*** ci-dessous "Livres-mystiques".: un hommage à Roland Soyer décédé le 01 Juin 2011

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mercredi 31 décembre 2008

Le calendrier des fêtes celtes et druidiques par le Druide Kadith Druidisme


Nouvel An :

Écrit par Claire

par le Druide Kadith Druidisme

Les huit grandes Fêtes Traditionnelles


Les Celtes célébraient huit grandes Fêtes Traditionnelles. Des trésors de sagesse ont été déposés dans chaque fête dont le symbolisme est universel. Les Druides ont uniquement procédé à une adaptation particulière à la race celte
.

Samain (Pleine Lune de Novembre) C’est la dernière fête de l’année ou plus exactement la première de l’année suivante. A Samain le temps n’existe plus. En fait, Samain n’appartient ni à l’année qui se termine, ni à l’année nouvelle. C’est une fête fondamentale. A ce titre, c’est la date presque obligatoire de tous les événements mythiques connus. C’est à Samain que l’état major des Tuatha De Danaan se réunit pour préparer la lutte contre les Fomoire dans les récits irlandais. C’est aussi à cette date que Cuchulainn tomba malade. Cette fête délivre plusieurs messages. Samain est avant tout une fête d’obligation. Les festivités duraient trois jours.

Solstice d’Hiver (21 décembre) Le Solstice d’hiver est le moment où la terre est la plus éloignée du soleil, le moment où la nuit est la plus longue. Après les jours rallongent. Cette fête marque le début du triomphe de la lumière sur les ténèbres. Les Chrétiens, imitant en cela le culte de Mithra, ont choisi de faire naître le Christ cette nuit-là.

Imbolc (pleine lune de février) La Christianisation tardive de cette fête l’a occultée plus que les autres. Sa festivité subsiste aujourd’hui sous le nom de la Chandeleur. La déesse Brigit ou Brigantia, déesse de la lumière et de la connaissance, transformée en Sainte Brigitte, devait gêner la mise en place de la fête de la Purification de la Vierge Marie.

Equinoxe de Printemps ( 21 mars)
Nous fêtons le réveil de la nature. La sève monte dans les arbres, les animaux s’accouplent, les hommes aussi sentent monter en eux le renouveau printanier. Un cycle démarre. Il est orienté vers la réalisation matérielle. Les forces cosmiques travaillent sur les plans matériels.

Beltaine (Pleine Lune de mai) C’était la fête des fleurs. Elle était surtout la fête du feu. Beltaine signifie feu de Belen. Ce feu était bénéfique. Cette fête annonçait la venue de l’été. Les Druides tenaient à ce symbole unissant le soleil et le feu. C’était leur fête propre. Ils se considéraient comme des Maîtres du feu. C’était la fête sacerdotale. Beltaine est donc l’exaltation du Feu.

Solstice d’Eté (21 juin) Les influences aryennes en Gaule nous sont connues par des survivances et des monuments. La persistance de certaines pratiques démontre l’importance qu’on leur accordait. Une des plus authentiques et des plus anciennes pratiques est devenue la fête des Feux de la Saint Jean.

Lugnasad (pleine Lune d’août) C’était la fête en l’honneur de Lug. L’église l’assimila à Lucifer et la fit interdire. En Irlande, elle se tenait à Teltiu. Page 232 de leur livre Les Druides, Françoise Le Roux et Guyonvar’h nous disent que : « Lugnasad était donc caractérisée par : - des foires et des échanges économiques, - le règlement des questions politiques, - des mariages, temporaires ou définitifs, - des jeux et des courses, de chevaux et de femmes, - l’audition de poètes et de musiciens, - une trêve militaire, - la participation obligatoire de toutes les classes sociales. Loin d’interdire la fête, le christianisme l’a maintenue en renforçant les tendances pacifiques et bienfaisantes. »

Equinoxe d’Automne (21 Septembre) Durant ce cycle de six mois, les forces cosmiques favorisent le retrait de la matérialité au profit du spirituel. La nature elle-même illustre ce retrait. Elle se dépouille. L’homme en profite pour rechercher la Connaissance, développer son intuition. Il s’y prépare en méditant sur ce qu’il a fait durant les derniers mois en réfléchissant sur ce qu’il fera maintenant.

Les Celtes

L es Celtes, et donc les Druides, croient à un univers conçu par une Intelligence Universelle et gouverné par Elle. La loi de cause à effet enchaîne les phénomènes, les fait se succéder les uns aux autres avec une logique irréprochable. Cette loi agit sous le contrôle de :

- Hu Kadarn, le Fils, Seigneur de la sphère contenant la création

- son épouse Karedwen, la Nature naturante,

- tous deux accouplés sous le joug de Io, le Père, formant avec lui la Trinité Divine Celte. Des arbres leur sont attribués : - l’If, symbole de la sagesse, à Io - le Chêne, symbole de la force, à Hu Kadarn - le Bouleau, symbole de la beauté et de l’amour, à Karedwen. Ces mêmes arbres sont attribués aux membres des collèges druidiques. A savoir, le Chêne correspond au Druide, l’If à l’Ovate et le Bouleau au Barde.

La société et les Druides

Les Celtes, comme tous les Indo-Européens, avaient organisé la société avec trois fonctions spécifiques :

- la fonction sacerdotale

- la fonction guerrière

- la fonction productrice.

Les trois fonctions étaient complémentaires, la classe sacerdotale avait toutefois un rôle de régulateur et la royauté celtique était élective. Les Druides avaient dans leurs attributions tout ce qui concernait la religion, la justice et l’enseignement. Le mot Druide est devenu un terme générique pour représenter la première fonction. Cette fonction sacerdotale Comprenait trois catégories de sages :

- les Bardes, les poètes. Représentants de la fonction sacerdotale auprès de la fonction guerrière.

- Les Vates, qui pratiquaient la divination, Représentants de la fonction sacerdotale auprès de la fonction productrice.

- Les druides, qui étaient philosophes et théologiens ; mais aussi conseillers des rois, juges ou médecins.

Pour commander Le Druidisme, du Druide Kadith Editions L’Originel

La civilisation des mégalithes

Le territoire celto-gaulois fut envahi par trois vagues de migrations successives. C’est à la plus ancienne que l’on attribue l’érection des mégalithes. Malgré la découverte de nombreux squelettes, l’origine de cette première migration n’a pas été établie avec certitude. S’agit-il de peuplades caucasiennes ou touariennes ? On admet généralement que leur région était apparentée aux croyances du chamanisme boréal, dont on observe de nos jours des survivances en Finlande et en Mongolie.

- Le dolmen

Dolmen de Fontanaccia


Sa forme ressemble à une grotte ou une table. A l’époque néolithique où sont construits les premiers dolmens, la grotte est toujours utilisée comme site funéraire. Des études ont démontré que les grottes servaient aussi comme cathédrales. Les peintures trouvées dans celles-c démontrent qu’un sens très prononcé du sacré avait ordonné la place des différents animaux. Il en résulte que ces grottes ne devraient uniquement servir à la mort naturelle, mais également à la mort initiatique. L’initiation, sous la forme d’enterrement, de mise en tombeau ou actuellement dans un cercueil, existe depuis le paléolithique.

- Le menhir

Le menhir est une grosse pierre dressée. Elle est devenue très populaire depuis qu’Obélix en assure la livraison de par le monde par des bandes dessinées interposées. C’est encore les Bretons qui détiennent le plus haut menhir de France, celui de Mané-er-gah à Locmariaquer, qui est actuellement brisé, mais dont la hauteur primitive était de 23.50 mètres.

- Le cromlech

Il s’agit d’un ou plusieurs cercles de pierres, entourant un tumulus, un dolmen, voire un Menhir. Ces pierres délimitent un enclos sacré. Les Celtes avaient pour habitude de mettre leurs trésors au centre de cette enceinte. Personne ne se serait risqué à aller les chercher. Seul un initié pouvait pénétrer au centre. La protection pourtant n’était que spirituelle ou magique. A cette époque, transgresser un tabou était très grave, la peine était le bannissement. Or, la vie, hors de la protection du clan, était très difficile et dangereuse. Une personne bannie avait peu de chance de survivre.

Le tumulus

Le tumulus est un tertre artificiel qui recouvre totalement un dolmen et l’entoure. Il existe des tumulus qui recouvrent totalement toute une série de chambres funéraires. Sur certains, l’église a fait construire une chapelle.

Le Graal

Une méthode de survie pour la Tradition Druidique a été le roman de la Table Ronde. La légende du roi Arthur servit à propager le Druidisme en le présentant d’une manière anodine dont les initiés comprenaient seuls le sens caché. Tout gravite autour du Graal. Le Graal est, exotériquement, ce calice qui sert au prêtre à célébrer la messe. Esotériquement, il est un vase sacré. Chez les Druides, il est le chaudron de Karedwen. Chez les Atlantes, il est la coupe d’or dans laquelle on recueillait le sang des taureaux immolés. La légende nous dit que le Graal est la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie recueillit le sang de la blessure faite au flanc de Jésus par le coup de lance. Cette coupe a donc une histoire, par son origine : c’était celle que le Christ tenait dans sa main quand il prononça les paroles : « Buvez, ceci est mon sang, » puis par ses pérégrinations : cette coupe a été transportée en Angleterre dans la région de Bristol, près d’Avalon.

http://editionsloriginel.fr/index.php/Sante-bien-etre/le-calendrier-des-fetes-celtes-et-druidiques.html

lundi 29 décembre 2008

Regard sur le Christ à travers une approche spirituelle de notre temps...



