. 21,1 « Je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle » pour son analyse du Verus propheta comparant les prophétologies Sunnite et shi’ite avec le retour annoncé du Christ. Le même schéma de pensée est applicable à l’univers sécularisé des occultistes qui ont élaboré leurs théories en faisant appel à un « monde subtil », parent du « monde imaginal » pour donner un sens au épreuves qui avaient marqué l’Europe au seuil du 19° siècle.

un extrait sur : http://www.baglis.tv

Cette conférence fut enregistrée lors du colloque Henry Corbin, en décembre 2009, organisé par L'Association des amis d'Henry et Stella Corbin :

http://www.amiscorbin.com

jeudi 21 janvier 2010

Les Editions de la Tarente viennent de rééditer le Rituel de l'Ordre martiniste de Téder, publié en 1913.



Chers amis,

Les Editions de la Tarente viennent de rééditer à 300 exemplaires le Rituel de l'Ordre martiniste de Téder, publié en 1913.

Vous en trouverez sur le blog de l'Institut Eléazar un petit compte rendu, qui commence ainsi:

Faute d’un « original » que l’on rechercherait en vain, et pour cause, sous la plume de Louis-Claude de Saint-Martin, point de rituel martiniste, au sens où on l’entend généralement, qui exclut par conséquent les rituels de l’Ordre des élus coëns, avant la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire avant la fondation de l’Ordre martiniste par Papus, en 1887-1891. Un premier rituel, de forme simple, a été diffusé par Papus lui-même, premier grand maître, dans les Cahiers de l’Ordre réservés aux loges régulières et aux initiateurs (réédités en fac-similé par Robert Amadou, dans les Documents martinistes, n° 14, Paris, Cariscript, 1980).

Pour lire la suite se rendre sur :


http://institut-eleazar.blogspot.com/

Votre dévoué,
Serge Caillet

mardi 19 janvier 2010

NEWS : biographie de Roger Caro, écrite par son fils Daniel.



Cette année commence avec la mise en ligne sur ce site de la biographie de Roger Caro, écrite par son fils Daniel.

Cette biographie étant assez volumineuse, elle sera mise en ligne par morceaux et sera regroupée par chapitres qui viendront s'ajouter régulièrement. Nous commençons par le début, à savoir le "Prélude".

Pour accéder à cette biographie, nous vous invitons à cliquer sur l'onglet "Articles" situé dans le menu horizontal, en haut de la page d'accueil. Le sous-menu "Biographie de Roger Caro" puis "Présentation" et ou "Prélude" vous donneront accès à ce texte.

Plus simplement, en cliquant sur les liens ci-dessus vous serez automatiquement dirigés vers la biographie.

Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire ce texte que celui que nous avons eu à le positionner sur notre site. Nous vous souhaitons une très bonne lecture et vous remercions de votre fidélité.

Bien cordialement

Editions Masssanne

__________________

Voici tant attendue la biographie du grand alchimiste Roger CARO. Ecrite par son fils Daniel, cette biographie très complète, très documentée est véritablement la narration détaillée de la vie de ce grand homme.

Nous sommes heureux de pouvoir présenter sur notre site l'histoire de ce chercheur, écrivain acharné, travailleur infatigable, conférencier de talent qui aura marqué notre futur et nos intentions éditoriales d'une empreinte indélébile.

Ouvert à qui voulait le connaître, généreux, ouvert sur les autres, quelques fois attaqué par des jaloux qui lui enviaient ses connaissances, Roger Caro restera pour la plupart un très grand radiesthésiste, un véritable Adepte , un homme d'Église au ses noble du terme mais surtout un Homme de Bien.
Ses écrits, qu'ils traitent de Thaumaturgie, d'Alchimie ou de Religion n'avaient d'autre but que d'aider les nouveaux arrivants à ouvrir la porte de la connaissance et les aider sur le chemin.

http://www.massanne.com/articles-alchimiques/biographie-de-roger-caro/presentation.html

http://sergecaillet.blogspot.com

jeudi 7 janvier 2010

Gab, artiste peintre, aquarelliste et illustratrice (promotion 1967 de l’école régionale des beaux-arts de Valence) qui a réalisé cette oeuvre.