En 1909, le philosophe autrichien Rudolph Steiner jette les bases d' une théologie nouvelle permettant de mieux appréhender les textes bibliques par la pensée vivante.

Andre¨Tarkovski un des plus grands cinéastes du XXème siècle, avait un projet de film sur les Evangiles et Steiner.
La motivation d' entreprendre une série documentaire d' une dizaine d' heures sur ce sujet, n' en fût que plus grande.

Entretiens et oeuvres artistiques nourissent une approche spirituelle des Ecritures et proposent un regard sur la réalité du Christ vivant, afin de mieux comprendre son importance actuelle

Production, réalisation et montage........Bernard Bonnamour
Musique...................................Septuor Heiligenberg 4 à choeurs
Traduction................................Françoise Kauss

Episode 1, 2, 3, 4 durée 4:12 - format . 4/3 Pal - 2008 DVD 9

je viens d' acheter ce premier dvd, pour info. si vous désirez vous le procurer voici le lien : http://www.filmsdocumentaires.com

RITUEL 1887 : ETUDE " LA NOTION DE MAITRE DANS LE MARTINISME ".


“Que le profane, l'Initié et l'Initiateur sachent bien que le but de notre Ordre n'est pas de faire des maîtres dogmatisants…”. “…Seul tu es responsable de tes actes devant toi-même et ta Conscience est le Maître redouté de qui tu dois toujours prendre conseil…”. Ces deux paroles de papus, extraites du Rituel de 1887, donnent le ton... suite sur :
http://saginahor.unblog.fr

dimanche 28 décembre 2008

1863 - Le Chrétien évangélique - Présence de SM au 19e siècle - Saint-Martin dans les revues...


1863 - Le Chrétien évangélique

Revue religieuse de la Suisse romande, paraissant deux fois par mois

Sixième année. 1863. Lausanne. Bureau du Chrétien évangélique, chez Georges Bridel, éditeur, place de la Louve. 1863

Revue Critique. Saint-Martin, le Philosophe inconnu, par Frédéric de Rougemont.

Saint-Martin, le Philosophe inconnu ; sa vie et ses écrits, son maître Martinez et leurs groupes, d'après des documents inédits, par M. Matter. Paris, librairie Didier, 1862, un vol. in-8°. Prix:7fr.

1er article, pages 209-213 - 2ème article, pages 229-237

L'article présenté est dû à Frédéric-Constant de Rougemont, géographe, historien, philosophe et théologien protestant suisse. Cet article a paru dans Le Chrétien évangélique, revue religieuse (protestante) de la Suisse romande, en 1863.

Frédéric de Rougemont analyse le livre de Jacques Matter : Saint-Martin, le Philosophe inconnu ; sa vie et ses écrits, son maître Martinez et leurs groupes, d'après des documents inédits, paru en 1862 à Paris, chez Didier.

Présenté dans la revue en deux articles, il comporte, quatre parties sans titre. Par commodité, nous en avons mis un pour chaque subdivision.

L'auteur, laissant de côté certaines questions épineuses de la doctrine de Saint-Martin, fait l'éloge du Philosophe inconnu, de sa vie, de sa doctrine, de son mysticisme. Il a eu l'occasion de lire, dans la bibliothèque familiale, plusieurs livres de Saint-Martin, et on sent qu'il en a été enthousiasmé.

Nous présentons également une courte biographie de F. de Rougemont ainsi que sa bibliographie.

Lire la suite :

http://www.boutin-jl.net/

Ce numéro célèbre le 100e anniversaire du décès de Saint-Yves d'Alveydre.


« Le marquis de Saint-Yves d’Alveydre est mort le 5 février 1909, à l’âge de 67 ans, à Pau où il s’était retiré depuis quelques semaines pour essayer d’améliorer un état de santé déjà inquiétant.

« Ce sera, pour tous les véritables amis de la Vérité, une véritable douleur que de sentir disparu du plan physique ce savant aussi prodigieux que modeste, ce causeur charmant et cet homme du monde accompli qu’était Saint-Yves pour ses intimes.

« Personnellement, notre douleur est profonde, car c’est notre maître intellectuel qui disparaît. Jadis, l’auteur des Missions voulut bien nous accueillir avec sa bonté habituelle et nous sommes reconnaissants au ciel d’avoir permis si longtemps la continuité de cette amitié.

« Le disciple doit être reconnaissant à l’invisible quand il peut demeurer fidèle jusqu’au terme de la voie terrestre à celui qui guida ses études. Que d’écrivains venus avec des paroles de reconnaissance et de dévouement auprès de Saint-Yves se sont ensuite détournés de celui auquel ils devaient tant et l’ont de plus insulté par jalousie de sa réelle et incontestable supériorité intellectuelle.

« Tout entier à sa communion mystique avec l’Ange de sa vie, Saint-Yves n’a jamais daigné répondre à ces attaques de roquets à face humaine.

« C’est que, dans cette époque d’arrivisme à outrance, Saint-Yves fut un méditatif, dédaignant l’immédiat pour l’immortel et si cet admirable ami n’est plus physiquement, du moins son œuvre nous reste et peut encore sauver bien des générations.

« On peut même dire que c’est maintenant que commence vraiment la phase féconde de la vie spirituelle de notre Maître.

« En effet, après ces Missions dont la portée sociale sera considérable quand on les comprendra, Saint-Yves s’était voué depuis bientôt vingt ans à la création de ce qu’il a nommé l’Archéomètre, c'est-à-dire l’instrument de la mesure des principes.

« Cet instrument permet de remplacer par des règles mathématiques les données instinctives qui président à tous les arts.

« Il permet de plus de reconstituer mathématiquement toute la science antique dans ses diverses adaptations et de déterminer la part de vérité contenue dans les visions de tous les fondateurs de religions.

« L’Archéomètre rend scientifiquement au Christ la place prépondérante qu’il occupe dans l’invisible. Nous espérons que les efforts considérables en travail et en dépense matérielle faits pour l’Archéomètre par son auteur ne seront pas perdus et nous appelons de tous nos vœux la réalisation de cette œuvre admirable et féconde. »

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Si j’ai cédé la place à notre cher Papus, fondateur et premier directeur et rédacteur en chef de « L’Initiation », pour l’éditorial du présent numéro de la revue, c’est parce que nous célébrerons dans quelques jours le centième anniversaire de la mort de Saint-Yves d'Alveydre. Or, cet éditorial fut justement celui qui orna le numéro 5 de la vingt-deuxième année de la revue paru en février 1909. Je n’y ai pas changé un mot et seulement réparé les quelques coquilles que l’imprimeur avait alors laissé traîner.

J’ai pensé, avec mes amis de la revue, qu’il serait sans doute opportun de consacrer ce numéro 4 de 2008 à la mémoire de Saint-Yves d'Alveydre qui, par sa pensée et son œuvre, nous a ouvert des voies de réflexion tant sur notre histoire occidentale que sur notre recherche mystique et initiatique.

N’oublions pas que c’est grâce à Papus et aux six fidèles qu’il avait rassemblés à cette occasion que l’Archéomètre en sa forme définitive ainsi que La Mission de l’Inde ont pu voir le jour, entre 1910 et 1912. Il est vraisemblable que, sans le dévouement et le talent de ces personnalités, ces œuvres n’auraient pu venir jusqu’à nous puisque l’Archéomètre était inachevé à la mort de son créateur et que La Mission de l’Inde avait été pilonnée par son auteur dès la sortie des presses en 1886

Avec l’aimable accord du directeur des Éditions Dualpha (BP 58, 77522 Coulommiers Cedex), je reproduirai dans les pages qui suivent quelques passages de mon essai publié en 2005 sous le titre Saint-Yves d'Alveydre, une philosophie secrète, avant de céder la parole à un chercheur qui nous apporte sur l’Archéomètre des éléments inédits et précieux.

Selon le plan que je me suis tracé, je publierai, en premier lieu, une biographie succincte de Saint-Yves d'Alveydre suivie d’une présentation de la « synarchie » et des Missions, des Clefs de l’Orient et je terminerai par une bibliographie sélective des ouvrages de et sur Saint-Yves d'Alveydre.

Au sommaire :
- Éditorial de Papus
- Biographie succincte de Saint-Yves d'Alveydre
- La synarchie et les «Missions»
- Les clefs de l'Orient
- L'Archéomètre philosophique
- L'Archéomètre dynamique, par Antoine de l'Aigle
- Fonctionnement de l' Archéomètre, conférence de Papus
- Une prophétie de Saint-Yves d'Alveydre
- Les livres
- Quelques pensées de Saint-Yves d'Alveydre
- Journées Papus 2008
- Informations.

Le n° : 8 €.
Abonnement annuel (4 numéros) :
France: 30 €, UE et DOM/TOM : 35 €, Étranger : 42 €., soutien : 43 €.
Adresse :
7/2, résidence Marceau-Normandie - 43, avenue Marceau
92400 Courbevoie (France).

http://yves-fred.over-blog.com

(Un spécimen gratuit peut être adressé sur simple demande.)

On peut faire plus ample connaissance avec la revue dans la rubrique qui porte son nom.

http://www.initiation.fr/index.php?option=com_frontpage&Itemid=71

vendredi 19 décembre 2008

La magie sexuelle par Sarane Alexandrian.


Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes usent de la magie sexuelle.
A travers l'emploi de talismans et de filtres d'amour, de rituels précis et de pratiques ascétiques, ils détournent en effet la sexualité de la procréation ou du plaisir en vue d'obtenir des pouvoirs spéciaux et d'agir sur la réalité : favoriser la vie amoureuse, vaincre l'impuissance, empêcher l'infidélité, se faire aimer de quelqu'un, ou encore trouver l'extase, se fondre dans le divin.

Sarane Alexandrian revient sur le sujet en nous expliquant comment elle fut utilisée par les autorités religieuses ou politiques, qu’elle était son importance au cours des différentes périodes de l'histoire.

Il poursuit en évoquant les grands théoriciens ou praticiens de la magie sexuelle que furent, entre autre, Julius Evola, Aleister Crowley, Pascal Beverly Randolph, Maria de Naglowska et Joséphin Péladan.

Les pouvoirs de la sexualité: affabulation ou réalité? Réponse dans cet exposé de 66 minutes.

Suite...:

quelques extraits : http://www.baglis.tv
possibilité de s' abonner à l' année.

Aphrodite ou la grande déesse de l'amour par Michel Cazenave.


Née de l'écume des flots, Aphrodite est la déesse de l'amour et de la beauté dans la tradition grecque. Appartenant au panthéon des dieux les plus importants, elle incarne tant l'amour pur, spirituel et religieux, que l'amour charnel et profane.
En outre, si elle préside au sentiment amoureux, c'est Eros qui régit le désir et la passion.
Liés l'un à l'autre, ils figurent tout la fois des forces suprêmes de création ainsi que les ressorts intimes de la communion des êtres.
Dans cet exposé de 52 minutes, Michel Cazenave revisite le mythe d'Aphrodite (Vénus dans la mythologie romaine). En l'affiliant à la figure archétypale de la Déesse Mère, il en fait la clé du retour à l'androgynat et du processus d'individuation, cher à la psychologie jungienne.


Une conférence organisée par l'Entrepot et l'Université du Symbole .

Suite...:
http://www.baglis.tv

jeudi 18 décembre 2008

Le 3e numéro de la nouvelle série des Cahiers verts vient de paraître

Parmi les sujets qui devraient vous intéresser, j’y relève notamment un article du Frère a Rosis Vitae sur la signification et le nombre des officiers des loges rectifiées ; une étude de l’eques a Perfecta Harmonia, sur les fondements bibliques des premiers grades du RER, qui recense en particulier les nombreuses références bibliques de leurs rituels; un dossier passionnant, constitué par Jean-François Var et Roger Dachez sur l’origine du « Sic transit gloria mundi », etc.

Une note mienne revient également, en apportant des précisions que j’ai jugé utiles, sur la question abordée dans le précédent numéro, de « Robert Amadou, l'Eglise gnostique et l’Eglise catholique libérale ».

Ce 3e numéro des Cahiers verts devrait se trouver facilement chez votre libraire préféré !

Bonne lecture à tous !
Serge Caillet
http://www.sergecaillet.blogspot.com/
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J'en profite pour rappeler l'adresse du site présentant les cahiers verts avec les éléments pour commander par courrier :

http://leseditionsdusimorgh.blogspot.com/


Bonne lecture
Bassem
http://avallesancta.canalblog.com/

jeudi 11 décembre 2008

Le Maitre : un texte à méditer...


LE MAITRE

La voie commune abonde en occasions de travaux ; et l'homme de bien qui se borne à la suivre fidèlement n'a qu'à se fier à sa conscience ou aux ordres de son Église ; car il y a d'admirables caractères parmi les matérialistes. La loi morale est donc inscrite en nous-mêmes ; car le premier précepte de toute religion, c'est l'altruisme ; n'importe quel croyant peut donc faire son salut par la foi où il est né.

Mais il se trouve, chez les spiritualistes, des intelligences inquiètes ou hardies que la grand-route excède. Ceux-là cherchent ailleurs, au hasard de leurs intuitions, dans les occultismes et les mysticismes. A ces aventuriers spirituels je dédie ces pages, avec le voeu qu'elles leur servent à éviter quelques fondrières ou quelques mauvaises rencontres.

A ceux-là, puisqu'ils refusent les guides du grand troupeau, le Père très bon offre des instructeurs extraordinaires, plus aptes à sentir leurs besoins exceptionnels, plus renseignés sur les déserts et les forêts vierges de l'Invisible. Comment obtenir la merveilleuse rencontre ? C'est ce que j'essaie ici d'indiquer, par une revue rapide des grandes écoles d'initiation.

*

Les maîtres de la sagesse chinoise, qui sont à l'époque actuelle les docteurs du Taoïsme, visent la seule conquête du savoir en soi, quitte à en tirer tels corollaires utiles à la vie sociale. Ce n'est qu'à titre de rare exception qu'ils admettent un étranger à leur enseignement. Et, en tout cas, après avoir fourni au disciple quelques notions primaires, ils l'abandonnent à ses seules forces animiques et intellectuelles : que si l'élève ne peut par lui-même avancer, c'est là le signe évident que sa capacité de science est comble ; personne ne peut la lui agrandir, personne ne peut le prendre dans ses bras pour lui faire franchir l'obstacle ; et si un « frère aîné » commettait cette imprudence, il n'en résulterait, au dire des tong-seng, que des dommages et pour l'un et pour l'autre.

Le rôle de l'initiateur taoïste ainsi limité cesse d'ailleurs tout à fait, dès que l'élève est parvenu à un certain grade de connaissance. Il n'y a dans le taoïsme pur, ni culte, ni liturgie, ni sacerdoce. L'élève doit d'abord parfaire sa culture exotérique ; il s'emprisonne ensuite pour l'ascèse psychique contemplative, dans un « temple sans porte ». Quand il se sent capable d'en sortir, il s'adonne, sous sa propre responsabilité, à l'enseignement public ; il est responsable de ses paroles, de ses écrits, de ses auditeurs ; il peut, à sa guise, demeurer dans cette fonction flatteuse, ou s'enfouir à nouveau dans le mystère des collèges secrets ; mais, en tout cas, il n'a plus pour maître que l'abstrait du Tao qu'il tâche à rendre évident en lui-même.

De sorte que, quant à l'objet qui nous occupe, nous conclurons qu'en somme, le mystique de race jaune ne peut compter absolument que sur soi pour parfaire la triple impassibilité, le triple équilibre, la triple clarification, corporelle, animique, intellectuelle par quoi il se propose d'assimiler les trésors du passé, de découvrir l'inconnu céleste du futur et d'améliorer les modifications physiques du présent.

*

L'hindou, à quelqu'une des innombrables sectes du Brahmanisme actuel qu'il appartienne, nomme sa méthode de salut Yoga, union ; parmi les huit espèces de Yoga, la plus haute est celle par quoi le Je individuel s'absorbe dans le Soi universel ; c'est le Radj Yoga, branche centrale de Gnâna Yoga, union par la science.

Une autre méthode est Bhakti Yoga, l'union par l'amour spirituel. Cet amour peut se prouver par les pratiques religieuses ; mais, si le dévot n'a en vue que des avantages temporels, il va en enfer après sa mort, pour avoir profané un sentiment saint. Si le dévot adore son dieu, s'il choisit le plus grand des dieux, s'il l'aime dans ses manifestations, il va dans un paradis après sa mort, et renaît brahmane. Si enfin il aime d'un coeur pur, sans désirs personnels, jusqu'à la mort de son moi, il atteint l'absolu.

Enfin, une troisième méthode est le Yoga des oeuvres (Karma Yoga) ; agir dans l'unique but d'accomplir la loi de cet absolu.

Les deux premières seules comportent l'aide d'un maître (Gourou).
Voici quelle est la marche indiquée dans la recherche de ce maître.
Il est indispensable que le disciple ait satisfait d'abord à tous ses devoirs familiaux, civiques, politiques et religieux : et ceci nécessite une longue série d'existences antérieures vouées au Karma Yoga.

Il faut ensuite qu'il crée, en lui, les quatre états d'âme suivants :

1° Distinction du relatif irréel et de l'absolu réel ;

2° Renonciation à tout jamais aux fruits visibles et invisibles de ses travaux ;

3° Maitrise des désirs :
Contrôle des émotions,
Abandon du culte extérieur,
Patience dans la douleur,
Entendement concentré,
Foi inébranlable.

Ces six accomplissements sont encore :
Contrôle des sens et attention extrême sur les objets perçus ;
Contrôle des sens internes, en les dirigeant sur eux-mêmes, ce qui procure un contrôle parfait des actes ;
Réduction à néant de toute préoccupation temporelle ;
Désir de la Lumière malgré toutes les traverses, avec une ardeur consumante ;
Tension incessante vers le but, par le désir, l'étude, la discussion ;
Humilité et respect envers Dieu, les livres sacrés, la tradition ;

4° Par dessus tout, il faut le désir de la délivrance, une aspiration profonde, ardente, douloureuse, passionnée. « Tends vers le salut, dit un gourou, comme tu voudrais échapper à l'incendie ; sois anxieux du succès comme le voyageur est anxieux qui traverse une jungle infestée de tigres, comme celui qui passe près d'un repaire de brigands, comme celui qui est empoisonné et qui attend les effets de l'antidote qu'on lui fait prendre ». Et ce ne sont pas de simples manières de voir, ni de simples croyances ; il faut que, profondément enracinées dans l'âme du disciple persévérant, ces quatre qualifications soient comme partie intégrante de sa psychologie, comme une seconde nature, comme des modes innés de sa vie spirituelle.

Quand ce travail titanesque est accompli, le gourou se présente, en dépit de toutes les improbabilités temporelles, le disciple sait que le Maître doit venir, et il ne s'étonne pas de le voir devant lui inopinément.