Sculpture Buste de Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803)

Avec l' aimable autorisation de Xavier Cuvelier Roy

- au cours de l’été 2009,

( 10 )une peinture par Simonetta Saenger a aussi vu le jour.

Une étude signée Dominique Clairembault , de tous les portraits
connus à ce jour de Louis-claude de Saint-Martin sur :


http://www.philosophe-inconnu.com/Etudes/portrait1.htm

mardi 5 janvier 2010

TOMAR au Portugal - Questionné au sujet de la formule "Mystica Verba Profaris",



Questionné au sujet de la formule "Mystica Verba Profaris",
Mystica Verba Profaris est un vieux dilemne débattu mille fois ...

..."Mystica Verba Profaris", inscription gravée dans la pierre d'une voûte de la nef de la Chapelle Templière de TOMAR (Portugal) et de sa signification.

Certains véhicules de tradition veulent que la signification de Mystica Verba Profaris (inscription de Tomar, mais aussi d'une dalle de la Cathédrale de Prague, soit "tu prononceras les paroles mystérieuses".

Cette traduction est largement éronée si l'on en croit divers éminents spécialistes du latin templier féodal.

Au reste mystica ne devrait pas être retenue pour mystérieux (qui est mysteria) mais mythique (dans le sens du ''Mysthe'').

La signification officielle - retenue dans les textes romains (Comte de Jerphagnon Ancien Conservateur adjoint de la Bibliothèque du Vatican) et qui émane de travaux de ces éminents spécialistes de la traduction, est:

"Ne souilles pas la myste parole" - Parole étant pris en son sens de Verbe Initial(comme dans Au commencement était le Verbe .) Souiller étant plutôt pris dans le sens de "profaner" c'est à dire trahir ..

Pour Henry Clairvaux, tout comme pour les "authentiques templiers", mais il est vrai qu'il y en a peu, ceci conduit à la traduction réelle suivante:

"Ne trahis pas le Verbe"

La Légende rapporte en effet que pour accéder ''de l'autre côté" du temple visible: le candidat devait prononcer un son (parole) sans aucune déformation. Elle dit aussi que toute déformation au lieu d'ouvrir "la porte de ce qui domine" (céleste) ouvre, à l'inverse la porte de ce qui est dominé (celle des enfers .) ...

Cette formule rejoint une autre ancienne formule "secrète" du Temple qui est "Res non Verba" qui se traduit par "des Actes et non des mots" (Faire et non Dire) ce qui signifie que le Verbe évoqué est un Acte (de création, de construction, voire de destruction) et non simple verbiage .. Cette formule rejoint elle même celle de la "parole perdue" dont la prononciation parfait génère une vibration qui peut bouleverser l'ordre des éléments ... Ce "son" est également évoqué dans les traditions orientales et extrême orientales mais aussi dans les traditions celtiques.

Il est ou serait la Clef, ( le Sésame ), des Portes du Temple Intérieur et Extérieur, c'est à dire de l'Universel.

Il est, lorsqu'il est bien maîtrisé, la contraction du " SON MOT DE PASSE DE TOUS LES CIELS " [ évoqué d'ailleurs par JESUS ], et qui se compose comme suit:

" aaa ooo zezophazazzzaïeozaza eee iii zaieozoakhoe ooo uuuÿthoêzaozaez êêê zzêêzaoza khozaêkheudêÿtuyuaalethukh.ÿ"

Ce Son ordinairement appelé "OM" ou "Aum" ou encore "Heaume" fut d'ailleurs l'une des clefs du Chant Messin, base du Chant Grégorien. On doit le rapprocher du OIW, [ prononcer OYOUNE ], le SON GERME de LUMIERE chez les CELTES. Ce son ne pouvait être prononcé par un profane.

Il est aussi à rapprocher, d'une certaine manière du "cri" de certains arts martiaux, le "cri" qui paralyse ou tue ...