Il y a des gourous pour tous les ésotérismes : pour les sciences des incantations (Gouhya Vidyà ), pour la science des sacrifices (Traividyà), pour la magie cérémonielle (Mahavidyà), pour la science des sacrifices (Yadjnavidya), pour l'Union mystique enfin (Atmavidya ou Radja Yoga).

Le dieu des gourous est Shivà sous la forme du taciturne Dakshinamourthi car, dit la femme-adepte Avvaiyar : « Le silence est la limite de la connaissance ». Le Maître humain est donc débarrassé du temps et de l'espace ; en lui, le savoir est vrai, le mental immobile, le coeur inébranlable, la conduite douce. Le disciple, le dévot, l'indifférent et le pécheur bénéficient de sa présence. Il a épuisé son destin ; il a subi toutes les conséquences de ses actes antérieurs, tant volontaires qu involontaires ou que contraints.

Son mental discerne par-delà les formes visibles des objets, la forme universelle subjective, Brahm (Dryasanouviddha Samàdhi); par-delà les noms des objets, par-delà leurs éléments cosmiques, et leurs différences spécifiques, il discerne l'identité du Soi, spectateur du monde et non acteur (Sabdanouviddha ou Sampradjnata Samàdhi); il expérimente couramment Brahm unique réalité, certitude absolue, équilibre fixe (Nirvikalpa ou Asampradjnata Samadhi). Ce stade est le premier de l'émancipation définitive ; le yogi peut en sortir temporairement, à volonté, quand un disciple le réclame. Son mental, débarrassé de la notion du moi pensant et de la notion de pensée, ne connaît plus que la chose pensée ; le sujet connaissant, l'objet connu et l'organe de connaissance sont unifiés (Amanaska, Ounmani, Samadhi). Au,delà, il n'y a plus que les trois extases infuses, transformantes, identifiantes :

Désirs, intentions, volitions, évanouis dans la béatitude (Nissankalpa S. );
Notion des éléments essentiels des êtres évanouie (Nir vrittika S.);
Impressions ou idées innées évanouies (Nirvasana S.).

Plus loin est l'abîme inconcevable du Nirvàna.

*

En théorie, les rapports de maître à élève étaient les mêmes dans le Brahmanisme et dans ce Bouddhisme primitif qui ne se trouve plus guère aujourd'hui que dans la haute Birmanie ou à Ceylan ; c'est par la méthode d'ascèse que les deux systèmes se différenciaient. Çakya-Mouni ne régla que les devoirs généraux des laïques et des moines ; ce furent ses disciples qui codifièrent ses maximes.

Le maître suprême n'y apparaît nulle part comme un dieu, ni même comme Dieu : c'est un homme que sa science et sa volonté ont sorti de tous les engrenages du Temps et de toutes les clôtures de l'Espace, sur terre, dans notre orbe zodiacal et dans tous les systèmes cosmiques. Ce surhomme, ou plutôt cette âme, que sa hauteur atténue en entité abstraite, ne réside nulle part et se trouve donc partout. C'est pourquoi le Compatissant dit de lui-même « Celui qui, loin de moi, marche encore dans la voie droite, est toujours près de moi ». Et cependant : « Aucun homme ne peut en sauver un autre (Dhammapada)». Ainsi donc « Plein d'amour envers toutes les choses qui sont au monde, Gautama pratique la vertu pour l'avantage d'autrui... son objectif est d'aider les êtres innombrables, sans oublier même les plus infimes... Parce que son coeur se fond de pitié, mais reste ferme et résolu comme le fer d'une lance », l'âme qui le recherche le rencontre fatalement. En effet, « le corps peut porter l'accoutrement de l'ascète et le coeur être absorbé par les soucis mondains ; le corps peut porter un travestissement mondain et le coeur monter haut vers les choses du Ciel ».

Ainsi, le maître bouddhique, l'Arhat, le vénérable « est celui qui, ayant pénétré l'essence des choses a toujours en vue d'être utile aux autres créatures... Toute parole humaine, aimable, qui va au peuple : voilà sa parole... Médiateur de ceux qui sont divisés, encouragement vivant pour ceux qui sont unis, pacificateur, ami de la paix, passionné pour la paix, apportant des paroles de concorde, triomphant de tous les adversaires par la force de son amour », ce Vénérable apprend à son disciple, par l'exemple et le discours, qu'« il est meilleur de mourir en combattant contre le tentateur que de vivre battu par lui ».

Le bouddhiste doit d'abord comprendre que rien n'existe, sauf notre pensée ; toute sa morale se base donc sur le perfectionnement, sur l'unification de la pensée, c'est-à-dire sur sa restriction. Cette dernière est d'abord physique; donc ni meurtre, ni vol, ni adultère, ni mensonge, ni jouissances sensuelles ; ni ascétisme non plus : l'équilibre constant.

Le moine est tout bouddhiste qui, abandonnant tout à fait le monde, suit un supérieur spirituel, soit seul avec lui, soit en communauté. Le supérieur parfait, l'Arhat est l'adepte qui ne renaîtra plus après son existence actuelle ; il peut prendre toutes les formes, percevoir tous les phénomènes, toutes les substances, tous les esprits et toutes les modifications antérieures des créatures. Il connaît donc son disciple dans son individualité tout entière, et par suite peut le diriger en connaissance de cause.

Le disciple doit pratiquer huit branches de la Connaissance qui comprennent toutes les oeuvres physiques et mentales : soit la perfection dans la perception, le raisonnement, la parole, l'acte, la vie, l'effort, la mémoire et l'extase.

Il atteint la perfection des oeuvres physiques par l'observance des cinq abstentions indiquées plus haut ; et la perfection des oeuvres mentales en méditant divers objets intellectuels dont la liste varie avec les siècles ; il acquiert ainsi :

1° La sympathie envers les peines et les joies des créatures ;
2° Le dégoût du corps et de ce qui s'y rapporte ;
3° L'analyse exacte du monde phénoménique ;
4° La fixation du mental concentré sur l'objet à connaître ;
5° La fixation du mental sur l'essence des choses.

Le rôle du gourou se réduit, comme on voit, à guider le moral du disciple par une casuistique précise, et de soutenir sa pensée par une connaissance expérimentale des innombrables états intellectuels.

Voilà certes un magnifique et séduisant programme. Mais, prenons garde qu'il part d'une négation de la Vie, puisque le Bouddha pose en principe la réalité objective de l'univers comme produite par l'illusion du Moi, et l'irréalité même de ce Moi. Que tout s'évanouisse dans le Vide : voilà, selon lui, la délivrance : « L'individualité n'existe pas, et la non-individualité n'existe pas non plus ». Or, quelqu'un d'autre a dit : « Le royaume de mon Père est la vie éternelle ». Au lecteur de choisir.

*

Nous étant ainsi successivement élevés de la doctrine du non-agir à celle du non-penser, puis à celle du non-vivre, près de nous perdre dans l'abstrait métaphysico-mathématique, l'Islam va nous ramener à une notion vigoureuse de l'existence objective.

Le mystique musulman, le soufi, expérimente un monde invisible peuplé comme le visible de créations réelles, dont le chef est celui qu'Avicenne nomme le Vigilant.

L'homme peut en atteindre la perception directe avec l'aide de la Grâce que lui distribuent les ancêtres Saints, autrefois favorisés de la même prérogative.

Il y a cinq degrés dans la hiérarchie mystique de l'Islam :

1° Le commun des fidèles ;
2° Les trois cents ;
3° Les quarante ;
4° Les Abdal, choeur de ceux qui ont remplacé les qualités condamnables par des qualités louables ;
5° Le Pôle, l'unique, celui à qui Dieu se communique constamment, après lui avoir donné un secret, un talisman. Cet homme parcourt en esprit toute la Nature, dans ses corps et dans ses essences, comme le feu vital parcourt la chair qu'il anime ; il est le canal par où passe l'influx divin, et qui le distribue à tous les êtres. Cet homme incarne l'ange Izrafil, comme vivificateur du monde, l'ange Gabriel, comme penseur, l'ange Michael, comme assimilateur, l'ange Azrael, comme rejeteur des éléments inutiles. Cette tradition fait remonter l'Islam bien en deçà du temps où Mahomet le réalisa, et le fait durer bien au-delà du temps prévu où il disparaîtra avec notre globe ; c'est ainsi qu'elle donne Enoch comme le premier de ces pôles, et que, pour justifier ses prévisions, elle affirme qu'Elie continue à vivre sur terre et El Khadir, le saint Georges des chrétiens orientaux, au fond des mers, jusqu'au jugement final. On peut être intéressé à rapprocher cette légende, si légende il y a, de celle des chrétiens occidentaux sur l'immortalité de saint Jean l'Évangéliste, et de telles traditions rosi-cruciennes concernant les mêmes personnages.

Le musulman qui veut acquérir la gloire soufique abandonne sa famille et ses biens ; il pérégrine vers tous les lieux de pèlerinage en suivant les régimes rigoureux des différentes confréries qui les patronnent ; et celui de ces sanctuaires, presque toujours des tombeaux, à l'ombre duquel le saint fondateur de la confrérie ou son cheikh actuel l'emporte dans les cieux intérieurs de l'extase, c'est l'ordre où il doit entrer pour en suivre toute sa vie les minutieux exercices. Il s'élève ainsi soutenu par l'amour de son maître, au moyen de son propre amour. Les aliments de ce feu sont la pauvreté, les mortifications et la prière-Dikr, qui est quelque chose comme l'oraison jaculatoire des catholiques.

Partant du monde sensible, le contemplatif s'élève successivement au monde génial, au Paradis, au monde angélique, au monde des saints où il retrouve son maître, au monde des prophètes, au monde vrai où trône Mahomet. Ces sept planètes comprennent les soixante-dix mille voiles dont s'enveloppe Allah, la lumière des lumières, l'Un.

A l'état d'aspirant, il a rompu les liens des habitudes secondaires ; entré dans la voie, il ne se livre plus qu'au culte spirituel, en compagnie des anges ; acquérant la vérité, il exerce les pouvoirs correspondants et se débarrasse des possibilités peccatrices ; et enfin il atteint cette union où rien ne subsiste que Dieu et son serviteur, unis mais distincts.

*

En dehors de ces grandes écoles religieuses, il existe une initiation qui prétend unir les connaissances intellectuelles des anciens mystères aux intuitions spirituelles de l'Évangile ; elle confesse Jésus-Christ fils de Dieu incarné, mais nie l'Église de Rome ; elle enseigne toutes les sciences du vieil occultisme, mais seulement après que le néophyte s'est acquis une parfaite pureté morale ; ses membres cachent leurs oeuvres mystiques sous le manteau de l'alchimiste ; ce sont eux qui, après avoir laissé des traces de leur puissance et de leur sagesse à l'origine de toutes les grandes formations religieuses et sociales de la terre, se sont manifestés au XVIIe Siècle sous le nom de Rose-Croix.

Voici les règles personnelles qu'ils ont eux-mêmes indiquées pour que l'on arrive à les joindre :

1. Avant toute recherche intellectuelle, méditer la vie de N.S. J.-C.
2. Borner l'envie de savoir.
3. Connaître son propre coeur, c'est marcher vers Dieu.
4. Différer l'action jusqu'à ce qu'on en ait examiné toutes les circonstances.
5. Étudier l'Évangile avec simplicité.
6. Finir toute tentation par un refus calme et inflexible.
7. Glorifier Dieu par toutes nos puissances.
8. Honnêteté courtoise, mais pas de familiarités.
9. Immédiatement obéir aux supérieurs.
10. Jamais de paroles inutiles.
11. La soumission de la volonté propre, c'est la paix.
12. Maux et maladies détachent de ce monde.
13. Négligence physique et mentale engendre la tentation.
14. Oreilles fermées à la médisance.
15. Par la triple charité, accomplir toute la Loi.
16. Quel défaut en autrui qui ne soit en nous-mêmes ?
17. Robe de moine ne fait pas le saint.
18. Souffrance, c'est purification, initiation, puissance.
19. Travailler dans l'interne, selon les circonstances externes.
20. Unir le silence et l'activité, de nos bras à nos coeurs.
21. Voyons ce que nous sommes et repentons-nous.
22. X, la grande inconnue du Savoir, c'est la Croix.
23. Y a-t-il une jouissance temporelle qui demeure ?
24. Zèle enflammé, patience inlassable, humble prière.

De plus, il faut vivre tous ses devoirs familiaux, civiques et sociaux. L'éducation des enfants, l'hospitalité, la bienfaisance, le culte domestique, la création de refuges, d'ouvroirs, de sociétés de secours, de réunions honnêtement délassantes, de théâtres éducateurs et de conférences instructives ; ceux qui travaillent à de telles oeuvres, l'esprit des Rose-Croix les obombre et les attire peu à peu vers lui.
Mais qu'est-ce que cet esprit, qu'est-ce qu'un Rose-Croix véritable ? On peut écouter Robert Fludd qui divulgue l'existence de neuf collèges, reliés secrètement et possesseurs de la Vérité antédiluvienne. Ils siègent dans l'Attique, en face du mont Athos ; au nord du golfe de Perse, vers Trivanderam : à l'est de Lucknow, dans la Lucanie, à La Mecque, à Fez et en Egypte. Ils se manifestent soit par leurs disciples directs, soit par des hommes remarquables avec qui ils concluent une alliance temporaire, soit par eux-mêmes.

Personnellement, c'est Dieu qui les enseigne par Son Esprit : Il leur donne le don des langues, le pouvoir de guérir sans médicaments, sans passes magnétiques, sans effort de volonté, l'arithmosophie, l'onomatosophie, l'interprétation des hiéroglyphes, l'art alchimique, la pneumatosophie, la musicologie, la divination de l'avenir et du passé des individus, les États et les races, la mystique, la gérance des destins terrestres, le pouvoir de conférer le Baptême spirituel.

On peut les rencontrer, dit Eckartshausen, surtout près des lacs. Leur extérieur est commun ; ils ont une jeunesse frappante dans le regard ; ils sont d'âge moyen, célibataires ou chefs de famille, errants ou sédentaires ; ils confessent J.-C. Verbe incarné ; ils fuient la réputation ; leur parole est simple, concise, mais porte une vertu secrète qui frappe le coeur, ils se font les serviteurs de tous ; leur bienfaisance est inépuisable, ils rayonnent spontanément la mystérieuse Lumière.

*

Tirons de cette courte enquête les conclusions utiles à nous Européens et chrétiens. Qui se contente de la route commune n'a besoin que de sa conscience, ou de la sagesse profane, ou des guides ecclésiastiques. Mais qui veut prendre le sentier raccourci, la voie étroite, court de terribles risques. Les torrents, les avalanches, le vertige, la tempête, les fauves, le froid, les brigands : sept ennemis coalisés contre la Thèbes mystique que chacun porte en soi.

Taoïsme, brahmanisme, bouddhisme et soufisme ont un défaut commun : ce sont des méthodes de non-agir, des évasions de la vie, des négations. Ils indiquent bien, avant de permettre les exercices contemplatifs, la mundification morale comme indispensable ; ils semblent oublier que, dans l'existence, la lutte entre le bien et le mal ne cessera qu'avec le monde ; que l'on parvienne à être aujourd'hui un saint, qu'est ce qui assure la même sainteté au jour suivant ? Peut-être tout à l'heure, vais-je faillir sous une tentation plus forte, plus insidieuse ou plus enfantine. Attendre donc d'avoir conquis la perfection permanente avant de vouloir se dévouer aux autres, est un leurre. Et, de plus, ces entraînements se résument en une sorte de retour en arrière des forces vitales, de ligature du libre arbitre, de vampirisme fluidique, mental ou psychique qui, bien loin de délivrer, forge une nouvelle chaîne plus subtile et plus rigide.

Un guide est donc indispensable. Ce guide doit connaître le chemin dans tous ses détails, le climat dans toutes ses variations, le pays dans tous ses aspects. Il parlera au voyageur sa langue maternelle ; ce ne sera donc ni un esprit, ni un génie, ni un dieu ; ce sera un homme en chair et en os dont la gigantesque stature spirituelle s'est lentement développée, durant de longs siècles, par l'accomplissement de tous les Grands OEuvres. Aux prises parfois avec la coalition de toutes les forces des ténèbres, il doit pouvoir puiser à pleines mains dans l'inépuisable Trésor du Père. Il faut donc qu'il soit pur et libre ; que son travail personnel soit fini. Un Maître est par suite un involué, un redescendu, un Sauveur, une incarnation nouvelle de la tendresse du Père pour ses enfants ; car, comme le dit Balzac : « Mourir par amour est humain, vivre par amour, voilà l'héroïsme ». Il vérifie les maximes de Swedenborg : « Parler, c'est semer », et : « Là où est la paix intérieure, là est Dieu ».

Comment rencontrer cet inconnu ? « La science cherche, dit encore Balzac : l'amour a trouvé ».
Quand donc tes ennemis t'accablent, quand tes amis te délaissent, quand tes fils te méprisent, quand tes chefs t'exploitent, quand ton idéal t'échappe, quand toute force en toi, tout désir, toute volonté se ralentit, tremblote et va s'évanouir, ne crains point : c'est là le premier cri d'appel du Maître qui, sans que tu le saches, t'a vu passer dans le vallon, et t'a élu du sommet radieux de la montagne mystique.

Sois heureux dès lors, dans ton agonie ; et commence à tourner vers l'Ami anonyme le regard de ton âme. Ton chemin bifurque, et dès ce moment tu marches vers la béatitude prochaine.

Ne t'enquiers point de ce Maître avec ton intelligence, tout alourdie de préconçu, toute ligotée de systèmes, tout indécise entre mille images brisées du Vrai permanent : cherche-Le avec ton coeur, avec ton pauvre coeur meurtri, avec ton précieux coeur que chérissent les Anges.

La minute arrive où Il va t'apparaître : sous les haillons du mendiant, sous l'uniforme du prince, beau comme le séraphin, ou marqué des stigmates de la fatigue, de l'âge ou des martyres ; il n'importe. Ne considère pas l'apparence ; écoute ton coeur ; jamais il n'a crié ainsi ; sa joie, lorsqu'il aperçut la vierge soeur de ton âme, n'est rien en face de la béatitude souveraine qui s'abat sur lui ; ton intelligence tombe inerte comme l'aigle ébloui d'avoir regardé le soleil de trop près ; l'esprit de tes os gémit, ivre d'une ivresse insoutenable ; ta flamme vitale court en tous sens dans ton corps, comme une amante emprisonnée qui aperçoit venir l'amant ; et ton coeur part, plus vite que l'éclair, vers le coeur de cet Ami ;il s'y précipite, il s'y perd, il s'y pâme, il s'y retrouve, il y meurt, il y renaît ; mort bénie, délices divines, soif inextinguible, paix profonde.