Selon "l'échelle des commandeurs", le "Verbe Initial" serait une formule baptisée "Phrase de la Parole Perdue'' qui est : Le Verbe - Formule expliquant la création ( Shem ), sache l'entendre ( - a ) si tu es assez fort pour être l'Initié ( Israël ): La Formule de l'Ineffable ( Adonaï ) doit toujours rester le Guide de notre Lignée ( Elohenou ); Cette formule ( Adonaï ), c'est la Loi de Conservation de l’énergie, Loi Unitaire de la Matière et de l'Esprit qu'en abrégé on appelle l'Unité ( Ehad ), soit la prononciation: " Shema Israël Adonaï Elohenou Adonaï Ehad ".

D'autres évoquent le son "I.N.R.I." (comme l'écriteau de la Sainte croix ?) qui seraient les Lettres Initiales de la Parole Perdue et Retrouvée, savoir : I(aninim) pour Eau, N(our) pour Feu, R(uach) pour Air, I(ebschach) pour Terre, sont les symboles des 4 Eléments, mais aussi , I(gne) N(atura) R(enovatur) I(ntegro) pour "par le Feu la Nature sera régénérée".

Toujours est-il que Mystica Verba Profaris se traduit " en langage templier " par :

"Ne trahis pas le Verbe" .

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"Mystica Verba Profaris", inscription gravée dans la pierre d'une voûte de la nef de la Chapelle Templière de TOMAR (Portugal) et de sa signification...



METTRE LE SON ASSEZ FORT
POUR BENEFICIER DU PLEIN ECRAN, DANS LA BARRE DE TACHE DE LA VIDEO, A DROITE DU SYMBOLE DU SON, CLIQUER DANS LE RECTANGLE BLANC;

bonne visite d' un lieu mythique ou souffle l' Esprit...
...cette inscription trouvée sous la voûte de la chapelle templière de Tomar
"Mystica Verba Profaris"
et qui signifie " Tu prononces des paroles mystérieuses"
et en langage Templier : " Ne trahis pas le verbe "

Si le temps vous presse, ne manquez pas de vous rendre au château, le Castelo dos Templários, qui vaut à lui seul la visite de Tomar. Il constitue un véritable condensé des styles, allant du roman au byzantin en passant par le gothique, le manuélin et la Renaissance. C'est vers 1160, sur ordre du Grand Maître des Templiers, Gualdim Pais, que débute la construction du château fort. Après avoir traversé de beaux jardins, vous découvrirez une esplanade, sur laquelle s'ouvre l'entrée du Convento de Cristo. Avant d'y pénétrer, admirez la forme octogonale de l'église qui évoque le Saint-Sépulcre de Jérusalem ainsi que son splendide portail où se mélangent styles manuélin et gothique flamboyant. En entrant dans l'édifice, vous accédez à la nef manuéline, à deux étages, où vous pourrez admirer de beaux vitraux. À gauche de l'entrée, vous pourrez aussi observer la rotonde des Templiers de style byzantin. Cette rotonde construite au XIIe siècle servait autrefois d'oratoire aux religieux soldats. De la rotonde, on accède à deux cloîtres, le cloître do Cemitério et celui da Lavagens, respectivement cloître du cimetière et des ablutions, tout deux de style gothique très sobre.

En vous rendant par un escalier au coro alto de la nef, vous pourrez accéder à l'étage du grand cloître de style palladien.

Enfin, ultime attrait des lieux mais non des moindres, la fenêtre de Tomar, sculptée entre 1510 et 1513 et qui constitue l'exemple le plus évocateur de la grande épopée maritime qu'a connue le pays. Algues, coraux et coquillages, mais aussi cordages, chaînes et, curieusement, arbres et racines soutenues par un marin composent les motifs du décor féerique de cette fenêtre marine.

LA FENETRE ET LE COMPLEXE DE L'EGLISE

La fenêtre ne peut s'expliquer dans le contexte seul de la façade sur laquelle elle est ouverte. Celle-ci s'inscrivait en effet dans un programme plus vaste, à l'échelle de l'église entière.