Mais que de nuits désolées avant la pourpre radieuse de cette aurore ! Il n'importe ; le chercheur constant et passionné la verra resplendir dès que les ténèbres auront atteint la limite de leur obscurité, car il est écrit :

« Je viendrai comme un voleur ».

Le Maitre de Paul Sédir: un texte à méditer...

* * * "Les Editions Traditionnelles, éditeur depuis 1884".




Maison spécialisée en ésotérisme symbolisme, métaphysique,sciences hermétiques, astrologie, tarot, arts divinatoires, sciences humaines disciplines énergétiques d'Orient & d'Occident.

Les Editions Traditionnelles sont les successeurs de la « Librairie Générale des Sciences Occultes » fondée par Henri Chacornac en 1884.

HISTORIQUE DE LA MAISON :

Il était « monté à Paris » quelques années auparavant, et tenait un étal de bouquiniste sur les bords de Seine, côté Hotel Dieu. Il avait fait la connaissance d’une belle jeune fille dont le papa, écrivain, membre de la Société des auteurs s’appelait Jules Lermina. C’est ce dernier qui, en lui accordant sa fille, le poussa à s’installer dans une vraie librairie, ce qui devait sans doute faire plus sérieux que bouquiniste ! Mais, c’est aussi sous l’influence de son beau-père, féru d’occultisme et d’ésotérisme, que Henri prit sans le savoir une option pour tout le siècle qui allait suivre en appelant sa boutique « Librairie Générale des Sciences Occultes ».

Ce magasin situé cette fois sur la rive gauche, 11quai Saint Michel, allait bientôt devenir le point de rencontre des plus dignes représentants des nombreux courants occultistes qui faisaient fleurus à Paris, en cette fin de XIXième siècle. Et, alors qu’un petit Paul venait au monde, suivi quelques années plus tard de son frère Louis, Henri Chacornac s’était mis à éditer. Une quantité de clients de la librairie devinrent des amis dont un grand nombre allait marquer la postérité, parmi lesquels on peut citer sans vouloir en dresser une liste exhaustive : Chamuel, Papus (Gérard Encausse), Fabre des Essart, Paul Redonnel, Chauvel de Chauvigny, Joséphin Péladan…et bien d’autres encore si l’on pense à l’arrivée, un peu plus tard de quelques grands auteurs en astrologie, de la lignée des Warrin, Caslant, Selva et Paul Choisnard, lequel, polytechnicien et officier d’active,avait été contraint de publier la première partie de son œuvre en utilisant un pseudonyme (Paul Flambard). Bref, la maison du quai St - Michel était véritablement devenue la plaque tournante de l’ésotérisme et de la métaphysique dans la capitale, lorsque survint la mort brutale de son fondateur Henri Chacornac ; les quatre années qui suivirent nous amenèrent, sur la lancée, à l’événement majeur qui marqua effroyablement ce début du XXième siècle. La première guerre mondiale décima littéralement les hommes de 18 à 40 ans , effectuant des coupes sombres dans les réserves, tant des forces vives que du potentiel intellectuel de notre pays, il faudrait même dire de notre civilisation.. C’est tellement vrai, que l’histoire de ce commerce planté au cœur de Paris se trouve comme suspendue jusqu’en 1919, tout semble avoir tourné comme au ralenti durant cette tourmente, et ce n’est qu’à ce moment, que les deux fils d’Henri devenus des hommes, se mettent vraiment sur la voie tracée par leur père.

C’est donc à la tête de leur librairie, qui s’appelle maintenant « Chacornac Frères » que Paul et Louis décident de réveiller la revue « Le Voile d’Isis », et là on peut se reporter à la fenêtre consacrée à cette revue qui revêtira une grande importance pour l’activité éditoriale de leur Maison, puisque c’est par elle que René Guénon est arrivé. C’est une période florissante et d’extension qui commence, le catalogue augmente, la dynamique éditoriale des deux frères fait merveille, il faut dire qu’ils sont entourés d’auteurs remarquables, et que l’entre-deux guerres se prête magnifiquement à la diffusion de la culture par le livre. En 1930, quelques articles traitant d’astrologie dans le Voile d’Isis ayant rencontré un vif succès, la Direction décide une parution annuelle exclusivement consacrée à la pratique de l’Astrologie, c’est la sortie de l’Almanach Chacornac, qui, durant plus d’un demi-siècle va tenir la dragée haute à Raphaèl, son grand prédécesseur et concurrent anglais.

Les deux frères ont fondé une famille, mais restent soudés, ils sont complémentaires, et c’est leur force : tandis que Louis, le plus jeune est le comptable, le gestionnaire, Paul s’est totalement investi dans la production des livres, il pratiquera l’astrologie en restant modeste auprès des plus grands qui passent quai Saint Michel, et surtout il se mettra à écrire, se faisant en quelque sorte historiographe et sera l’auteur de 4 ouvrages biographiques faisant aujourd’hui référence dans notre catalogue. Travailleur minutieux et infatigable, il se tue les yeux penché sur les copies, livres et manuscrits , dans son bureau au - dessus de la boutique. Boutique qui fait profil bas durant l’occupation, de 41à 45, ce qui se comprend aisément lorsque l’on connaît les sujets des livres qui garnissent les rayonnages. D‘ailleurs, pour la petite histoire, il est intéressant de savoir que la partie de boutique donnant sur l’arrière, rue de la Huchette, a vu se fermer ses volets en 41 et nous ne les avons rouverts qu’en 1994.

Au début des années 50, l’intérêt pour l’astrologie se développe ; bien sûr, cette discipline avait déjà connu un début d’essort avant guerre : en France avec des personnalités comme Volguine, Gouchon, Rumélius, Privat entre autres, et en Belgique, notamment avec G.L. Brahy et sa revue « Demain ». En un mot, la librairie fonctionnait bien, les EDITIONS TRADITIONNELLES rayonnaient sur la place, en dispensant des voies d’accès couvrant un large éventail de disciplines, allant de l’enseignement de base des différentes techniques d’éveil à la connaissance de soi, à la diffusion des œuvres majeures des plus importants spécialistes de la spiritualité et de la métaphysique, en particulier pour ce qui est de notre Maison : les écrits de René Guénon, surtout que depuis 1951, ce dernier repose en Egypte dans le grand cimetière du Caire, ce qui ne fait qu’accentuer la valeur inestimable de son œuvre proprement providentielle. Mais, en 1954, le cadet des frères Chacornac disparaît aussi, laissant une veuve, et surtout son frère aîné pour affronter seul la direction du magasin. Paul n’est plus tout jeune, et c’est une lourde charge, d’autant que la partie financière n’a jamais été son fort. La situation se dégrade rapidement et les divers replâtrages mis en œuvre pour tenter de sauver la situation ne font qu’alourdir encore l’affaire qui s’enfonce.

En 1957, un homme ayant quelques notions dans la manière de conduire les affaires apprend les difficultés de l’éditeur ; il a fait récemment l’acquisition d’une petite imprimerie dans le quartier et propose son aide à Paul Chacornac ; nul n’assista aux entretiens qui amenèrent ces deux personnages, quasiment de la même génération, à trouver un terrain d’entente, cela n’a d’ailleurs que peu d’importance ici. L’essentiel consiste à retenir qu’en 1958, la Maison du quai Saint - Michel devient la propriété de Monsieur A. André Villain, et que le vieil éditeur voit en contrepartie son passif entièrement réglé,et son avenir protégé, il conservera même l’usage de son bureau tant qu’il voudra venir y travailler. Mr Villain de son côté ne tarde pas à s’entourer de quelque main-d’œuvre, c’est obligatoire car il approche de la soixantaine et se trouve à la tête de trois, sinon quatre affaires encore en activité. Une secrétaire, une vendeuse et un homme pour les paquets lui permettront de partager son temps entre ses autres petites entreprises et la boutique qui devient son quartier général. Chaque fois qu’il le peut, il monte bavarder avec Paul Chacornac, il a tout à apprendre de ce métier nouveau pour lui, et son professeur est ravi, même s’il voit de moins en moins clair, il vibre en racontant l’histoire de ce lieu dans lequel, il est né. Il ne cessera de venir quai St- Michel que lorsque sa santé ne lui permettra plus de sortir de chez lui,

A. André villain se rend très vite compte que le catalogue des Editions Traditionnelles doit être remonté, et sa petite imprimerie, rue de la Harpe va s’avérer très utile, ne serait-ce, déjà, que pour continuer l’édition des études traditionnelles sous la bienveillante houlette de Michel Vâlsàn, dont l’immense culture ainsi que sa fidélité à l’œuvre de Guénon, constituent pour A. Villain un soutien des plus précieux. Le nombre des titres qui avait vertigineusement baissé se stabilise bientôt et durant les années 60 commence même à se redresser. En gestionnaire avisé, le nouveau directeur ne veut pas aller trop vite ; le commerce fonctionne correctement et la clientèle côté ésotérisme pur et métaphysique est assurée par tout ce qui tourne autour des études traditionnelles. En 1968, Henri Gouchon, ami de la maison depuis longtemps suggère à A.Villain de relancer une revue d’ Astrologie afin d’équilibrer la ligne éditoriale, la précédente tentative des Chacornac datant de 1938 avec « Astrologie » ayant cessé au huitième numéro, du fait de la guerre. L’affaire est vite réglée, et celui qui allait devenir l’un des, sinon le plus éminent astrologue de langue française du vingtième siècle André Barbault fonde « l’Astrologue », en assumant le poste de Rédacteur en chef. Il s’est entouré des plus brillants de l’époque, Colombet, Santagostini, Berthon, Nicolas, pour ne citer qu’eux, et cette nouvelle revue obtient l’effet escompté, les EDITIONS TRADITIONNELLES tiennent à nouveau le haut du pavé et le service aux écoles d’astro qui fleurissent sera tout à leur honneur durant les deux décennies qui vont suivre.


http://pagesperso-orange.fr/andre.braire

Ci-dessous vous pouvez découvrir l’entretien sonore que André Braire, responsable avec sa femme Nicole des « Éditions Traditionnelles » à accordé à France Culture en 1997 :
http://pagesperso-orange.fr/andre.braire/historique.htm

mercredi 10 décembre 2008

LE MYSTERIUM MAGNUM, réédition de l' ouvrage de Jacob Boehme (1575-1624) le théosophe de Görlitz.


Après avoir récemment réédité deux œuvres majeures de Jacob Boehme (1575-1624), dans la traduction de Louis-Claude de Saint-Martin (Des trois principes, Quarante question), les excellentes Editions Arma artis :
http://arma-artis.com
nous proposent aujourd’hui une réédition du Mysterium magnum du théosophe de Görlitz, en deux volumes.
suite sur le blog de Serge Caillet:
http://sergecaillet.blogspot.com

dimanche 7 décembre 2008

il y a des initiés qui ont lu des engagements, qui se sont vêtus de pourpre

il y a des initiés qui ont lu des engagements, qui se sont vêtus de pourpre, ou de candeur, qui ont posé le manteau du philosophe sur leurs épaules...

ce sont des adelphes ! certains, comme les hyènes se sont ainsi déguisés

de coeur, ils n'en ont pas
de tripes, ils n' en ont plus
de tête, elle est si follette que des araignées y tissent leurs toiles leurs yeux sont avides
leurs mains cherchent les cordons
leurs pas les avancent sur les chemins des pouvoirs, de l'accumulation ils prennent et oublient de donner
ils prennent et omettent de rendre
tout leur est dû

il y a quelques initiés qui se sont préoccupés de leurs engagements,
ils les ont prononcé avec circonspection, ils ont accepté le manteau du philosophe et se laissent oublier à travailler en silence à se rendre dignes des bienfaits dont le martinisme est le dispensateur

leur cordon est accepté, puisqu' il faut des officiers
leurs yeux cherchent qui aider
leurs mains se tendent vers ceux qui sont en besoin
leurs pas leur permettent d' avancer, et parfois de reculer pour récupérer celui qui les mordra
ils prennent pour distribuer
ils prennent pour mieux servir ils accumulent pour préserver ils ne demandent rien
ils agissent, silencieux, souvent, inconnus, trop souvent !

s'il suffisait de prononcer un serment, de lire un engagement pour devenir un initié, cela se ferait-il si souvent ?

Auteur inconnu.
Frère Inconnu dans l'amour de X.

CAUSERIE ET RENCONTRE DE LA LIBRAIRIE L' ETOILE DU MAGE A MARSEILLE



Ci-dessous la nouvelle lettre de nos amis de l'Etoile du Mage.

La prochaine CAUSERIE ET RENCONTRE DE LA LIBRAIRIE :

Samedi 31 Janvier 2009 a partir de 18h30 "Jazzmen, noirs et francs-maçons." avec Raphael IMBERT

POUR ALLER PLUS LOIN : Suite a la Causerie a la Librairie sur "La Bête du Gevaudan"

Radio Dialogue - (89.6 Marseille - 101.9, Aix-en-Provence et Etang de Berre) : diffusera l'entretien d' Eric Mazel et Ange Duino

le Vendredi 12 décembre a 11h03 et a 19h00 -- le Lundi 15 decembre a 5h30 et sur le POSTCAS - Radio dialogue.fr

Nous vous signalons la sortie aux Editions :

SIGNATURA :
"L'Esprit des nombres ecrits en chinois -Symbolique Emblematique" - de Cyrille J.-D.JAVARY Rafael de SURTIS "Masque, Manteau et Silence - Le Martinisme comme Voie d'Eveil" - de Remi BOYER

LES REVUES :
"Les Cahier Vert" n°3 - "La Lettre G" n°9 - "Fragment d'Histoire du Compagnonnage" n°10 sont disponibles.

ATTENTION le XXIVe COLLOQUE de Politica Hermetica :
POLITICA HERMETICA - 2008, sous la présidence d’Emile Poulat (EHESS-CNRS)

Samedi, 13 décembre 2008 : 9h00

"L'Ésotérisme à l'ère du soupçon, les méfiances institutionnelles"

Jean-Pierre Laurant :
« Politica Hermetica une expérience de vingt ans ».

Jérôme Rousse-Lacordaire :
« De l’apologétique négative en matière d’ésotérisme :
trois jugements catholiques sur l’ésotérisme contemporain (2002-2007) ».

Pierre Noël :
« Un culte de Baal au XXe siècle. Une confusion de l’Eglise d’Angleterre. ».

Samedi après-midi, 15 heures Yves Hivert-Messeca :
«Amiable versus Wirth,
la contestation du symbolisme au sein de la Franc-Maçonnerie à la fin du XIXe siècle ».

Jean-Yves Camus :
« Soupçon et amalgame comme grille d’étude de l’extrême-droite ».

A l’Ecole pratique des hautes Etudes, section des sciences religieuses, (E.P.H.E.S.R.) Sorbonne, Escalier E, 1er étage.

pour plus infos :
laurant.veza.laurant@orange.fr
"L'Esoterisme a l'ère du soupçon, les méfiances institutionnelles"

Se tiendra à Paris - Samedi 13 décembre a partir de 9H00
Ecole pratique des hautes Etudes, section des sciences religieuses, (E.P.H.E.S.R.)
Sorbonne, Escalier E, 1er étage.

http://librairieletoiledumage.blogspot.com/2008/11/politica-hermetica-2008.html

Nous vous rappelons aussi qu'en cette période de fêtes de
fin d'année, la Librairie est ouverte du Lundi au Samedi de
9h30 a 19h sans interruption.

Exceptionnellement, la Librairie sera ouverte le Dimanche 21
décembre a partir de 10h.

Pour plus d' informations n'hésitez pas a consulter notre BLOG :
http://librairieletoiledumage.blogspot.com

Laurence et Philippe
Librairie L'Etoile du Mage
10 rue de Cassis - 13008 Marseille-France
Tel : 33 (0) 4 91 256 638

En 2001, pour répondre à l'attente croissante des chercheurs et du public en faveur des musiques médiévales, Marcel Pérès a transféré le siège de l'ensemble Organum à l'Abbaye de Moissac, et a créé une nouvelle structure, le CIRMA - Centre Itinérant de Recherche sur les Musiques Anciennes - destinée à développer les activités de recherche, d'enseignement, de diffusion et d'édition, qui avaient été initiées dans le cadre du CERIMM, dans un contexte mieux adapté aux nouveaux enjeux culturels qui se profilent à l'aube de ce nouveau millénaire.

Orgue roman du Xe siècle, d’après un traité de Saint Benoît-sur-Loire, construit en 1982 par Y. Cabourdin pour l’ensemble Organum. Prototype des orgues d’église entre le Xe et le XIIe siècle.
Crédit photo : Monique Grando
C'est à une autre approche du passé que voudrait inviter l'ensemble Organum, approche où les faits historiques sont perçus comme des événements émergeant d'un flux continu dans lequel les siècles ne sont plus des frontières, mais où chaque événement nouveau devient l'expression d'un moment privilégié de traditions qui se croisent, se mélangent, s'atténuent, disparaissent, ou encore restent distinctes et pérennes. L'ensemble a abordé la plupart des répertoires européens qui marquèrent l'évolution de la musique depuis le VIe siècle. Les investigations se sont étendues jusqu'aux trois derniers siècles du deuxième millénaire, mettant en relief l'existence de permanences esthétiques médiévales dans certains milieux jusque dans les dernières décennies du XXe siècle. La structure souple de l'ensemble permet de faire appel pour chaque répertoire à des chanteurs et chanteuses issus de pays et de milieux très diversifiés.

La discographie de l'ensemble présente des oeuvres qui remontent aux premiers temps du christianisme jusqu'au XVIIIe siècle, avec parfois des incursions dans le XXe siècle, par l'utilisation de savoir-faire vocaux ou instrumentaux qui existent toujours dans certaines contrées.

Au-delà du simple plaisir acoustique, les programmes de recherche, concrétisés par les concerts, sont pensés dans une perspective transdisciplinaire afin d'élargir les champs d'investigation et de faire de la musique l'outil privilégié d'une réflexion sur l'histoire des mentalités.

Concert Organum – 14 juillet 2003 – Moissac (crédit photo : Monique Grando et Jean Christophe Candau)

Concert Organum – septembre 2007 – Haguenau (crédit photo : Monique Grando et Jean Christophe Candau)

http://www.organum-cirma.fr/
http://www.naive.fr/artiste_coll.php?id=434

BAGLIS TV, en ligne : Bénévent-L'abbaye: parcours à travers un livre de pierres par Jean Conquet.


" Une église est un instrument précis qui a longueur, largeur, hauteur et contenance bien déterminée, en harmonie avec le ciel et la terre !
Si l' une de ces choses manque où si elle est fausse, ça ne marche pas ! c' est ni plus ni moins comme si on, entrait dans une grange.
Si l' édifice n' est pas placé ou il convient et tourne le dos au courant de ce monde, alors :
- Le pain reste du pain,
- le vin de la piquette,
et les hommes restent des païens!".
H.V.