En 1510, Don Manuel chargea Diogo de Arruda de remodeler l'église du couvent de Tomar, en redéfinissant avec précision ses dimensions. L'édifice projeté par cet architecte fut élevé jusqu'à hauteur des murs de la nouvelle nef, comprenant une sacristie voûtée, sous un chur destiné aux religieux. La même année, Arruda fut envoyé à Azamor, dans le nord de l'Afrique, où il travailla comme ingénieur militaire. Le chantier de Tomar fut achevé par l'autre grand architecte de cette période qu'était João de Castilho. C'est à lui que l'on doit la liaison entre la nef et la vieille rotonde des Templiers, la construction du portail sud et la voûte de la nef.

L'édifice conçu par Diogo de Arruda condense toutes les caractéristiques essentielles de son architecture et de celle de son frère Francisco : le recours systématique à des volumes cylindriques ; la grammaire de l'architecture militaire ; enfin, le traitement hyperréaliste d'une décoration composite qui associe très librement des éléments naturels ou non. Ces particularités ont été considérées un peu légèrement comme des traits communs à toute l'architecture de cette période, alors qu'en réalité, elles étaient dues au seul génie des frères Arruda, et circonscrites à leurs réalisations. Pour preuve : l'intervention de João de Castilho dans l'église de Tomar qui, sans trahir le programme iconographique général, présente des caractéristiques spatiales et plastiques plus proches de sa formation castillane qui transparaît dans la décoration plateresque du portail.

L'allusion rhétorique aux Chevaliers, dans l'église du Couvent du Christ, commence avec l'aspect robuste des fortifications du bâtiment, assimilable à un bastion. Les volumes cylindriques rappellent autant les solutions méditerranéennes de contrefort, qu'ils suggèrent des tours adaptées aux techniques de balistique. La sacristie elle-même se présente, avec son volume écrasé, comme une casemate de forteresse. Intégrant le vieil oratoire fortifié des Templiers qui, d'ailleurs, a reçu de nouveaux créneaux à l'époque manuéline, le nouvel ensemble peut apparaître ainsi comme une forteresse de la vertu, idée chère à la religiosité du moyen âge tardif.

Le programme développé sur les trois façades extérieures de la nef manuéline répète strictement l'encadrement des fenêtres, conformément à l'intérieur de la plus fameuse d'entre-elles, mais acquérant un aspect plus discipliné, comparable au travail portugais d'orfèvrerie d'alors.

En 1511, ce fut à Olivier de Gand que l'on commanda d'immenses stalles de bois doré destinées au chur haut, ainsi qu'un ensemble de vingt sculptures monumentales de personnages de l'Ancien et du Nouveau testament, disposées à l'intérieur de la rotonde à la manière des séries typologiques médiévales, de la même façon que le portail de l'église plus tard.

De la même époque et participant au même programme, les peintures murales des voûtes du nouveau déambulatoire, donnent l'illusion d'une architecture flamboyante dressée jusqu'aux cieux. S'inscrivent, une fois encore, les emblèmes du roi et de la reine, cordes et troncs d'arbres émondés, et autres figures au sens parfois obscur .

Le programme plastique de l'intérieur de l'église se déploie autour de la rotonde reconfigurée. Il est consacré à la passion du Christ, soit dans des ensembles de peinture murale complexes et figuratifs, soit au travers d'allusions symboliques à la Passion (les instruments mêmes de la Passion), à l'Eucharistie (la vigne) et à la Résurrection (l'artichaut, la grenade). Ces symboles sont évidents dans la sculpture de bois doré, dans la peinture murale et dans les stucs.

Certains templiers sont vraisemblablement passés dans des ordres religieux étrangers. Le Portugal ayant refusé d' obéir au Pape: l'Ordre pu y survivre, prenant le nom de Milice du Christ. Hasard : au XVe siècle, les voiles des navires portugais arboraient la croix pattée templière ...

http://www.mystica-verba-profaris.org