Texte en haut de l'image :
"Le carré, inscrit dans les absidioles, est 'le module de construction'
de 9 pieds druidiques de côté soit 9 fois 0,31415 ce qui donne 2,8276 mètres de côté."



Chef-d'Oeuvre de géométrie sacrée, l'abbatiale fut construite à la fois sur les Rectangles d'Or et sur le tracé de la Croix Druidique.

(Plan extrait de L'Abbatiale Celto-Chrétienne de Bénévent-l'Abbaye,
Dr Jean Conquet, 2001, p.11
LA VOUIVRE A L'ABBAYE DE BENEVENT (CREUSE)
La Vouivre à Bénevent-L'Abbaye.
(Creuse)
L'actuelle abbaye a été construite au XIe siècle pour accueillir la grande quantité de pèlerins venant là prier les reliques de saint Bathélémy ramenées d'Italie en1028, et tous ceux qui allaient de Vézelay à Saint-Jacques de Compostelle. L'Energie du lieu est si forte qu'elle est encore un lieu où se déroulent de véritables initiations.

L'Abbatiale Celto-Chrétienne (XIe et XIIe siècles).

Les courants énergétiques de la Vouivre sont signalés extérieurement
par des modillons à tête de serpent.

"Un courant d'eau souterrain traverse la première travée de la nef du sud vers le nord en obliquant légèrement vers l'ouest. Ses directions sud et nord sont marquées par deux modillons à tête de serpent, positionnés différemment par rapport aux contreforts, côtés sud et côtés nord de l'église, afin d'indiquer avec précision l'orientation du courant d'eau.
Ce courant sous la terre est la "Vouivre" des Celtes dûment localisé ici par des radiesthésistes ; il explique, à la fois, la position inhabituelle des fonts baptismaux placé à droite sur le courant dans la première travée de la nef, au lieu d'être à gauche en entrant, dans le narthex, ainsi que l'humidité qui montait des quatre piliers de cette travée avant traitement." (p. 6)
Extrait de : Dr Jean Conquet, A propos de l'église de Bénévent :
Des Druides aux Compagnons, 1997.

« Le serpent apparaît sur quatre des six chapiteaux de la chapelle absidiale. C?est le grand symbole de la Lumière créatrice de Vie. C'est le lien qui relie la Terre au Ciel et le Monde Humain au Monde Divin. Il affirme ainsi l?Unité de la Création tout entière et que tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »
Dr Jean Conquet, Ibidem, p. 37.

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-5566784.html

Secrets cachés? Mystères cryptés? Les églises médiévales seraient-elles des livres de pierre conçus pour transmettre les enseignements secrets des mystiques du Moyen Âge?

Aujourd'hui, huit siècles après leur construction, le sujet est toujours aussi brûlant. Alors que les responsables des monuments historiques s'en tiennent à l'histoire de l'art et que les médiévistes s'écartent rarement de l'histoire politique, les ésotéristes élaborent, eux, de nouvelles théories. L'église de Bénévent-l'abbaye ne déroge pas à la règle. Bâtie au coeur d'un village de la Creuse (dans le Limousin), elle s'architecture autour du modèle de la croix celtique des païens. En outre, elle suit les courants d'eau, les courants magnétiques et l'axe des lever et coucher de soleil au solstice. Véritable bijou de l'art roman, elle reflète symboliquement, dans de nouvelles dimensions, le cosmos, avance le Dc Conquet; elle est le miroir de l'homme qui, porté par l'esprit, se situe à la croisée du ciel et de la terre. Quelle est la voie que nous révèle l'église de Bénévent? Dans quelle aventure invite-t-elle l'homme moderne à s'engager? Réponse dans ce reportage de 50 minutes qui empreinte les chemins des anciens

http://www.baglis.tv



L' Abbaye-Bénévent, la naissance :

"Avec le consentement volontaire de notre évêque Gui [de Laron], nous accordons aux religieux Raimond et Boson, ainsi qu'à leurs compagnons, un lieu convenant à la construction d'une église pour le service de Dieu. Ce lieu est situé dans une dépendance de notre domaine [de Salagnac] ordinairement appelé Segunzolas (Sigoulet ?). Nous leurs donnons, ainsi qu'à ceux qui construirons l'église pour vivre et pour subvenir aux besoins de tous les frères, [...] une part des bénéfices de notre domaine : trois manses (fermes) près de Segunzolas, une manse près de Sauzet [...], ainsi que la borderie des Combes".

Ce texte rédigé le 8 novembre 1080, par le chapitre des chanoines de la cathédrale de Limoges, est l'extrait d'acte de naissance de l'abbaye de Bénévent. Bernard Gui, historien dominicain du XIVème siècle, écrira: "Le lieu fut changé de nom et prit celui de Benevento en Italie, d'où venaient les reliques de Saint Barthélémy déposées dans son église". Dès 1105, une lettre du Pape emploie le nom de Bénévent pour parler du monastère.

La possession des reliques d'un apôtre et sa situation sur la route de Saint Jacques de Compostelle, vont contribuer au développement et à l'enrichissement du monastère. La magnifique église que nous connaissons encore aujourd'hui est construite en quelques années (1120-1150), ce qui suppose des richesses considérables.

Très vite, un bourg se forme autour du monastère. A une date impossible à préciser, il devient assez important pour être érigé en paroisse indépendante de Salagnac (voir Le Grand Bourg) alimentant, s'il en était besoin, une querelle de clocher, bientôt millénaire (l'abbaye contre le château, les riches contre les pauvres, la ville contre les champs, ...); ne disait-on pas au Grand Bourg: "De Bénévent, ni bon vent, ni bonnes gens" !

L'église et l'abbaye.

L'abbatiale est un superbe exemple de style "roman limousin" avec ses collatéraux étroit et sa lanterne octogonale à la croisée du transept. Lors de la restauration de 1873, l'architecte Abadie, crut bon de remplacer le clocher par un cône préfigurant les dômes du Sacré-Coeur de Paris dont il fut, également, le bâtisseur. Une récente restauration a coiffé le cône d'une charpente couverte de bardeaux, plus proche du style roman.

Les pèlerins revenant de Saint Jacques de Compostelle ont certainement inspiré le style hispano-arabe du portail polylobé.

L'intérieur de l'église est remarquable par sa décoration; les quarante-quatre chapiteaux sont de pures merveilles de l'art roman. Leur mystérieuse et remarquable inspiration, ainsi que la symbolique de l'orientation de l'église (dans la direction du soleil levant le 24 août, jour de la Saint Bathélémy) ont été décodées par le Docteur Jean Conquet et décrites dans un opuscule disponible à l'Office de Tourisme ("Bénévent l'Abbaye", Editions Verso). L'auteur y décrypte l'harmonieuse architecture de l'abbatiale basée sur l'usage du nombre d'or si cher aux compagnons bâtisseurs du Moyen Age.

Des restes de sépulture sont visibles dans la branche sud du transept. Il s'agit d'une dalle armoriée qui serait celle de l'abbé de Naillac et du gisant d'Humbert qui fut prieur de l'abbaye.

Du monastère du XIème siècle, il ne reste rien. Modifiée, reconstruite à plusieurs reprises, l'abbaye se limite aujourd'hui à deux bâtiments faisant équerre autour de l'abside de l'église. La porte principale de l'abbaye se trouvait à l'angle de l'équerre ainsi qu'en témoignent les ferrures encore visibles. Les écuries qui joignaient le bâtiment nord-est à l'église ont été détruites en 1873. La construction du bâtiment sud-ouest semble remonter à la fin du XVème siècle. Au vu de la superbe porte d'entrée flamboyante, on peut penser qu'il s'agit là du logis abbatial.

L'emplacement du cloître est sujet à polémique. On sait simplement qu'il fut démoli et comblé en 1726. Il est toutefois raisonnable de penser qu'il se trouvait entre l'extrémité sud-ouest du logis abbatial et le bras sud du transept.

http://www.encreuse.com/communes/23021.htm

lundi 1 décembre 2008

BAGLIS-TV en ligne "La Divine Comédie enluminée" par Jean-Luc Leguay.


Dans la divine comédie, Dante traverse l'enfer et le purgatoire en quête du paradis où l'attend Béatrice. Adepte des Fidèles d'Amour, il poursuit son chemin grâce à l'amour qui doit le conduire au sommet de lui-même et lui permettre d'accéder au plus haut degré de l'initiation. La femme, qui apparaît ici comme l'âme de l'homme, devient alors le guide du voyage qui mène au salut et à la sagesse. C'est ainsi que Dante est conduit par sa bien-aimée vers l'unité originelle, vers le divin. Si l'image est le reflet naturel ou artificiel, tangible ou conceptuel, de la réalité, elle est également un outil de connaissance.

Dans la divine comédie de Dante, enluminée par Jean-Luc Leguay, elle est un véritable support de méditation, apte à nous guider à travers l'enfer, le purgatoire et le paradis, et à nous mener au plus profond de nous-même.

L'enluminure est ainsi la clé qui permet d'accéder au sens caché de l'oeuvre et de comprendre "la doctrine de ces vers étranges".

Quelle est l'apport des différentes enluminures au texte du maître florentin? Quel éclairage nouveau apporte-t-il?

Telles sont les questions auxquelles répond Jean-Luc Leguay dans cet exposé de 66 minutes.

http://www.baglis.tv/index.php?/content/view/304/48/